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St Vincent, Botanique, 7/12/2007

samedi 8 décembre 2007, par Marc

Marry me Annie


Ca y est, l’année musicale est presque finie. On va maintenant réécouter (presque) tout, ratrapper ce qui peut encore l’être, faire le nécessaire effort de mémoire pour trier ce que nos petits neurones devront retenir de la cuvée 2007.

Le dernier concert sera-t-il l’ultime corvée ou l’apothéose d’un cru exceptionnel ? La seconde option sera choisie comme on le verra. Ne pas manquer la première partie était le conseil que j’avais reçu. C’est donc à temps que je suis arrivé pour voir la prestation de Windmill. Dans une formation réduite à deux membres (piano-voix et batterie), les Anglais ont laissé le charme de leur écriture inspirée et souvent drôle opérer. Une improvisation sur une histoire d’un des musiciens de Saint-Vincent, une bonne reprise du Start A War de The National plus tard, on a pu apprécier la bonne humeur dispensée. La voix du chanteur se révèlerait sans doute un peu usante sur le long terme, mais dans le cadre de ce mini-concert, tout fonctionne.

Le plat de résistance arrive alors. J’avais aimé le Marry Me sorti cette année. Les talents de composition, d’arrangement et la justesse d’interrétation font que Annie Clark est un des grands talents du moment. Et sur scène, mes amis, c’est encore beaucoup mieux. Les titres qui semblent un peu ampoulés sont comme libérés. Land Mines ou All My Stars Aligned par exemple se révèlent d’imparables compositions alors que l’interprétation sur disque montrait des traces de sucre. Quant aux morceaux plus aventureux, ils sont d’une puissance rare. Les musiciens dont elle s’est entouré sont d’un excellent niveau et la présence du violon est un vrai plus. Et puis il y a le charme de ce petit bout de femme qui se donne entièrement à son art, à son public. Le charisme tout en retenue marche en plein, atteignant son paroxysme sur ses ’Merci’ fondants.

Et puis elle se saisit du piano, remerciant le public en chantant, flattant notre acceuil et notre nourriture face à celle des Anglais. Facile sans doute, mais ce n’est qu’une rampe de lancement pour un Marry Me émouvant. Car elle sait se faire touchante aussi, quand elle ne laisse pas son enthousiasme déchainer ses doigts sur sa guitare.

Mais encore une fois il fallait que ça se termine. C’est toute seule qu’elle revient pour interpréter un inoubliable These Days (morceau de Nico à l’origine). Le silence du public est tel qu’on entend le son des cordes de la guitare électrique non amplifiée quand elle s’accorde. Les réactions unanimes à la sortie ne laissent pas de doute là-dessus : tout le monde est conquis. Elle reviendra une seconde fois, pour un blues enragé prouvant ses origines Texanes.

J’hésite souvent avant d’écrire une relation de concert aussi enflammée. Mais bon, St. Vincent nous a donné la preuve qu’on a raison d’aller voir des concerts, de vérifier en direct les intuitions qui naissent de l’écoute d’un album. Ce fut une trés grande année. Ce fut une très grande soirée.

Article écrit par Marc

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