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Scout Niblett + Marissa Nadler, Nuits Botanique, 08/05/2008

vendredi 9 mai 2008, par Marc

Les femmes s’en mêlent


Il n’y a pas que les serments d’ivrognes. Il y a aussi les promesses qu’on se fait sans témoin et à jeun. Par exemple, celle de relater tous mes concerts de l’année. Avec les Nuits Botanique et quatre jours d’affilée, je vais être servi.

Mais loin de moi l’idée de trop me plaindre, voir tous ces artistes est et reste un plaisir. Mon festival commencera donc par la soirée "Les femmes s’en mêlent". Le public est un peu en retard au moment où commence la prestation d’Auryn. Le temps absolument inespéré en est la pricncipale raison. Et ça commence fort, A Capella, avec un halo bleu. L’ambiance est installée et continuera seule au piano puis rejointe par deux comparses, à la contrebasse et au violoncelle. Je mentirais si je disais que tout m’est resté dans l’oreille, c’est d’ailleurs tout le contraire, mais l’enregistrement de son album est bouclé depuis la veille et on jettera une oreille là-dessus. Les talents du pays sont à surveiller. Car il y a du potentiel là-dessous et la voix est jolie.

Jolie est encore trop faible comme mot pour l’organe de Marissa Nadler. Depuis deux albums, l’Américaine m’a en effet envouté par son timbre angélique et ses compositions intemporelles. Il faut deux morceaux pour que la sauce prenne mais dès Dying Breed la magie opère. Mexican Summer doit être réarrangé pour la seule combinaison guitare acoustique/voix et ça marche aussi. L’émotion est palpable sur un Sylvia d’une intensité folle qui me chatouille encore au moment de coucher ces lignes. Evidemment, je peux comprendre que si on n’est pas familier de cet univers d’apparence recueilli mais traversé de tombes l’impression peut être uniforme mais pour moi, Days Of Rum, Anabelle Lee ou Diamond Heart sont imparables. Le public saura aussi monter d’un cran dans l’accueil aux morceaux. J’étais venu pour elle et je ne suis vraiment pas déçu. Il y a des morceaux ici si vous êtes curieux.

Dans cette optique, Scout Niblett apparaissait comme du pur bonus. Et ç le fut. Evoluant dans un registre différent des deux qui ont précédé, c’est avec une guitare électrique qu’Emma Louise Niblett (son nom dans la vraie vie) nous cueille. Accompagnée d’un seul batteur, elle maintiendra le cap d’un garage-folk (et une nouvelle-étiquette, une...) enlevé qui a le mérite d’une intensité supérieure et de la finesse d’écriture. Toute seule (par exemple quand le batteur casse un snare) ou appuyée par une rythmique fort basique, ce bout de femme envoie. Certes, la variété n’est pas toujours au rendez-vous mais il faut reconnaitre que les bouts de mélodie qui soutiennent les morceaux sont uniformément réussis. Et la tension, qui vient de la maitrise du contraste entre la douceur et la violence. J’ai encore en mémoire le souvenir vif d’un Wolfie déchirant. Pas à dire, c’est une découverte.

Le festival est lancé pour de bon. A très bientôt pour de nouvelles aventures.

D’autres images sont disponibles ici :

http://picasaweb.google.be/marc.mineur/NuitsBotaniqueScoutNiblettMarissaNadler

Article écrit par Marc

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