Accueil du site > Musique > Concerts > A Place To Bury Strangers, Botanique, 28/05/2008

A Place To Bury Strangers, Botanique, 28/05/2008

mercredi 28 mai 2008, par Marc

Double bang


Après la seconde guerre mondiale, la question qui a tenu le monde de l’aéronautique en haleine, c’était celle qui se demandait ce qu’il y avait de l’autre côté du mur du son. Chuck Yeager est arrivé et on a su. En musique, il y a quelques années qu’on sait qu’on peut trouver des chansons au-delà du mur du son. C’est dans ces zones-là que se situe A Place To Bury Strangers.

Leur album m’ayant impressionné par son jusqu’au boutisme, il est normal que je veuille assister à l’expérience que devait constituer un concert de ces lascars. C’est dans un Witloof bar à moitié rempli que les trois lascars (oui, tant de bruit à trois) se produisaient. La salle, une sorte de cave voutée en dessous du Botanique, se prêtait bien à ces délires sonores.

Dès le départ, on réalise que ceux qui n’ont pas pris la précaution de prendre des bouchons rejoindront sous peu le monde du silence. Car le guitariste, fournisseur de pédales d’effets pour une partie de la première division américaine (Tv On The Radio, Wilco,...) est un spécialiste du vrombissement. Qui ne se met en place que lentement. On devine To Fix The Gash In Your Head, noyé sous le son et à la batterie pas encore en place. Plus de peur que de mal, le meilleur est encore à venir. On n’a pas encore eu droit à la guitare (une vieille Fender Jaguar) se faire secouer dans tous les sens. La distorsion rend lourde à souhait la balade (tout est relatif) The Falling Sun. Mais les deux meilleurs morceaux restent I’ve Lived My Life to Stand in the Shadow of Your Heart qui lance véritablement les hostilités et une version tendue et allongée de Don’t Think Lover qui offre à la section rythmique l’occasion de voir de quel bois elle se chauffe. Les effets remplissent l’espace, le stroboscope donne au tout un aspect épileptique, on est envoutés, véritablement.

Voilà, en trois quarts d’heure, tout est emballé. Pas de fioriture, pas un mot au public, pas de gras, pas de temps mort. On a eu la confirmation qu’A Place To Bury Strangers arrive parfaitement à transmettre son intransigeance sur scène. Le son se sculpte, je viens d’y assister...

http://picasaweb.google.be/marc.mineur/APlaceToBuryStrangers

Article écrit par Marc

Share on Facebook

Répondre à cet article

1 Message

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0