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Moloko : Statues

mardi 8 août 2006, par Marc


C’est le hasard qui m’a fait voir ce groupe en concert. Sans quoi j’aurais juste prêté une oreille polie à leurs singles qui passent à la radio. Mais voilà, la performance était simplement soufflante d’énergie, de folie (Roisin Murphy n’est pas exactement ce qu’il est convenu d’appeler une autiste) et de complicité avec un public en grande forme. La découverte de versions longues en live m’a confirmé la constance de ces prestations. Car on ne donnait pas cher de Moloko.

De duo (la chanteuse plus Mark Brydon) tendance trip-hop (dans l’acception plus bristolienne, avant que le terme ne glisse de sens puis tombe en désuétude) en reprises discoïdes qui ont assis leur notoriété, on les voyait tomber dans ce qu’on désigne pudiquement sous le terme de variété internationale, à savoir les valeurs sûres et sans frontières des casse-bonbons radiophoniques. Le premier single (Familiar Feeling) aurait pourtant pu nous mettre la puce à l’oreille. Mais bon, la pop chic (une de leurs influences plus que probablement) et lisse atteint ici une qualité rare. Les morceaux moins immédiatement dansants (La plage titulaire par exemple) donnent une idée des talents vocaux de la belle (elle l’est plus que sa grimace éthylique de la pochette).

C’est sur un morceau comme Forever More que la dualité éclate au grand jour. Morceau de dance sans doute, le final (encore plus dans les démesurées versions live) nous fait entrevoir la complexité sous-jacente à cette légèreté. Ce pourrait être l’album qui décomplexe une certaine forme de pop-dance, qui ne laisse de répit à nos souliers mais qu’on peut écouter à jeun aussi, rare qualité en ces musiques ’d’ambiance’. A savourer pour les perles de The only ones et le morceau final. Sooo chic. Une de mes meilleures surprises de 2003 certainement. (M.)

Article écrit par Marc

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