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The Rapture : Echoes

mardi 8 août 2006, par Marc


Aborder une chronique d’un album non seulement récent mais de plus ’hype’ est un exercice périlleux à plus d’un titre : Et si je me laissais emporter par la mode ? Cet article survivra-t-il à l’année ? Dans ce cas, me direz-vous, je pourrais aussi bien l’enlever du site (approche par la toute-puissance webmasterienne) ou encore le garder comme exemple de manque de discernement (approche plus sadomasochiste). Mais bon voilà : les ingrédients de cet album comprennent à la fois ce qui réjouit l’oreille avide de nouveauté et ce qui rassure celui qui a déjà entendu un album rock dans sa vie. Nous sommes en 2003. New-York est remis au centre des préoccupations musicales, comme avant. Blondie ressort un album inutile en présentant des images d’une Debbie Harry décatie (en forme d’avertissement pour ses jeunes collègues qui doivent entretenir leur corps ?) en même temps que cette bande de jeunes (je suppose qu’ils sont jeunes, la biographie des artistes m’importe de toute faon peu) ressort ce qui a pu faire bouger des millions de fesses.

Car ce qui frappe, c’est tout d’abord un très grande énergie. De celle qui font bouger toutes les jambes en état de marche (gag). En se présentant comme les gardiens du temple rock ’n roll, ils perpétuent une tradition venue du punk. Ou de plus loin (les Stooges pour l’intensité enfiévrée d’une voix évoquant parfois The Cure) ou de leurs rejetons (on pense plus souvent à certains The Clash ou P.I.L. voire TC Matic pour les plus patriotes). Cet album, loin de la citation simple des références susmentionnées, donne une bouffée d’air frais. Oui, il est encore possible de faire ça. C’est à dire éviter les pièges du passéisme et du rock de jeunes calibré FM. On en redemande. (M.)

Article écrit par Marc

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