vendredi 9 janvier 2009

La mélancolie des oiseaux
Encore une découverte via Listen2fight.com Les deux groupes de cette dernière battle de 2008 par ToX m’ont bien tapé dans l’oreille, mais c’est le premier des deux protagonistes dont un album complet me tombe sous la main, donc qui bénéficie d’une critique complète en bonne et due forme. Autumn Picture, on en reparlera plus que probablement.
Dust Storm, le morceau proposé sur le site est d’ailleurs présenté d’emblée, comme ça c’est fait. On est tout de suite en terrain connu finalement, avec un petit je-ne-sais-quoi de réverbération sur le master, ce qui rend le tout un peu évanescent, un rien irréel. Des accords identiques comme une ritournelle, des insertions discrètes de guitare en liberté, et un chant un peu désabusé, voilà ce qu’on entendra jusqu’à la consommation de cet album.
Dans les bons morceaux fonctionnant sur le procédé, il y a surtout Half Sleep et When, même si mon morceau préféré est Joy, son électricité, ses arpèges qui montent, son côté noisy vite tempéré. Du grand moment. Et puis cette phrase répétée « What a joy to be alive » avec une intonation qui semble indiquer tout le contraire.
Il y a de la personnalité là -dedans, et tous ceux qui aiment la mélancolie indie mais pas la sècheresse vont aimer ceci et ces tapis sonores de haute volée toujours plus complexes à mesure qu’on les écoute. Ils peuvent même se lancer dans un exercice plus bruitiste un brin répétitif (Baby) qui peine à se hisser au niveau d’un The Notwist des grands jours.
Entre les deux, des morceaux plus électriques tiennent la route mieux que bien (Dictator). Dans ce contexte, les morceaux les plus marquants sont ceux qui s’animent un peu comme Spear qui était déjà à l’arrêt un des meilleurs. Arrivé le dernier Crow, l’impression d’avoir entendu le morceau en cours de chemin m’a étreint. Ce n’était pas le cas, mais le procédé d’un son lancinant (guitares monocordes, arpège en boucle) et d’une mélodie répétitive perd son côté charmant sur la longueur de l’album. Trop de délicatesse tue sans doute la délicatesse et sept minutes, dans ce contexte, c’est trop long. Mais ce ne sont que détails. De plus, il suffit d’y être disposé pour que ça passe tout seul.
Les plus patriotes seront sans doute tentés de dégainer Girls In Hawa௠pour ne pas se sentir perdus. Et, comme chaque fois que les Brabançons me viennent en tête, j’ai préféré ceci. Vous savez ce qui vous reste à faire, surtout que la voix ici est un peu moins « typée » (euphémisme politiquement correct).
Sans doute un peu trop uniformément tristoune pour vraiment m’emballer tout le temps, la musique de Seagull (la riposte ornithologique aussie à Shearwater ?) présente des qualités telles qu’elle ne pourra que plaire aux amateurs de jolies choses un peu mélancoliques. La délicatesse, la finesse devrait dans un monde bien fait leur ouvrir toutes grandes les portes d’un succès d’estime.
Seedhead marque le retour d’un artiste qui nous avait envoûté il y a un petit temps déjà et rappelle pourquoi on avait tant aimé ça. Le ton est encore plus apaisé encore, renforçant cette impression de distance, suscitant une envie d’abandon. Portées par une belle voix, les morceaux sont lents, un peu répétitifs, comme une mélopée lancinante. C’est l’impression d’ensemble qui prime tant la (…)
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Une fois atteinte la balise du blues acoustique le plus dépouillé de Fink’s Sunday Night Blues Club, Vol. 1, il était revenu à des (…)
En plus d’être remarquablement achalandé (Maxwell Farrington & Le Super Homard, The Apartments, Feldup, Raoul Vignal, GRIVE, Stéphane Milochévitch, Nadine Khouri...), Talitres a le bon goût d’envoyer ses albums bien en avance. Donc on a beaucoup de temps pour s’en imprégner sans être pressé par l’actualité. Et souvent, c’est au bénéfice des artistes. Spécialement dans le cas du duo mixte (…)
On ne maintient pas ce genre de classement, mais il est clair que certains artistes ont toujours eu la cote et ont empilé les étoiles ici. Ce huitième album (c’est le ’Op.8 dans le titre) de The Wooden Wolf ne va pas refroidir notre enthousiasme à son égard comme on va le voir.
Et ça attaque dès Flutter qui signe des retrouvailles tellement précieuses. Le fantôme d’Eliott Smith, voire celui (…)
Le premier album de l’Autrichien Jungstötter reste une des valeurs sûres vers lesquelles on revient année après année. Dans le sillage d’un Patrick Wolf ou d’une Soap&Skin dont il avait assuré les premières parties, il est une des valeurs sûres de notre discothèque (aussi virtuelle soit-elle). On avait senti dès les second album que les envies de Fabian Alstötter avaient changé et celui-ci (…)
Il faut sans doute être d’un certain à¢ge pour le reconnaitre mais Moby a été un passeur, un de ces artistes qui ont montré aux amateurs de rock ce qui se cachait derrière le voile electro. Je vous parle d’un temps d’avant un carton planétaire. Mais cette veine n’est qu’une des lignes de force d’une imposante discographie.
On ne va donc pas tenter de résumer les 22 albums précédents. Surtout (…)
Phoebe Bridgers est une figure tutélaire assez imposante dans le landerneau des musiques apaisées. Certes, elle est elle-même moins omniprésente que dans un passé récent, mais son ombre plane sur énormément de projets, de Benni à Searows dont on découvre un second album après un EP qui nous avait bien tapé dans l’oreille.
Ceci est plus sombre peut-être, peut se poser en chainon manquant (…)
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