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White Lies - To Lose my life

jeudi 12 février 2009, par Fred

Nouvelle fournée de post-punk


Tout est parti de la lecture de NME et plus particulièrement de la critique élogieuse de ce White Lies. Une règle importante en ce qui concerne la lecture du NME : toujours se méfier de leur avis sur les groupes anglais : La tendance générale étant au superlatif et à la génération spontanée de buzz autour des albums britaniques. Remarquez les médias belges ne sont pas mal non plus.

Le méfiance est donc de rigueur.

Les White Lies comme vous l’aurez compris sont donc un groupe de jeunes anglais, de West London. Officiant précédemment sous le nom de Fear of flying, dans un registre très pop, Il décident en 2007 de changer de style et de nom (à la façon de Kaizer Chiefs) et sortent aujourd’hui To Lose my life, leur premier album. Leur nouveau son emprunte énormement au post-punk des 80’s, tendance cold wave. Et bien que nombreux soient ceux qui les comparent à Joy Division, leur son est bien plus proche de Sam’s Town de The Killers que de Closer.
De leur propre aveux d’ailleurs, ils ne les ont découverts que récemment, ayant plutôt Interpol comme référence...

Sur To loose my live, le single , une basse ronflante et un batterie piquée à Muse se siègent sur le couplet avant de s’emballer sur le refrain. Ca rapelle furieusement an Honest Mistake de The Bravery. Ca marche donc forcément !

Sur Death, le groupe maintien une belle tension et joue d’intensité, de rythme, de débit. La voix assure quant à elle une belle présence sur la première partie, plus sombre, que vient éclaircir un clavier à la Vampire Weekend.

En musique comme en peinture, les copistes obtiennent des mélanges intéressants à partir de matières connues. C’est le cas sur E.S.T. : Cette rythmique catchy, ce son immense et ces chorus de synthés déliés des plus vintages, présentent un alchimie étrange : une sorte d’Interpol distordu, soutenu par des notes étherées (voir video ci-dessous).

Autres moments intéressants, From Stars avec cette construction lyrique agrémentées de violons. Ainsi que A place to Hide, qui fera à la fois penser à Joy division (basse et claviers du couplet) avant d’évoquer à Jenny was a friend of mine, probablement par le voix de McVeigh.

Plus loin, Farewell to the fairground présente un son plus fin que le reste de l’abum. Ca marche aussi, c’est plus digeste aussi.

Car, en effet, le principal reproche ira à la production qui apparait comme trop lisse, trop asceptisée. Combinée à cette volonté d’avoir un son immense, ça tend à rendre le tout claustrophobique, et voir indigeste...

De plus le parti pris de faire du post-punk dark - très à la mode ces derniers temps - fait que quand ça marche, on a l’étrange impression d’avoir déjà entendu ça des dixaines de fois (Interpol, The Bravery, The Editors pour ne citer qu’eux).
Et quand ça ne prend pas, c’est malheuresement plat et juste inintéressant (Nothing to give) : Il ne se passe grosso modo rien au niveau des émotions.
Dans ce style, ce sont les morceaux downtempo qui présentent la véritable difficulté. Là où, un Tom Smith leur apporte de émotion et sensibilité, et où Ian Curtis les hantaient de ses doutes et ses angoisses, McVeigh semble s’époumoner et s’ennuier sur des synthés bien gras (Fifty on Our Forehead).

Ne vous laisser donc pas flouer par le produit, car ce n’est en rien la succession de Joy Division annoncée par les médias : c’est juste de la pop à la sauce post-punk neogothique. Et malgré des parties supposement introspectives sonnant creux, ce recyclage est toutefois de bonne qualité lorsque le rythme s’élève. Ce n’est finalement pas une mauvaise surprise.

Une vidéo afin que vous jugiez par vous même avant de nous livrer vos commentaires :

Article écrit par Fred

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