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Spektre - Live at Glade

jeudi 25 juin 2009, par Seb

Pas si minimal que ça...


La Grande-Bretagne n’est pas réputée pour ces producteurs minimaux. Paul Maddox et Filthy Rich s’attaquent néanmoins aux foules avec leur performance Live at Glade. Ils y balancent une techno-minimale sans concession. Mettons de côté les expérimentations mentales et autres recherches sonores (parfois vaines) qui hantent les bacs, les anglais vont à l’essentiel : faire bouger les foules. Ce live est clairement destiné au rave ou autre rassemblement atteignant une certaine masse critique.

Les beats sont très affutés et le tempo assez rapide pour une fois. Dès l’introduction, l’ambiance est catchy et joyeuse dans le style neo-trance. Haze débarque et l’ambiance minimale prend le dessus. Les mélodies s’estompent et des percussions ciselées s’emballent. Les constructions sont assez variées et ponctuées de glitchs bien placés qui évitent l’ennui. Par la suite les moments de répits seront rares mais néanmoins bienvenus.

Privilège du format live, l’album est continu et permet d’installer progressivement une ambiance imparable et surtout difficilement reproductible sur un album au format classique. C’est assez rare pour être souligné car j’avoue être lassé des ces sorties presque inutiles qui sentent souvent le remplissage. Ici, les tracks s’enchaînent de façon fluide et cohérente.

La deuxième partie est plus dark et perdra sans doute son lot d’auditeurs. Les fidèles atteindront sans peine la clôture avec A Shadow Unfolds et A Glimpse Outside nettement orienté rave. les grosses mélodies à quatre notes ressortent et allègent l’atmosphère. Les nappes ne sont pas en reste. C’est un peu facile et bourrin comparé au reste, ca tape clairement dans le registre rave mais néanmoins acceptable pour terminer (la foule).

Spektre nous délivre ici un très bon live qui rend à merveille l’ambiance qui peut se dégager lors d’une telle prestation. C’est assez varié dans le style. Les sorties de ce genre sont rares alors profitez-en !

Myspace

Article Ecrit par Seb

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