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Les Ardentes, Jour 3, 11/07/2009

vendredi 17 juillet 2009, par Fred

Diversifions


Troisième jour de festival, et les jambes commencent déjà à se rappeler des deux journées précédentes.

Premier contact avec la main stage où un beau soleil accueille la prestation de Art Brut, Les anglais livrent un show carré, cohérent et dynamique. Évidemment un second album au niveau du premier aurait ajouté à la liste de chansons marquantes, mais ça ne gache pas notre plaisir. Eddie Argos cabotine entre les morceaux et tente de trouver une suite logique à sa tracklist. La fosse liégeoise semble décidément attirer les artistes car comme Beth Ditto la veille et d’autres plus tard dans la journée, Eddie la visite et y interpréter une version étendue de Modern Art.

Bien mis en jambe par les anglais, on recule pour s’assoir, se rafraichir et écouter distraitement les belges de Triggerfinger. Leur hard rock évoque les années 70 : tout d’abord Led Zep puis une fois que la pédale disto est engagée, c’est plutôt Deep Purple.
Mais malgré les éloges couchées sur papier dans le carnet de route du festival (mais qui écrt ces trucs ?), ça ne transpire pas les émotions et ça semble se chercher. Next ! Yoav s’avance seul sur la main stage armé de sa seule guitare et d’un jam man. Il samplera donc tout en live, des percus sur la caisse, aux harmoniques avant d’entamer chacune des chansons. C’est une performance impressionnante mais ça ne nous bouleverse malheureusement pas. Probablement trop de testostérone dans les veines et un chromosome Y en trop, pour être transporté par ce beau brun....

Allez, il est temps de voir ce qui se passe du côté de la programmation électro. Direction l’Aquarium pour y écouter le français Joakim. Les producteur électros cachés derrière un mac ne sont certes pas les artistes les plus expressifs, mais dans le cas de Joakim, cette état s’est propagé à l’ensemble du groupe (guitare, basse, batterie) qui l’accompagne. Le charisme est dans le rouge. Les 4 acteurs de ce show semblant ne pas vouloir déranger le public, nous passons notre chemin après quelques morceaux.

Il est déjà l’heure de la piqure de rappel de Punk de ce festival, Peaches. Après des collaboration avec Iggy Pop et des chansons provoc, on me l’avait dit calmée. Et bien, qu’est ce ue ça devait être avant ! Elle et son groupe assurent le spectacle que ce soit en apparaissant sur scène déguisés en catcheur, en s’effeuillant ou en traversant la foule pour aller hurler sur la tour sono. Musicalement, ça ronfle pas mal.
On ricane tout de même quand la blonde en guépière prend la guitare pour nous faire un solo scolaire et sans spontanéité, mais dans l’ensemble l’énergie attendue se dégage de la prestation. Après on aime ou on aime pas le style et le côté provocateur ...

Même scène, autre artiste atypique, Tricky est beaucoup de chose mais n’est certainement pas un grand chanteur. Mais bon, la choriste est là pour ça. Par contre c’est un fouteur de merde qui après plusieurs minutes de discussion avec son claviériste s’éclipse de la scène... pour réapparaitre dans le public et traverser la fosse en donnant des accolades.

On trouve évidemment le courage de tout retraverser pour aller écouter Amon Tobin. Le brésilien ouvre son set avec ces premiers amours Drum and Bass. Etant plus habitués aux recherches d’un Folley Room, on craint une seconde de s’être trompé dans l’horaire. On est bien vite rassurer par la suite qui abandonne le battage de fouet mécanique pour des rythmiques plus travaillées tout en reprenant quelques éléments Drum and Bass. La maîtrise est patent et on laisse aller nos jambes avec le son.

La justice ayant eu le dernier mot, c’est sans Joe Starr que Kool Shen a décidé d’honorer sa tournée. On l’en remercie et on salue sa prestation qui arrive a faire oublier cette absence. Mais il n’est pas seul ; il est rejoint à plusieurs reprises par de guests C’est bien le tout haut du panier hip hop qui prend d’assaut la scène et qui lâche les bombes de son répertoire. Ca force le respect.

Le dernier acte de cette journée sera animé par Magnus. D’entrée de jeu, Tom nous annonce qu’un nouvel album va sortir, ce qui répond à nos questions sur la raison de leur présence. On les avait déjà vu en DJ set au Pukkelpop, et la configuration est ici fort semblable. Tom Barman, en grande forme, agrémente de ces vocaux de véritable tueries électro sélectionnées par sieur CJ Boland. Ça ne fait pas dans la finesse, c’est même parfaitement bourrin, mais c’est ce qu’il nous faut à cette heure tardive. On déguste la disto, on sourit des lignes de Barman et quand celui-ci appelle le public à envahir la scène , on se dit que ce mec est un véritable phénomène, un prophète en son pays.

3h, C’en est assez pour moi ! mission accomplie.

[Art Brut]

[Yoav]

[Peaches]

[Tricky]


[Kool Shen]


[Magnus]

Article écrit par Fred

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