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Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009

mardi 25 août 2009, par Marc

Hot ! Hot ! Hot !


Pour clôturer une saison des festivals assez chiche (deux jours des Ardentes et basta), quoi de mieux qu’un bon vieux Pulkkelpop ? C’est en effet souvent dans les plaines du Limbourg que convergent tant de groupes qu’on aime. C’est encore une fois là qu’on a pu voir ou revoir en direct ce qui passe si souvent dans nos oreilles. Première chose, cette édition a été la plus ensoleillée à laquelle j’aie assisté. Mais le premier jour fut vraiment infernal. La fille prise d’un malaise devant nous dans la file est sans doute du même avis. Rassurez-vous, la croix flamande veille au grain.

Une arrivée ralentie nous a permis de ne voir que la fin du set de Ghinzu. Pas à dire, ils ont bien la carrure pour jouer sur la grande scène, et à une heure plus tardive que cette torride mise en bouche. Le son est puissant, les titres claquent. Ce groupe a retrouvé la forme après les trop longs atermoiements entre les deux albums.

On traverse alors la grande plaine pour découvrir en primeur ce qui sera sur le premier album des Golden Silvers. Et on en reparlera. C’est le type de groupe qui sera chez nos amis Anglais le groupe du siècle du mois de septembre. Ils ont plein d’atouts pour ça, une manière de mêler des mélodies délicieusement gnangnan et un vrai groove et un line-up clavier-basse-batterie qui fonctionne. On note que leur production s’appellera True Romance et on prend rendez-vous.

Il faut écouter les conseils des gens qui savant. Et c’est vrai que l’album de Jon Hopkins dont Seb nous a dit tant de bien regorge de bonnes choses. Et dans le château surchauffé, l’Anglais nous a livré un live long à monter mais qui a eu l’heur de convaincre tout le monde présent. Ça balance plus que sur album, mais la volonté de ne pas lasser l’amène a faire varier ses morceaux trop souvent. C’est la rançon de trop de talent et de trop d’idées sans doute. Car ce garçon est un des compositeurs électroniques les plus marquants de l’année.

Ce jeudi est de loin la plus alléchante sur le papier. Dans les faits, ça s’est vérifié en tous cas. Après l’électro haut de gamme, quelques mètres seulement nous séparaient de l’intimité d’un Bon Iver. Après avoir composé son superbe For Emma Forever Ago tout seul, c’est tout un groupe qui se retrouve sur scène. Et l’électricité convient fort bien à ces compositions finalement qui plaisent visiblement énormément à un public conquis d’avance. Si l’intimité se fait moins présente, le ton correspond bien à un festival.

On enchainera avec un autre groupe présent dans mes classements de l’année passée. Le folk vivifiant de Port O’ Brien se jouait au château toujours aussi moite. Le groupe qui de son propre aveu jouait pour la première fois en short a laissé une bonne impression. Malgré une guitariste et occasionnellement chanteuse au charisme problématique, ils nous ont donné un aperçu de leur album à venir, en l’entrelardant d’extraits d’All We Could Do Was Sing. C’est d’ailleurs sur ce morceau qu’ils nous quittent. On retiendra également un tout bon Fisherman’s Son. Sans doute pas la prestation de la journée mais un bon moment.

Même si je lui dois un des moments les plus intenses de l’année à la Rotonde et si son album sera immanquablement haut dans le classement de l’année, j’appréhendais un peu le concert de Soap & Skin. Mais Anna ne s’est pas laissé impressionner. Malgré un son qui étouffe un peu son piano, les morceaux distillent quand même leur tellement délectable poison. On la reverra avec beaucoup de plaisir à l’AB à l’automne. Un plaisir pareil ne demande qu’à être renouvelé. C’est comme le train fantôme. On a eu peur (oui, son regard est terrifiant, le requiem est toujours aussi intense) mais on en redemande.

Bien plus plan-plan est le rock de Wilco. Capable de belles fulgurances de temps à autres, ils peinent à nous passionner dans cette ronde de groupes à la personnalité plus marquée. Par exemple, Andrew Bird est de ces artistes d’exception. Itunes est formel, Noble Beast est l’album que j’ai le plus écouté cet année. D’accord, il est sorti très tôt mais bon, c’est un signe non ? Et puis sur scène, avec Martin Dosh à la batterie (et occasionnellement au clavier en même temps, il faut voire ça) et deux autres comparses, c’est la musique qui prend vie en direct, loop après violon virtuose. Et puis, comme pour encore surenchérir, il a occasionnellement l’habitude d’en remettre un peu. C’est pourquoi on décide d’aller voir du côté du Club où va jouer Grizzly Bear. C’est sans compter sur l’orage qui nous fait rester sous l’abri du château. Ce qui nous donne l’occasion d’encore entendre un Fake Palindromes toujours aussi claquant. L’air se fait plus léger, il est temps de sortir.

Seule critique à cinq étoiles de l’année en cours, Veckatimest de Grizzly Bear doit valoir la peine sur scène. Mais il faut un son correct. Les harmonies sont trop précises, les envolées trop précieuses pour subir ce trop-plein de décibels. Même un Knives ou un Two Weeks enchanteurs sur album y perdent des plumes. Il faut donc partir pour ne pas laisser monter l’amertume. Pour les avoir vus se produire dans de meilleures conditions, il faudra sans doute se rendre au Cirque Royal pour voir ces purs talents dans leur plénitude.

Après tant de noms ronflants, Devotchka semblait presque une pause. Et ce fut plus que ça. Le quatuor de Denver fut au-delà de l’attente. Un violon enlevé pour relever le tout, et les voilà prêts même à reprendre le Venus In Furs du Velvet. Et puis, alors qu’on est tout juste en train de passer un bon moment de musique, deux acrobates prennent possession des airs au milieu de ce Château qu’on n’a jamais autant fréquenté. C’est rare d’être émerveillé et surpris. Alors je profite.

Dans la catégorie de notoriété supérieure se trouve Beirut. Chose étrange, alors que ces albums semblent taillés pour la performance en public, que le mélange de songwriting subtil et de fanfare peut toucher sur album, je ne retrouve que rarement ce frisson sur scène. Et ce d’autant plus que le génial Postcards From Italy est claqué d’entrée de jeu, trop tôt sans doute. Le public est de toute façon conquis, mais Zach Condon et sa bande n’ont sans doute pas donné la plénitude de leur talent.

Ceux qui ont donné leur meilleur il y a un temps déjà, c’est bien Faith No More. Je ne me serais pas attendu à voir leur prestation en entier mais je ne le regrette pas. Alors que Mike Patton a dispensé sa folie dans plein de projets, le voilà de retour dans sa formation qui a eu le plus de succès. Et puis j’étais curieux de voir ce que donnerait Angel Dust, un album que j’ai souvent écouté il y a… heu…plein de temps. Si le groupe connait d’occasionnels ratés, Mike Patton tient une grande forme. C’est lui le point d’attraction de toute façon, grimaçant, éructant ou croonant, on a droit à toute la panoplie. Et tant pis si les morceaux se ressemblent parfois, la puissance, la descente dans le public, le spectacle en un mot sont bien là.

Puissance ? Il faudra inventer un autre mot pour le concert de My Bloody Valentine. De concert il ne sera pas question, les chansons étant noyées dans le gloubiboulga de ce volume insensé. Les chansons elles-mêmes étant plutôt gloubiboulga à l’avance, il faut le dire. Mais ils faisaient ça à la fin des eighties, donc respect. Les gens sans protection grimacent, des bénévoles distribuent des bouchons, mais ces vétérans veulent du terrorisme sonore. Leur influence est énorme mais espérons que les plus jeunes seront plus parcimonieux en décibels. La relève est prête comme on le verra le deuxième jour. Moi qui n’ai jamais pu terminer leur premier album d’une traite et ce ne sera pas cette fois que je bouclerai un de leurs concerts. On ne retiendra de ce concert que le bruit. La musique est perdante dans tous les cas.

On descendra de ses acouphènes avec Zero 7. Ce groupe est un défouloir de producteur. Ce qui nous donne une certaine richesse de sons, mais trop peu d’idées de compositions. N’est pas Moloko qui veut.

Ce fut une belle journée non ? La suite bientôt…

Voir aussi
Jour 2
Jour 3

Article écrit par Marc

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11 Messages de forum

  • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 25 août 2009 13:51

    On a vu à peu près les mêmes choses et je suis plutôt d’accord avec ta chronique. Si je devais en retenir 3, ce serait Grizzly Bear (vu la seconde moitié du concert après m’être enfui de Them Crooked Vultures et c’était splendide), Bon Iver(excellente prestation mais j’ai été un peu décontenancé par le trop-plein d’enthousiasme du public) et Wilco, qui aurait gagné à abréger un peu leur (long) set, qui contenait cependant pas mal de beaux moments.

    Leroy Brown

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  • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 26 août 2009 20:02, par roydanvers

    Bonjour l’ami,
    quel courage, faire trois jour au Pukkelpop et écrire directement un compte rendu si complet !
    Tu dors parfois la nuit ?
    Notre première journée était assez semblable :
    J’ai aimé Ghinzu et je suis tout à fait d’accord avec toi, ils étaient prêts pour la scène principale et même pour un passage beaucoup plus tardif. Je ne suis pourtant pas vraiment fan au départ mais leur prestation fût plus que convaincante.
    J’ai également beaucoup aimé le set de Jon Hopkins. C’était le début du festival, je n’avais pas encore mes repères et j’ai profité pleinement de cette découverte sans même savoir de qui il s’agissait. Ce qui est vraiment un très bon signe, surtout dans ce genre de manifestations où tant d’artistes essayent de se faire remarquer...
    En sortant de là, j’ai également été attiré par Bon Iver version électrique. J’ai commencé à regarder le concert de l’extérieur et peu à peu je me suis retrouvé tout devant. Bel effet magnétique. Il faudrait que je jette une oreille (ou plus) sur le disque.
    Port O’brien, pas mal.
    Je n’ai entendu que la toute fin de Passion pit, difficile de juger.
    J’ai trouvé Soap & Skin épouvantable.
    Puisque Wilco m’ennuie, j’ai profité de ce moment là pour aller faire mon premier tour du côté du Dance Hall pour Zombie Nation. Décevant. A signaler que La Roux n’avait manifestement pas assez de tubes en magasin pour mettre le feu au club plus de 30 minutes (alors que le concert devait en faire 45).
    Le fameux "surprise act" étant un set ennuyeux de guitares à papys, je suis allé écouter Grizzly Bear que j’ai trouvé plein de bonne volonté mais branlant, foutraque.
    Complètement déçu par la molle prestation de Beirut.
    Par contre j’ai adoré la performance de My Bloody Valentine ! Effectivement, ça ne ressemblait pas à un concert mais j’étais posté tout devant et l’expérience était traumatisante, choquante et magnifique.
    Vivement la suite.
    Rdv au 2ème jour !

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  • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 26 août 2009 20:32, par roydanvers

    Jour 2.
    On a failli se croiser quelques fois mais nous n’avons pas toujours suivi le même chemin...
    Voici le mien :
    Arrivé juste à temps pour profiter du set incroyable des belges de Yuko au club. Belle découverte, belle énergie sensible sur scène, je dois me procurer l’album...
    En face, j’ai vraiment apprécié Metric qui méritait bien cette place sur la scène principale. Bien plus de talent et de charisme que les toujours aussi ennuyeux Ting tings qui, malgré des tubes efficaces n’ont pas encore trouvé le moyen de les sublimer en public. Même si il était au rendez-vous (le public).
    Comme My Bloody Valentine m’avait convaincu la veille, je n’ai pas jugé opportun d’aller au Shelter pour A place tu bury strangers, je suis allé au chateau écouter la très bonne performance de Bombay Bicycle Club. Pas non plus transcendant mais mérite le détour.
    En sortant, je suis allé rire un peu en face avec Puppetmastaz. Sympa mais pas assez pour rester 40 minutes alors que les jambes se font déjà lourdes.
    Une oreille au Shelter pour Future of de Left, plus que dispensable. Une autre sur la scène principale pour Eagle of Death Metal. Amusant. Sans plus.
    Pas du tout accroché à The Airborne Toxic Event. C’est le creu, le vide avant le bublime...
    Bill Callahan dont je suis la route (avec Smog) depuis bien des années. Un set extraordinairement touchant. 50 minutes le bonheur même si l’oiseau n’est pas réputé pour sa joie de vivre. Ruez vous chez votre disquaire pour acheter "Sometimes I Wish We Were An Eagle". Passionnant.
    Comme je l’écrivais plus haut, The Thing Things n’était à mon humble avis pas à la hauteur.
    Je n’ai apperçu "Kap Bambino" que pour le final, j’ai l’impression que c’était un joyeux et bruyant bordel ! Amusant.
    A l’inverse de toi, Marc, j’allais au concert de Vampire Week-End un peu à reculons. La peur de la hype sans doute.
    Et je dois dire que je suis resté médusé. Superbe prestation, je leur offre une séance de rattrapage.
    Que serait Patrick Wolf sans sa tunique-jupe dorée et sa coupe de cheveux risible ? Pas grand chose sans doute. Je ne suis pas resté.
    Snow Patrol, bof. Pas pour moi. Je le laisse aux autres (et il y en avait !!!).
    Le set de Squarepusher était totalement décevant. Aucune émotion en voyant ce virtuose se masturber avec sa basse. Aucun échange. Stérile. NUL !
    Placebo ? D’accord avec Marc sauf que j’étais devant et que ça devait passer un peu mieux.
    Par contre c’est dEUS qu’il fallait aller voir, pas Vitalic ! Mais bon, tout le monde peut se tromper. Les Anversois ont offert un concert mémorable avec pleins d’invités partout. Formidable ! Nous sommes de nouveau amis après pas mal de déceptions.
    Kraftwerk ? Oui Marc, tu l’as bien dit.
    C’est un peu triste sur la scène principale... Et ça ne fait que commencer...

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  • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 26 août 2009 20:51, par roydanvers

    Jour 3 A te lire, j’ai bien fait de dormir un peu et de ne pas arriver trop tôt (pour repartir plus tard).
    Je suis passé devant la grande scène en arrivant pour me rendre compte qu’Absynthe Minded n’y avait pas sa place. Le peu que j’en ai vu était trop brave, trop statique et manquait de charisme.
    Puis voici venu le moment de faire des choix, trois groupes que je voulais voir se produisant au même moment aux trois coins du festival. J’ai testé les trois, dans le mauvais ordre peut-être.
    1. The glimmers present Disco Drunkards découvert avec un très grand plaisir la veille sur le lecteur cd de la voiture. En concert, il manquait quelque chose. Les copains semblaient être heureux d’être là mais ça ne suffisait pas. a àa s’ajoutait l’idée que je manquais peut-être qq. chose de bien mieux ailleurs.
    2. Gang Gang Dance même avec beaucoup de bonne volonté, franchement chiant.
    3. Dear Hunter sortira vainqueur ce cette bataille à trois. Mais je n’ai pas entendu grand chose.
    J’ai quitté le Club après le premier morceau de Hanne Hukkelberg. A te lire, j’aurais dû être un peu plus patient...
    Dinosaur Jr. Bof.
    LE concert à ne pas manquer était effectivement celui de The Whitest Boy Alive. Fantastique. Plus qu’une confirmation. Eblouisante performance tout en simplicité. J’ai savouré et adoré !
    Difficile de trouver mieux ensuite.
    50 Cent, était aussi pénible que Deftones et The Offspring le jeudi. Bruyant et nul.
    Les klaxons ont joué quasi intégralement un album qui commence franchement à dater. Aucun décor, aucun show lumineux, aucun jeu de scène. Dispensable.
    N*E*R*D* était sans aucun doute et de loin le meilleur act de la scène principale ce samedi. Terriblement efficace même si c’est pas ma tasse de thé. La musique qui fait danser les foules peut parfois être de qualité, il faut le dire.
    Deuxième show de dEUS bien plus conventionnel que celui de la veille. Dommage.
    The Artic Monkeys fermait le bal avec un concert qui sonnait très bien mais où il ne se passait définitivement rien.
    Voilà, c’est tout.
    A bientôt.

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    • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 27 août 2009 19:26, par Laurent

      Tout a déjà été dit ou à peu près donc on va faire bref : l’album de Golden Silvers est en fait sorti il y a quelque temps déjà et... je le déconseille ! Vraiment pauvre. Pour Grizzly Bear je suis d’accord, vivement le Cirque Royal, ainsi que pour Devotchka, résolument épatants. Bon, pas en verve car de passage entre deux... mais rien à faire, Pukkelpop est le meilleur festival belge du monde entier.

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      • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 31 août 2009 09:33, par Marc

        .... mon dentier ... mon dentier (référence obscure aux trop jeunes, je sais)

        Merci pour le conseil d’évitement des Golden Silvers. La liste des critiques en retard est assez grande comme ça.

        A bientôt dites !

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    • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 31 août 2009 09:30, par Marc

      Merci Roy, voilà un compte-rendu vraiment exhaustif !

      Quelques remarques en passant. Tout d’abord, l’album de Bon Iver mérite plus qu’un coup d’oreille. Maintenant que les gens n’en parlent plus trop, tu peux profiter de cette sérénité et engranger ce genre de merveille pour l’hiver. Le premier jour, j’avoue m’être peu éloigné de l’axe chateau-marquee qui présentait les groupes qui m’intéressaient le plus. Dommage pour la flânerie et la découverte.
      Evidemment, les avis ne peuvent être que tranchés sur My Bloody Valentine, mais pour moi, le côté pénible l’a emporté. Comme je n’ai jamais pu écouter Loveless d’une traite...

      Les places sur la mainstage se font purement à la notoriété (disques vendus donc) et pas au mérite. C’est pour ça qu’on retrouve des Ting Tings qui seraient mieux dans une rotonde bière à la main que sur une plaine trop grande pour leurs moyens. Je rigole encore des bandes de scotch sur la guitare de la chanteuse pour qu’elle ne bousille pas les réglages... Point de vue ressenti, The Airborne Toxic Event peut paraitre bien creux. Quand on veut imiter les hymnes d’Arcade Fire sans la noirceur et la fièvre, c’est moins bien forcément... J’appréhendais aussi Vampire Weekend mais pour des raisons opposées. Mais le résultat est le même

      Il n’y avait pas trop de choix déchirants à faire cette année et l’album très ennuyeux de dEUS m’a fait rater ce que tout le monde s’accorde à nommer un très grand moment. Bon, voilà quoi...

      Je n’ai vu qu’une fois Absynthe Minded, dans des feerieën (je n’arrive jamais au bon compte de ’e’) et c’était déjà un peu mièvre. J’aurais par contre dû aller voir les Glimmers, vu que l’après-midi était assez indigent. Je suis content d’être parti après un très bon Whitest Boy Alive, soleil de la journée. L’album des Arctic Monkeys (la critique arrive) n’évoque absolument rien du tout, ceci explique celà.

      Merci pour ta contribution et à bientôt (oui, je vais apprendre à recharger proprement la batterie de mon gsm)

      Bonjour chez vous !

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  • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 29 août 2009 15:18, par STIKO

    Le jeudi a été difficile à gérer vu l’abondance de bons groupes à découvrir en live ou à revoir.Première déception Bon Iver non pas que que justin Vernon n’était pas à la hauteur , mais bien par le fait que la file d’attente pour l’entrée sur le site m’a couté 1h30...( deux guichets pour 60000 personnes , un peu juste ! M’enfin...)
    Pas été super emballé par le set de Port o’Brien alors que leur dernier album figurait dans mon top 5 de 2009.j’ai trouvé leur son un peu trop ’je joue dans mon garage’ et puis faisait un peu chaud dans ce chateau...
    Ai enchainé (de loin)avec passion pit, c’est pas ce que je préfère mais ça bougeait pas mal.
    Mes premiers (et les seuls)frissons du Week-end je les doit à ...WILCO.
    1h30 de bonheur.Certes cela peu paraître un peu classique par moment mais c’est un des ces groupes qui arrive vraiment à apporter un vrai plus en live à leur compo studio. Spider (kidsmoke) et impossible Germany m’ont emmené très loin !Calexico me fait le meme effet , des compo qui parfois semblent un peu banales mais qui vous portent quand mê
    me là où vous ne vous y attendez pas.
    Puis Grizzly Bear, évidemment. comme critiqué sur ce site quel album !!!
    Et la même impression que Marc, un goût de trop peu.Le son peu expliquer çà. Dans mon cas, j’étais tjs sur mon petit nuage Wilco, et donc je pensais peut être ne pas avoir apprécié ce set à sa juste valeur.Petite coîncidence je serai le 6/11 à l’AB pour wilco et le 08/11 Au cirque pour les Grizzly...ils se suivent encore une fois.
    Pas vu Devotchka pour cause de fringale solide et liquide.Et ai été bien déçu par Beirut que je ne connais que très peu sur disque et qui ne m’aura pas donné envie d’aller foiuller dans sa discographie.
    Quand on a 33 ans et qu’on a eu une adolescence ’berçée’ par VEDDER CORNELL COBAIN DULLI et PATTON entre autres, un concert de Faith no More a une saveur toute particulière. J’en ressort avec un vrai plaisir de ce set very best of.Et 15 min de My Bloody bruyant avant de rentrer sur Liège.

    Vendedi en plus court...a place to bury strangers, c’est le genre de truc que je vais apprécier, bien noîse, mur de sons etc.je prends.
    Aiborne toxic event...ils ont des compo taillées sur mesure pour plaire au plus grand nombre.Ils vont monter en grade...
    La hype flamande de l’année The Hickey Underworld m’a procuré un plaisair égal pour la troisième fois cette année( Ardentes et herk de stad).Pour des raisons bien évidentes,cela faisait longtemps qu’un album aux relents ’Grunge’ ne m’avait plus autant fais secouer la tête.Leur Live est servi à l’énergie et c’est bien ainsi.
    The Ting Tings de loin, bof bof.Patrick Wolf un drôle de Coco que celui là ,vu ce que j’en avais lu, je m’attedais à mieux.Snow Patrol( faut bien faire plaisir à tout le monde hein),
    une succession imparable de tubes avec un chanteur content d’être là , on ne lui demandait pas plus.
    Placebo m’a ennuyé d’une profondeur ...donc dodo.

    Samedi.
    Une horreur que ces micahu and the shapes , je préfère Snow patrol.
    Deerhunter, j’avais mes boules quies (on ne fait pas deux fois la même erreur cf La Rotonde).ils respirent tjs autant la joie de ’jouer’...mais de beaux moments encore 1 X !
    Bravo aux Dinosaures du festival...
    La petite découverte de ce jour , Florence & The Machine.Tout est là, la voix ,la présence, les refrains entêtants et la variété des compo.(forest dans 5 ans...c’est peut etre un peu grand quand même...)
    Klaxons pouet pouet (désolé..)un bon moment sans plus.
    Deus (2’ act), c’est la première fois pour moi. C’est bête on a tendance à snober nos groupes belges. un très bon concert avec des moments de bravoure quand l’intensité va cresendo sur qq morceaux ( instant street notamment).
    C’est tout pour moi, et comme d’hab le pukkel nous offre la possibilité de nous évader le temps d’un W-E grâce à des groupes qu’on aime , mais aussi de remplir notre i pod de nouveautés piur l’année.
    A+

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    • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 31 août 2009 09:42, par Marc

      Merci pour tes impressions.

      On a en effet globalement vu les mêmes choses. Je note donc Hickey Underworld même si le mot ’grunge’ ne m’attire pas plus que ça (on a le même âge mais on n’a pas écouté la même chose dans les années ’90 on dirait). A ce propos, la scène Wablief ? qui ne passe que des groupes flamands était trop petite, avec une file en permanence et n’était plus accessible une fois les concerts commencés. Dommage pour les excellents Toman et autres jeunes pousses comme Team William. Triste comme promotion si tout le monde ne peut pas en profiter...

      Sinon, la critique de Florence and The Machine arrive. J’aurais aimé voir sur scène ce que je trouve prometteur mais ridiculement produit (Epworth a eu la main lourde sur ce coup-là) sur cd.

      A bientôt

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  • Pukkelpop 2009, jour 1, 20/08/2009 2 septembre 2009 12:55, par bousval

    Beaucoup de choses ayant déjà été dites, je vais juste insister sur les très bonnes prestations de Health et de Crystal Antlers le vendredi. Voilà deux groupes qui vont très probablement marquer leur époque, pas moins.

    J’insiste (encore) sur la performance de dEUS le vendredi soir : je suis fan, depuis très longtemps, je ne compte d’ailleurs plus le nombre de concerts que j’ai vu, mais là, c’était du très grand dEUS.

    Je ne comprends pas, définitivement, comment une personne ayant toute ces facultés morales, auditives et intellectuelles ait pu apprécier le massacre offert par My Bloody Valentine. Je suis un très bon client de leur production. Je les ai vu à Eindhoven en salle, il y a quelques mois et c’était déjà très limite (un son très puissant, un mix très mauvais, la voix de Kevin quasi inaudible)... Mais ce qu’ils ont proposé au Pukkel, est tout simplement du foutage de g... en bonne et due forme. Triste fin.

    Pour terminer, j’ai trouvé les Arctic Monkeys très bon. Dommage que ce soit sur la mainstage, je ne suis définitvement pas conçu pour apprécier des concerts dans cette configuration, mais il n’empêche qu’ils ont fait du bon boulot (après avoir un fait un bon album, aussi, on en reparlera apparemment...).

    Sur ce, bonne rentrée dans nos bonnes vieilles salles à taille humaine...

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