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Hope Sandoval And The Warm Inventions, Botanique, 07/11/2009

mardi 10 novembre 2009, par Marc

Étrange fleur


Une chance de voix en vrai la personne qui incarne une de mes voix les plus chères ? Voilà qui ne se refuse pas évidemment. Comme Hope Sandoval passait par le Botanique ce samedi, l’occasion était belle.

Tout commence comme souvent par une première partie. Dirt Blue Gene s’occupe donc de nous échauffer. Et ils s’y prennent plutôt bien. Entre un Pink Floyd Americana et une langueur contagieuse, ils assurent le boulot. Et au détour d’un moment instrumental plus bruyant, ils atteignent une intensité véritable, une émotion venue de nulle part. Les passages chantés sont plus anodins sans doute, mais on se dit que ces Irlandais sont une bien bonne surprise.

Première surprise quand arrive le groupe d’Hope Sandoval, ce sont les mêmes musiciens. Seul le batteur a fait place à Colm O’Cisoing (je le suppose du moins). La liste des morceaux (visible parce qu’on est fort près) reprend en majorité ses titres au dernier Through The Devil Softly. La voix est telle qu’on l’a imaginé, sensuelle, unique, vibrante. La personnalité qui émane de la chanteuse est un peu autre. Austère, certes, timide, peut-être, mais aussi désagréable. On n’est pas là pour apprendre des nouvelles blagues de Toto, certes, mais un public sait discerner un ennui affiché d’une timidité même exacerbée (Soap & Skin, Marissa Nadler). Autre problème, on a pu constater que les morceaux des Warm Inventions (en gros, Colm qui excelle à la batterie) ne sont pas à la hauteur de ce fabuleux groupe qu’étaitMazzy Star. Ce n’est pas un problème en soi, certes, mais quand un morceau est meilleur que les autres, on est projeté en un rien de temps dans une autre dimension. Ce sont ces moments-là qui nous font ressentir. Ils s’appellent Trouble, où l’électricité magnifie la composition, ou alors l’entêtant For The Rest Of Your Life qui se fond en un délire velvetien du plus bel effet. Le reste est un peu plus convenu, mais évidemment porté en apesanteur par cette voix si chaude et distante à la fois.

Dernière considérations, le service d’ordre nous a intimé l’ordre à la mi-temps de ne pas prendre de photos « pour ne pas la déconcentrer ». Bon, on n’est pas des hooligans qui utilisent le flash en concert quand même. Et le pire, c’est de voir une photographe arpenter la scène pendant tout le concert. Exclusivité mesquine. Comme celle qui fera retirer la playlist par un roadie que peur qu’un aussi dispendieux souvenir puisse être subtilisé. Détails sans doute. Détails évidemment. Parce que voir en vrai cette voix et la personne qui la porte et ne pas revenir déçu est déjà une satisfaction en soi. Mais cette soirée m’a laissé un gout étrange, comme ces choses inanimées qui prennent vie et ne sont pas exactement comme on les aurait imaginées.

Article écrit par Marc

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