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The So So Glos - Tourism/Terrorism

lundi 28 décembre 2009

Sur l’instant


Cette fois, je pense que c’est vraiment la dernière critique de cette longue année (c’est ma 112ème). Et on la termine dans l’énergie. Et la joie qui en découle.

Parce que ce groupe de Brooklyn produit un joyeux bordel qui provient de la conjonction d’un rock poisseux et d’un son indie. Avec un bon esprit en sus et une influence anglaise indéniable. Alors oui, c’est de la chouette musique de sales gamins dont les références obligatoires pour ceux qui comme moi en manquent en la matière, les Libertines et Clash. L’allusion aux premiers est encore plus patente quand le tempo se ralentit sur Love Or Empire. Et le spectre des seconds ressurgit le temps d’un Isn’t It A Shame.

La voix éraillée peut aussi faire penser au folk fort énervé de Two Gallants (Throw Your Hands Up). Leur force de frappe, forcément un peu cra-cra se trouve dans ces morceaux. On pense donc aux premiers morceaux des Libertines, sans peut-être l’occasionnel génie mais sans l’obligation de génuflexion devant l’orthodoxie indie. Parce que ce groupe-ci sort de nulle part avec un album sorti il y a belle lurette en auto-production et qui n’a pas vraiment eu d’écho retentissant. Et c’est un peu dommage parce que ces petits albums sont vraiment indispensables. Pas pour les ressortir en 2023 avec une patine prestigieuse, mais parce que c’est cet esprit-là qu’on aime titiller de temps en temps.

Imaginez un Rural Alberta Advantage qui mettrait de la disto, tout en gardant son sens mélodique affirmé. On a donc de petits hymnes beuglés avec une belle santé avant qu’une guitare acérée vienne porter l’estocade (Execution). Mais ce très court album (ou long EP, la différence n’a pas d’mportance) ménage aussi bien des moments de respiration comme les deux versions de There’s A War que des sorties de leur format compact pour prendre un peu d’ampleur sur Underneath The Universe.

J’ai cette habitude de m’attacher aux albums avec le temps, de les incorporer progressivement à mes habitudes. Tourism/Terrorism est un petit disque nerveux à souhait sur lequel pour une fois on n’a pas envie de faire des caisses, mais simplement recommander à ceux qui comme moi ont besoin d’une petite pastille vivifiante de temps en temps, quitte à l’oublier peu après.

http://underneath-the-universe.blogspot.com/


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