dimanche 4 avril 2010, par ,

Ensemble c’est tout
Les super groupes, les associations trop juteuses, c’est souvent une source de déception. Dans un double but pédagogique et de rafraichissement de mémoire, rappelons les origines des deux membres du jour (si je puis m’exprimer ainsi). Danger Mouse est la moitié de Gnarls Barkley et a produit entres autres Beck ou Gorillaz. James Mercer est quant à lui le leader de The Shins, groupe qu’on aimerait réentendre. Avec un tel duo d’ailleurs, on peut s’étonner du relatif manque d’écho de cet album.
La voix de James Mercer nous avait évidemment manqué. Elle est mise en avant sur Vaporize et ça nous fait plaisir parce que ce morceau part plus franco de port, avec une petite trompette du plus bel effet. C’est fort agréable sans non plus nous emporter.
On peut dire que le son impeccable, plus synthétique de Danger Mouse impose une production mise en avant, vu que c’est l’autre attraction de ce projet. On a donc un son plus ample que chez les Shins, sans que ce clinquant ne semble nécessaire pour souligner les compositions et l’écriture toujours complexes de James Mercer. On a parfois cette impression avec d’autres projets comme Gorillaz.
Le climat de langueur, de coolitude débraillée de Beck est assez présent sur cet album. Sur la ballade vaporeuse Citizen, on retrouve le côté cotonneux et onirique de compos de The Shins comme Red Rabbits.
La voix de tête n’est pas le domaine de prédilection de Mercer (The Ghost Inside). On y retrouve les mêmes réserves qu’on avait pour le chanteur des Stars dans un exercice similaire. Côté réserves d’ailleurs, on constatera que Your Head Is On Fire est un peu mollasson ou que Trap Doors s’emmêle dans ses typiques circonvolutions mélodiques. Par contre, le plus dynamique Mongrel Heart s’en tire avec les honneurs, avec sa petite digression à base de trompette assez bienvenue
The Mall & Mistery, sonne quand à lui comme un hommage à la fois à Enio Morricone et aux musiques de films asiatiques. Ce qui n’empêche pas une guitare électrique au timbre reconnaissable et aux riffs agressifs de marquer les esprits.
Au final, cette intrigant projet tourne un peu court, faute de morceaux marquants, et parce que le crédit qu’on accorde spontanément au chanteur est un peu mis sous l’éteignoir d’une production trop présente et peu aventureuse. De plus, l’ambiance languide ne laisse décoller pratiquement aucun morceau. C’est joli, jamais réellement ennuyeux, mais il risque de se faire éclipser par plus intéressant que lui.
Il est des artistes qu’on aime précisément pour leur radicalité. S’ils ont su arrondir les angles parfois, on dénote chez A Place To Bury Strangers, Xiu Xiu ou HEALTH une propension à en faire trop parce que c’est comme ça qu’on ouvre des voies, qu’on évite la tiédeur.
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Ce n’est pas un phénomène nouveau, la perception d’un album est très liée à l’attente. On ne va pas affirmer qu’elle n’était pas élevée à l’annonce d’un nouvel album de Midlake, surtout qu’ils n’ont jamais été qu’impeccables mais près de 18 ans ont passé depuis The Courage of Others. Qui reste peut-être leur sommet et ce genre d’émotions-là n’ont plus été atteintes à l’identique.
Mais (…)
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Mais ce qui faisait le sel de la formation, c’est leur capacité à provoquer l’émotion par une tension, une intensité supérieure. Ici, Carnage reprend les mêmes (…)
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