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Keane : Hopes And Fears

jeudi 10 août 2006


Par les temps qui courent, les excès sucrés et trop riches en calories sont mal vus. C’est pourquoi je m’explique mal le succès de Keane.
Pas désagréable, certes, mais est-ce suffisant ? Eh bien, mes amis, mille fois non. On imagine que la prétention est au moins au niveau de Coldplay, mais on n’imite pas Coldplay, on l’écoute juste sans trop comprendre pourquoi ces petites choses fragiles nous touchent tant. A la rigueur, on pourrait citer Travis ou Ah-ha, ce qui est moins reluisant mais plus réaliste.
Alors, Keane ? Deux singles de fort honnête facture (Somewhere only we know, Everybody’s changing) donnent envie d’en savoir un peu plus.

Contrairement à ce que j’aurais imaginé, le reste de l’album n’est pas plus minimaliste, mais au contraire plus chargé, plus lourd. Car sans la mélodie qui porte le reste, on s’ennuie poliment. Les jolies choses sont vraiment Too much pour être crédibles (Bend and break, We might as well be strangers), voire horripilantes (Sunshine).

Maintenant, je regrette de ne pas les avoir vu au Pukkelpop, histoire de vérifier de visu le niveau d’arnaque. Car, s’ils se présentent sous la forme d’un trio batterie-chant-clavier, on entend clairement de la basse et le portable Mac mis bien en évidence sur le clip ne doit pas servir qu’à checker ses mails. C’est une autre chose qui me met mal à l’aise, en plus de l’exagération du pathos de la production très lisse.

C’est l’album de l’ennui cossu et poli des dimanche après-midi. Allez, un petit Walkabouts et on retrouve le sourire. (M.)


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3 Messages

  • Keane : Hopes And Fears 11 octobre 2007 00:55, par bertrand

    Vous n’avez rien compris...dommage

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  • Keane : Hopes And Fears 14 décembre 2008 05:38

    En premier lieu, Coldplay s’inspire de ce qui l’entoure et le personnalise, tout comme Keane. Pour vous, Keane copie Coldplay, pour d’autre, Coldplay copie Radiohead, certains diront que Radiohead copie... Ce raisonnement ne mène nul part. Chaque album est unique.

    De plus, je ne sais pas si vous sortez de temps en temps, mais les enregistrement et les bandes sonores sont très très fréquente durant les représentations "live", sans compter les filtres électroniques au niveau des micros des chanteurs. Je trouve exagéré de parler d’arnaque quand cette pratique est une normalité de nos jours.

    Pour finir, pourquoi une musique doit elle être "remplie" de bruit pour être belle ? Dans cet album c’est la simplicité qui donne le charme aux mélodies. Apprenez à associer un caractère à une musique. Le Boléro de Ravel est trop redondant et les mélodies de la 40e symphonie de Mozart trop simples d’après vous ? Penser ainsi est totalement absurde.

    Je commence à penser que vous êtes un amusie du 21e siècle.

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    • Keane : Hopes And Fears 16 décembre 2008 22:19, par marc

      Disons que cette critique a quatre ans et que pas mal d’eau a coulé sous les ponts et plein de choses me sont passé par les oreilles. Je trouve toujours cet album nunuche, assez éloigné de Coldplay (que je n’apprécie pas plus que ça) et encore plus de Radiohead pour tout dire.

      Je sors parfois, souvent même, et il m’est toujours désagréable de ne pas savoir qui joue quoi. Evidemment, un live de musique électronique doit d’office recourir au lancement en direct de parties préenregistrées. Mais quand on voit un groupe comme Infadels sur scène, c’est trop lisse et pas assez direct. Que ce soit la norme n’arrange (ni n’excuse) évidemment rien...

      Je ne vois pas trop à quoi le "remplissage de la musique" fait référence. Sur ce site, il y a bien des artistes pratiquant un certain minimalisme, que ce soit Stephan Bodzin ou Jana Hunter pour prendre deux exemples très éloignés. La simplicité des mélodies de l’album de Keane ne m’est pas rédhibitoire. C’est bien la production très lisse et la siruposité des dites mélodies qui ne m’ont pas séduit.

      Joli la démonstration de vocabulaire. Une occasion de s’instruire n’est jamais vraiment perdue...

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