Accueil > Musique > 2011 > Thomas Howard Memorial - Thomas Howard Memorial

Thomas Howard Memorial - Thomas Howard Memorial

lundi 7 novembre 2011, par Marc

Note pour plus tard


La globalisation est en marche, on le savait, c’est un fait avéré qu’il serait vain de nier. Pourtant, l’impossibilité de tracer l’origine d’une musique n’a jamais été aussi poussée. Cette fois-ci, c’est de France que provient cette formation qu’on aurait clairement pu voir venir du Canada (considérez ça comme un compliment).

Pourtant, l’entame de ce premier EP m’a évoqué les ancêtres de Pink Floyd. On peut évoquer ces respectables anciens ? Parce qu’en cas de réponse positive, je le dégainerais bien pour la majesté d’A Game With God. En tous cas jusqu’à ce que la voix arrive, justifiant les références (assumées) à The Besnard Lakes. Vous l’aurez déduit, je ne sortirai pas de mon environnement habituel, et cette familiarité est assez plaisante.

Ce n’est pas tout pour le jeu des familles, puisqu’on peut déterrer Archive pour la placide montée en régime de Ground Attack, ce qui semble (comme le groupe de base) un peu linéaire. Mais qu’on se rassure, ils n’ont pas oublié leurs fondamentaux puisqu’ils pensent même à construire de vraies chansons (Last Train) et c’est sans doute ce qui pique le plus l’intérêt. La voix peut être plus sépulcrale, sans perdre d’attrait (elle reste effacée ceci dit), et Song For Lisa emporte le morceau

Il n’existe pas de canevas pour l’écriture de la critique d’un premier EP, pourtant on est souvent amené à répéter que les références sont encore palpables, que la personnalité viendra de l’incorporation de ces figures tutélaires au style. C’est encore le cas ici, où la formation française balaye trente ans de rock planant, des plus anciens aux plus récents exemples pour un EP sans faute de goût qui donne plus envie de se tourner vers l’avenir que reluquer le rétroviseur parce qu’il réussit tout ce qu’il entreprend.

http://www.myspace.com/thomashowardmemorial
http://thomashowardmemorial.bandcamp.com/

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

2 Messages

  • Thomas Howard Memorial - Thomas Howard Memorial 9 novembre 2011 09:12, par allow

    Pas mal du tout, un peu les Besnard Lakes Bretons en somme !
    Même si on peut reconnaître pas mal d’autres choses plutôt sympas aussi tels Other Lives, le Floyd (déjà cité) voire I like trains dans les moments plus ténébreux ! Me réjouis d’écouter ça sur un exercice plus long que l’EP...

    repondre message

  • Thomas Howard Memorial - Thomas Howard Memorial 18 décembre 2011 20:29, par Jean Michel

    "Pourtant, l’entame de ce premier EP m’a évoqué les ancêtres de Pink Floyd" , je trouve ça un peu fort comme comparaison... vous n’avez pas du souvent écouter les pink floyd...

    repondre message

  • Shadow Universe - Subtle Realms Subtle Worlds

    La Slovénie n’est pas seulement la terre d’élection de certains des meilleurs cyclistes de l’époque, elle est aussi le terreau de formations de post-rock. C’est ce que nous apprend cette sortie du label Monotreme en tous cas. L’auditeur sans doute connaisseur rencontrera de belles densités dès le premier morceau. On pense forcément à Mono (la grandeur d’Organism), mais les sons peuvent se faire plus métalliques, renvoyant à des choses comme Russian Circles. Le post-rock reste bien le royaume des (...)

  • Bank Myna - Volaverunt

    Les influences revendiquées par la formation parisienne Bank Myna font dans une certaine lourdeur (GYBE !, Anna von Hausswolff, Swans). Annonçons-le d’emblée, cette promesse ne sera pas complètement réalisée, et ce n’est vraiment pas un problème, au contraire même. Notamment parce qu’on trouve une variété de climats qui rendent l’écoute plus gratifiante, à envisager comme un tout.
    Le premier morceau est d’ailleurs une mise en bouche pour installer cette lourdeur. Laquelle sera tempérée par un chant (...)

  • MULO MUTO and BLACK/LAVA - Worlds Corroding Under Xenomorphs’ (...)

    Aujourd’hui on vous présente un album collaboratif entre le duo suisse post-industriel MULO MUTO et le duo électronique italien BLACK/LAVA. Le contexte, c’est l’invasion des extra-terrestres, frustrés de nous voir si nuls. On ne va pas dire que cette trame narrative est très transparente à l’écoute de l’album mais c’est évidemment secondaire. C’était sans doute nécessaire pour faire progresser le projet dans une direction. On sent d’emblée que ce n’est pas une relecture de la Mélodie du Bonheur et on peut (...)

  • Cecilia::Eyes - Sore Memories Always End

    L’évolution est une notion compliquée à adopter pour un artiste. Il faut la découpler de celle du progrès d’ailleurs. Après sept ans d’absence discographique, l’envie est sans doute grande de reprendre les choses où elles en étaient, mais pas tout-à-fait. Ce qui est manifeste aussi, c’est que la formation hennuyère avait des choses à dire puisque cet album a une durée qui devient inhabituelle (75 minutes).
    Il y avait déjà eu des voix sur des versions alternatives de leurs titres et on sentait à l’époque (...)