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Yel : Intimes Illusions

vendredi 11 août 2006, par Marc


Il faut s’y faire : pour les gens de mon âge qui entendent un morceau de rock en français avec des paroles ’concernées’, c’est Noir désir qui restera la référence. On se dit qu’on a encore avoir affaire à un clone moins inspiré. Et puis non, les sources sont plus variées, à aller chercher du côté de Placebo (Sex my brain, Laisse-toi, Tout s’éteint qui évoque aussi Muse). Donc, un joli patchwork qui s’écoute sans ennui parce que suffisamment enlevé qui plaira surtout aux auditeurs en manque de références. Je suis un doute trop vieux (cynique ?) pour apprécier ça sans penser qu’on fait pareil en mieux.

Car c’est tout le paradoxe. Le battage médiatique n’est même pas venu écorner ce groupe qui n’est pas arriviste pour un sou (il faut les voir en concert, c’est de l’intégrité pure) mais des noms pas jolis jolis viennent à l’esprit (Bauer et Daran).

Faire du rock en français est un sacerdoce et finalement, la mièvrerie n’est pas au rendez-vous. N’est-ce pas là le principal ? Bon, je sais que je me contredis à chaque phrase mais je n’arrive pas à détester cet album qui me semble pas convaincant pour autant. Mais il ne m’est de toute façon destiné et je peux parfaitement comprendre que des personnes y soient sensibles. Plus que jamais, c’est vous qui écoutez. (M.)

Article Ecrit par Marc

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