Accueil > Musique > 2012 > Im Takt - EP2

Im Takt - EP2

vendredi 11 janvier 2013, par Marc

Krautpop strikes again


Oui, il me reste encore quelques critiques de 2012 sous le coude, surtout au rayon des groupes moins connus.

Il serait vraiment prétentieux de penser que les groupes m’écoutent, ou me lisent, mais c’est parfois amusant de voir qu’ils se font peut-être les mêmes réflexions. En critiquant le premier EP d’Im Takt, je l’étais dit que du chant de viendrait pas déforcer leur musique, tendue et inspirée certes mais peut-être pas assez hystérique (comme celle d’Holy Fuck par exemple) pour se passer du renfort d’une voix.

Avant d’arriver à cette observation, il a fallu être un peu patient. Non que le temps ait été long depuis leur première publication, mais ils ont décidé de nous livrer la suite en trois étapes, ce qui ne facilite pas le suivi. Maintenant, on a enfin une vue globale. Nous avons donc quatre nouveaux morceaux, chacun décliné dans trois ou quatre autres versions. S’il en a la durée, ceci n’est pas un album. Certains remixes sont cependant tellement variés qu’on peut les considérer comme des morceaux à part entière, surtout quand ils se font aussi abstraits que la version de New Man par Neitee & Yeutta.

Ils semblent progressivement tourner le dos au Kraut instrumental et maintenant qu’ils chantent, ça ressemble d’autant plus à Foals (New Man), même si cette voix fait penser à New Order (Dark Passenger). Ce qui n’est pas le meilleur poste du groupe mancunien convenons-en. Stop time est prometteur en tous cas, parce qu’il propose un peu d’action, de changements de ton et de rythme. C’est donc logiquement ce morceau qui sert de base la plus fertile. J’aime bien la version Gordon Shumway dub qui installe son ambiance tout en progression. Le genre de morceau qu’on enverrait bien à James Holden pour ses mixes placides.

Le groupe instrumental français ne cachait pas de grands vocalistes. Ceci dit, ce n’est peut-être pas une limitation pour l’avenir et cet ambitieux second EP maintient Im Takt dans la liste des groupes à suivre. Et si dans le genre, je trouvais Young Empires plus abouti, n’oublions pas qu’on parle de quelques titres d’un groupe visiblement en transition dont on attend un album en bonne et due forme pour confirmer.

http://www.imtakt.fr/
http://myspace.com/imtaktdance

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • Séance de Rattrapage #43 - Découvertes

    EAST. - Hula Hoop
    Il ne faut pas réfléchir énormément pour situer les influences du trio français East. Leur rock dense et intrigant est en effet imprégné de cette musique froide qui nous plait. Seaside Road est par exemple clairement influencé par Joy Division, en moins hanté évidemment, ce qui est une bonne nouvelle finalement pour la santé mentale du chanteur. Ce chant n’est pas virtuose mais c’est une loi du genre et ça ne dénature jamais l’impression d’ensemble. Certes, ils chantent (...)

  • White Note - Oppositional Defiant Disorder

    White Note est un groupe parisien qui a déjà sorti un album et un EP. On en parle aujourd’hui parce qu’on pense qu’il y a plusieurs choses ici qui pourraient vous plaire. On est là pour ça après tout. Hors de toute mode mais sans être daté non plus, la formation parisienne retrouve l’esprit éclectique et efficace de formations nineties comme Strangelove ou Jack sur Amito. Ou alors du Gene seconde époque. Bon, il faudrait que je me fasse à l’idée que je ne m’adresse pas qu’à des trentenaires bien (...)

  • Séance de Rattrapage #34 - Hannah, Marie et Lou Lou

    Hannah Peel - Rebox II EP
    On est bien contents d’avoir des nouvelles de la jolie Hannah Peel. Surtout que vu le nombre de ses collaborations, il est facile de perdre le fil. Il faut aussi savoir qu’à l’instar d’Olivier Ackerman d’A Place To Bury Strangers qui fabrique ses pédales d’effets, Hannah produit des boîtes à musique. Et ce sont elles qui constituent le plus gros de l’orchestration de cet EP Rebox II.
    On retrouve comme sur le précédent quelques reprises et autres morceaux instrumentaux. Des (...)

  • Séance de Rattrapage #27

    Une découverte flamande à partager, le retour d’une Pipette et d’une promesse New-Yorkaise
    Flying Horseman - City Same City
    C’est un constat assez désolant mais qu’on est amenés à faire de temps à autres, la frontière linguistique n’est pas assez poreuse pour les talents belges du nord comme du sud. Heureusement, j’ai mes rabatteurs et voici une prise de vraie belle qualité.
    Bert Dockx officie aussi chez Dans Dans mais c’est sous le nom de Flying Horseman qu’il livre ses albums les plus personnels. Et (...)