vendredi 7 juin 2013, par

A suivre
On a peu de nouvelles des chanteuses qui étaient arrivées groupées il y a à peu près deux ans. On a bien entendu revu et réentendu Hannah Peel, mais bien malin qui pouvait prévoir qui allait ‘exploser’, se révéler complétement. En attendant l’album de Lia Ices, voici donc un EP de cinq titres pour Deb Oh qui reprend la main pour la garder sans doute longtemps.
La New-Yorkaise est maintenant entourée de ses Cavaliers et visiblement, ça lui donne beaucoup d’assurance. Que ce soit pour reprendre The National à l’arrache ou se frotter à une musique qui a pris beaucoup de soul depuis le joli et prometteur premier EP. C’est donc un peu surprenant, parce qu’elle s’éloigne sensiblement de ce qu’elle semblait suivre (Feist) pour s’aventurer vers une soul blanche qui n’est a priori pas ce que je préfère mais qui est servie avec tellement d’aplomb que je me vois forcé de succomber. Parce qu’il y a ce petit supplément de force, cette puissance de feu supérieure qui n’est parfois pas sans rappeler l’abattage de Florence Welch (Love Lost)
Mais comme sur le premier EP, il y a toute une palette chez Deb Oh, et elle l’étire vers quelque chose de plus langoureux, prenant avec Primacy (son violon, son petit riff de guitare !) et Poursuit Of.
Deb Oh et ses Cavaliers sont prêts, ils sont affutés et s’ils arrivent à maintenir ce niveau sur la longueur d’un album, on tient une vraie promesse. S’éloignant du joli pour faire du solide et de l’intense, Deb Oh est plus que jamais une figure à suivre.
Intrigué ? C’est en écoute intégrale ici : http://deboh.bandcamp.com/
Il est des artistes qu’on aime précisément pour leur radicalité. S’ils ont su arrondir les angles parfois, on dénote chez A Place To Bury Strangers, Xiu Xiu ou HEALTH une propension à en faire trop parce que c’est comme ça qu’on ouvre des voies, qu’on évite la tiédeur.
Ce qu’on a dit du précédent RAT WARS s’applique bien toujours ici. Les sons de guitare peuvent être râpeux, c’est toujours (…)
Ce n’est pas un phénomène nouveau, la perception d’un album est très liée à l’attente. On ne va pas affirmer qu’elle n’était pas élevée à l’annonce d’un nouvel album de Midlake, surtout qu’ils n’ont jamais été qu’impeccables mais près de 18 ans ont passé depuis The Courage of Others. Qui reste peut-être leur sommet et ce genre d’émotions-là n’ont plus été atteintes à l’identique.
Mais (…)
S’il est une constante dans la discographie du désormais duo The Antlers, c’est la douceur. C’est elle qui leur a toujours permis de se singulariser, de rendre tellement attachants des albums qui comportaient moins d’adrénaline.
Mais ce qui faisait le sel de la formation, c’est leur capacité à provoquer l’émotion par une tension, une intensité supérieure. Ici, Carnage reprend les mêmes (…)
On a toujours apprécié les EP complémentaires, en tous cas bien plus que les rééditions augmentées sensées nous faire passer deux fois à la caisse avec du matériel connu. Les 29 minutes de ce Kid’s Table se profilent donc comme le prolongement idéal du Five Dice, All Threes de l’an passé.
Assez logiquement, il pratique la même veine riche et ample qui nous avait plus. A cet égard, la plage (…)