Accueil > Musique > 2005 > Camille : Le Fil

Camille : Le Fil

dimanche 13 août 2006, par Marc


Le pire pour une critique est de tomber sur un album pour lequel les références sont introuvables et qui n’inspire aucun sentiment tranché.

C’est donc le cas ici. L’univers de Camille évoque cependant la gouaille des Elles (Les trois versions de Jeanine), voire dans les élucubrations de Björk puisque Assise, Vertige, Senza et son instrumentation minimale peuvent évoquer le récent Medulla.
Morceaux doux et apaisés, souvent orchestrés par des choeurs féminins. Et quand ils ne sont pas là, on retrouve une chanson touchante que n’aurait pas renié Nick Drake (Pour que l’amour me quitte).

Camille possède une vraie belle voix naïve et cependant déjà bien affirmée. Une personnalité aussi et la sagesse qui rend les morceaux courts pour ne pas diluer l’inspiration. Les morceaux plus longs sont s’ailleurs plus fastidieux (Prendre ta douleur, Baby Carni bird). Cette jeune fille au cheveux blancs (le titre d’introduction que semble démentir la pochette) nous entraîne dans un spleen qui pourra rebuter certains (les trois derniers titres) mais enchantera les plus assidus.

Intriguant, parfois difficile, il intéressera cependant les plus qui y trouveront une personnalité singulière et attachante. (M.)

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • Benjamin Biolay - Saint-Clair

    Rester au sommet est, paraît-il, plus compliqué que de s’y hisser. Ne sachant rien du succès, on va croire le poncif sur parole. S’il en est un qui peut se targuer d’être au faîte de la chanson française c’est bien Benjamin Biolay. Et pour y rester, on va dire qu’il a décidé de jouer sur ses qualités.
    Comme sur l’excellent Grand-Prix, le début de cet album est percutant. Les Joues Roses et Rends L’Amour ! sont deux morceaux immédiats et plutôt irrésistibles, têtes de gondoles évidentes de ce Saint-Clair. (...)

  • Pomme – Consolation

    On sait qu’il peut être hasardeux de tenter de tirer trop d’informations d’une pochette mais le troisième album de Pomme tranche, avec une pose proche d’une installation qu’on devine plus proche d’une Roisin Murphy que de ses coreligionnaires de la chanson française. Il faut dire qu’après un premier album passé inaperçu et un peu renié, Les Failles l’ont placé dans le peloton de tête. Et puis il y a eu les victoires de la musique, un duo convaincant avec Aurora et ses duos avec Safia Nolin (sa femme depuis) (...)

  • Centredumonde – Il Danse Tout Seul Au Bord De La Piscine, Il Est (...)

    Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau !
    Telle était l’injonction de Charles Baudelaire à la fin de son Voyage. Mais si Centredumonde nous invite à plonger dans son inconnu à lui, il faut son ticket d’entrée, avoir apprécié les succulents EP récents et avoir commencé la descente dans la discographie par les premiers paliers dedémos. Alors oui, vous pouvez y aller, ça y est on y va. Parce qu’on s’enfance dans le plus obscur, le plus brut. Et c’est assez fascinant il faut le dire. A priori, pas de la (...)

  • Florent Marchet - Garden Party

    Si aucun artiste n’oserait se définir comme ‘engagé’, ils sont nombreux à être concernés. Et la première chose à poser dans ce cas-là, c’est un constat. Ils sont nombreux par contre à relater leur quotidien, réel ou fantasmé. Florent Marchet est depuis toujours un observateur avisé et il prête sa voix à plein de contemporains. On ne parle pas d’état du monde cependant, c’est plutôt l’intime son terrain de jeu. Et pour les constats sociaux, allez plutôt regarder du côté de Frère Animal dont les deux (...)