Accueil > Musique > 2016 > Sundayman - Scene Missing

Sundayman - Scene Missing

lundi 9 janvier 2017, par Marc


Parmi les bonnes surprises de 2016, il y a la découverte d’un gisement de musique grecque. Outre l’electro eighties de Mechanimalet le prog soyeux de Gravitysays_i, il y avait le psychédélisme enlevé de Chickn et ceci.

Electronique et mélancolie, c’est un mélange qui marche, surtout s’il est décliné sur plusieurs modes. Un peu psychédélique et bien balancé (Lovers) , plus lourd et lent pour All Is You, il renvoie aussi à un Caribouapaisé ou aux moments les plus atmosphériques d’Underworld (Sun King). Mais ce n’est pas tout, ce que font Sundayman et George Manoloudis peut aussi s’exprimer en ambient au piano (Smooth) et c’est joli parce que très mélodique.

Dandelion se présente en morceau pop assumé et qui ne recule pas devant un peu de son, retrouvant la mélancolie des premiers Depeche Mode. Parfois aussi, c’est très léger et évanescent (Parts of You) mais très bien pour tout qui apprécie la musique pour bain moussant. La plus grande réussite du genre étant Not Me qui commence dans la retenue avant de déployer son ampleur. Quand la voix se fait plus basse, on retrouve aussi le groove de Fujiya & Miyagi.

L’éclectisme est une arme redoutable pour rendre les albums facile d’écoute. Certes, on a établi un gros paquet de comparaisons, mais cet album attachant venant de presque nulle part nous rappelle pourquoi on aime rester curieux.

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

3 Messages

  • Déclic Vol 1 : Mutant

    Parfois le contexte d’un album est plus complexe à détailler que le contenu lui-même. Ici, ce sont deux collectifs de Caen, Collectif Toujours et Neuvième Ruche qui ont rassemblé des artistes électroniques (musiciens mais aussi chorégraphes) et ceci est le produit de leur collaboration. Pour l’exhaustivité, citons les noms des artistes impliqués : Nömak, Canblaster, Gauthier Toux, Samba de la Muerte, Philippe Boudot, Morgane Carnet, Nils Peschanski, Neysa Barnett.
    Difficile donc de discerner les (...)

  • Yann Tiersen - 11 5 18 2 5 18

    Il y a plusieurs carrières dans la carrière de Yann Tiersen, ou à tout le moins des périodes, qui s’entrecroisent, reviennent aussi parfois. On ne va pas refaire le parcours à chaque fois mais si on l’a laissé sur des albums au piano et d’inspiration bretonne, on a aussi beaucoup apprécié son approche du post-rock.
    L’origine de cet album remonte à la préparation d’un set pour le festival Berlinois de synthé modulaire Superbooth. Il en a profité pour se plonger dans les pistes de son album récent Kerber de (...)

  • !!! - Let It Be Blue

    Pour un groupe qui semblait se placer dans une mode, !!! (on peut dire tchik-tchik-tchik quand on cause) a une remarquable longévité. Qui plus est, s’ils sont restés fidèles à ce qui fait leur spécificité, un groove irrésistible et la marque de glande internationale de Nick Offer. Ils ont de plus ajouté sur leurs dernières parutions une dose de mélancolie de dancefloor de très bon aloi et on est contents de la retrouver ici. Le ressenti les rend plus intéressants.
    Une oreille distraite aurait sans (...)

  • Plastikman and Chilly Gonzales - Consumed in Key

    Plaquer du piano sur un album électro semble une idée improbable. Mais repousser les limites de l’improbable semble une mission de tous les jours pour Chilly Gonzales. Il a ici jeté son dévolu sur un classique electro de Plastikman (un des prête-noms du génial Richie Hawtin) sorti en 1998 sous la houlette d’un troisième comparse canadien, Tiga.
    Si j’ai usé l’incunable Transitions, acte fondateur minimal, je n’ai jamais plongé plus avant mes explorations du maitre. Une erreur sans doute partiellement (...)