lundi 30 avril 2018, par

D’une manière générale, ce qui n’est pas apprécié est simplement plus écouté et aucun article ne parait. Rarement, on estime que les réserves méritent d’être partagées ou on s’accroche. Par contre, on ne s’attaque plus à un album si on pense qu’on ne l’aimera pas. La vie est courte, ce n’est qu’un hobby après tout. Alors pourquoi se pencher de nouveau sur le cas Midas Fall, surtout si on a les mêmes réserves que pour Wilderness ?
Parce qu’on est à la lisière et que si le mélange nous semble bien déséquilibré, il se trouve certainement parmi l’aimable lectorat des auditeurs potentiels qui s’en accommoderont mieux que bien. Ca sort chez Monotreme qui nous a quand même fourni Ed Tullett, Barzinou certains 65 Days of Static, Niagaraou sleepmakeswaves.
Musicalement, les fulgurances de Bruise Pusher sont puissantes, intenses. On appréciera moins la batterie synthétique moins emballante de la plage titulaire. Parfois le sucré/salé marche mais pas toujours. Essayez de mettre du Nutella sur un jambonneau pour voir (non, je n’ai pas essayé). Le plus cruel là-dedans, c’est qu’on écoute ceci en même temps qu’une certaine Anna von Hausswolff.
Encore une fois donc, je dirais énormément de bien des versions karaoké des morceaux présentés ici. Les voix ne sont pas indignes mais leur ton un peu doucereux en atténue considérablement l’impact. Sans vouloir se présenter comme défenseurs de l’orthodoxie post-rock, les vocaux nous empêchent d’apprécier une musique plutôt bien fichue par ailleurs.
Anthony Laguerre est un personnage récurrent de ce site, il est intervenu dans presque toutes les saisons. Si on avoue avoir passé un peu l’épisode IKI en accéléré, on l’a apprécié autant chez Filiamotsa que L&S, chez Piles comme Club Cactus, tout seul ou avec Jérôme Noetinger. Ici, il est ici flanqué des deux violonistes Bastien Pelenc et Mathieu Werchowski pour un résultat décoiffant qui (…)
Il était temps que je vous parle de U2. Ah non, ce n’est pas ça... Parce que si oralement on pourrait confondre le nom du projet du jour avec les célèbres Irlandais, ce que vous entendrez ici est radicalement différent. Il y a tout juste un an, on découvrait avec un plaisir certain les Canadiens de You Doo Right. Leur rock instrumental était fort, puissant, poussé par une rythmique assez (…)
Les gens qui mettent en musique les films qu’ils ont dans la tête ne sont pas rares. A une liste qui contient déjà des noms comme Ô Lake ou Abraham Fogg, il conviendra d’ajouter ce multi-instrumentiste. Mais il se distingue aussi de ses correligionaires par l’emploi presque exclusif de sons organiques. Le résultat est donc exempt de beats (mais pas de rythme comme on le verra).
L’effet le (…)
On ne va pas tourner autour du pot, si vous tenez à apposer une étiquette sur votre flacon d’Endless Dive, celle de post-rock adhèrera. Mais on est clairement à la limite du genre, avec une vraie personnalité qui dévie souvent vers le folktronica. Il faut dire que le ton très fortement mélancolique est encore augmenté par des incrustations de sons et dialogues fixés sur VHS ou cassette, voire (…)