Accueil > Musique > 2016 > Pilod - Black Swan

Pilod - Black Swan

lundi 25 mars 2019, par Marc


Vous l’avez peut-être remarqué, le rock avec des vrais morceaux de guitares dedans est un des nombreux parents pauvres de ce site (c’est une famille pauvre si on y pense…). A un tel point qu’une petite dose est nécessaire de temps à autres.

On avait déjà eu droit aux Canadiens énervés de Ought et on se situe en gros dans les mêmes eaux avec cette formation flamande qui compte en son sein Christophe Vandewoude qui est aussi membre de Marble Sounds et Isbells. Mais on ne trouvera pas de ressemblances avec ces deux formations chères à nos cœurs ici parce qu’on sent d’emblée l’influence d’une certaine scène rock indé des années ’90, période qui a vu leurs débuts sous d’autres noms.

Le son est impeccable, dense et rond et permet une montée lourde sur le premier morceau Lion Ego qui dégage pas mal d’énergie et d’émotion. Grosse différence ici, la voix mise en bas du mix et qui en prend un relief particulier parce qu’elle est forte et belle. Evidemment, le genre veut que même quand le morceau est plus apaisé et même rehaussé de discrets violons comme Foundations, le chant reste très expressif.

Les guitares sont abrasives et on peut les laisser pratiquer une roue libre faussement détendue (The Heart). Ils osent se faire un peu plus sombres pour un Black Swan, avec une belle lourdeur qui frappe juste. C’est le produit d’appel de cet album, ce qui m’a fait revenir dessus pendant des mois (plus de deux ans en fait à des intervalles réguliers.

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • La Jungle - Ephemeral Feast

    Un peu plus d’un an après Falling Off The Apex, voici déjà La Jungle. Initialement prévu à la fin de l’an passé, il puise comme beaucoup de sorties récentes sa composition pendant la pandémie. Les artistes qui ne tournent pas produisent, c’est assez logique. Ce qui est logique aussi, c’est que cet album se place dans la lignée des précédents.
    Ils se définissent comme kraut/noise et on peut dire que pour imparfaite qu’elle soit, cette étiquette permet de se faire une idée. Ils s’appuient sur une répétition (...)

  • Solah - Ballades

    On le sait, ce qu’on reprend est moins important que la façon dont on le reprend. Quand on prend connaissance des morceaux présents ici, il faut dire qu’un petit frisson parcourt l’échine. On dira pudiquement qu’ils sont éloignés de l’univers musical dont on cause ici. Il y a d’inoxydables classiques, certes, mais on reste proche des heures sombres de Nostalgie.
    Grégory Duby officie souvent en tant que Jesus Is My Son mais on l’a aussi croisé récemment en tant que moitié des très convaincants Secte et (...)

  • Kowari - Trail

    Kowari est le projet du violoniste Damien Chierici (Dan San, Yew) et du pianiste Louan Kempenaers (Piano Club, Aucklane) et propose un mélange de cordes et d’électronique. Oui, on a déjà entendu ça récemment chez d’autres duos comme Abraham Fogg ou MadSci. Mais le résultat est sensiblement différent ici et c’est une bonne chose, les comparaisons frontales ne sont jamais plaisantes.
    Tout d’abord, la force du duo belge est indéniablement mélodique. Quand ils ajoutent une trompette sur Daylight, on songe (...)

  • Baby Fire – Grace

    Les souvenirs ont parfois beau être anciens, ils peuvent être tenaces. Ce dont on se souvient de cet album de Baby Fire datant de 2011 (deux sont sortis depuis mais ont échappé à notre attention), c’est qu’il était plutôt abrasif. Onze ans plus tard, la situation a bien changé. Dans le casting tout d’abord puisque le duo est maintenant un trio formé de Ceìcile Gonay, Lucile Beauvais et Dominique Van Cappellen-Waldock.
    On avait déjà croisé cette dernière en tant que chanteuse de Keiki mais on a pu aussi (...)