Accueil > Musique > 2020 > Glass Museum - Reykyavik

Glass Museum - Reykyavik

vendredi 24 avril 2020, par Marc


Voilà un groupe qui ne nous avait pas laissé indifférents avec une formule qu’on avait déjà rencontré (chez Lymbic Systym par exemple) mais que le duo formé des Belges Antoine Flipo (clavier) et Martin Grégoire (batterie) avait poussé à son point d’incandescence. La musique instrumentale force le pouvoir d’évocation de toute façon. On a tout de suite succombé à leur façon d’être intense, leur pulsation combinée (le piano est un instrument percussif après tout) et ce n’est pas ce second album qui va nous faire changer d’avis.

On retrouve d’emblée cette combinaison fameuse de piano et de batterie et ça claque toujours. Mais ce n’est pas un procédé exclusif, d’autres pistes de synthé viennent rehausser le tout (Reykyavik). Il y a même des sons plus électroniques sur Nimbus II et ils ajoutent de la lourdeur. On n’est pas loin parfois des exercices récents de 65daysofStatic. Les synthés de Sirocco ajoutent une Une intensité folle l’air de ne pas y toucher. Le style reste mais une évolution est déjà sensible. Si le premier essai était marqué par une ascendance Jazz, celui-ci s’en affranchit un peu par ces touches synthétiques. C’est donc jazz dans son environnement et son élaboration, pas nécessairement dans l’efficacité du résultat. Ces racines exigent aussi l’excellence des instrumentistes et c’est le cas ici, sans démonstration aucune.

La fréquentation assidue de l’album permet de mémoriser facilement le tout, signe d’un sens mélodique indéniable et mis en avant. Chaque morceau a droit à sa petite poussée mais elle n’est fort heureusement jamais similaire. Clothing par exemple séduit par son intensité rentrée. Bref, cette musique instrumentale relevée, aérée et personnelle est la bande-son idéale de votre déconfinement.

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • Kowari - Trail

    Kowari est le projet du violoniste Damien Chierici (Dan San, Yew) et du pianiste Louan Kempenaers (Piano Club, Aucklane) et propose un mélange de cordes et d’électronique. Oui, on a déjà entendu ça récemment chez d’autres duos comme Abraham Fogg ou MadSci. Mais le résultat est sensiblement différent ici et c’est une bonne chose, les comparaisons frontales ne sont jamais plaisantes.
    Tout d’abord, la force du duo belge est indéniablement mélodique. Quand ils ajoutent une trompette sur Daylight, on songe (...)

  • Baby Fire – Grace

    Les souvenirs ont parfois beau être anciens, ils peuvent être tenaces. Ce dont on se souvient de cet album de Baby Fire datant de 2011 (deux sont sortis depuis mais ont échappé à notre attention), c’est qu’il était plutôt abrasif. Onze ans plus tard, la situation a bien changé. Dans le casting tout d’abord puisque le duo est maintenant un trio formé de Ceìcile Gonay, Lucile Beauvais et Dominique Van Cappellen-Waldock.
    On avait déjà croisé cette dernière en tant que chanteuse de Keiki mais on a pu aussi (...)

  • Glass Museum – Reflet

    Il est étonnant de constater à quel point un concept simple sur le papier (un piano et une batterie) peut se décliner. Le troisième album (si on inclut Deux) du duo belge Glass Museum montre qu’il est même possible de faire évoluer la formule. Leur style était déjà bien affirmé et on connaissait leur versant plus percussif, surtout si on considère le piano comme un instrument à cordes frappées. Ils avaient ensuite injecté un peu d’électronique au mélange pour un résultat toujours musclé. Les envies du (...)

  • Unik Ubik – I’m Not Feng-shui

    Quand on avait entendu Maggie Débloque, on n’avait pas tout de suite succombé. Peut-être que l’idée de s’en prendre (justement) à une ministre démise depuis des lustres ne semble pas l’idée de l’année. Surtout parce que la musique à haute dose d’énergie et de complexité attend son moment. Il est arrivé plus tard, et il est arrivé, et l’album passe d’un coup d’un seul. Parce qu’une fois que l’envie est là, on apprécie cette étreinte qui jamais ne se desserre.
    Le chant décalé et choral est dans les canons (...)