Accueil > Musique > 2020 > Great Men With No Fear - Old Loved Ones

Great Men With No Fear - Old Loved Ones

vendredi 8 janvier 2021, par Marc


La musique folk ou à tendance acoustique est très variée, il serait compliqué et fastidieux de tout classer mais il peut être intéressant de tenter des rapprochements. Ainsi, ce qu’on entend sur le premier album de Frédéric Laval, Bordelais exilé à Bruxelles, peut être vu comme le versant plus éthéré du style, et c’est une inclination qu’on apprécie énormément.

Voix de tête, arpège, une basse discrète, une batterie étouffée, des notes de piano éparses, on a bien affaire à une école plus impressionniste qu’accords plaqués donc. Plus proche de DM Stith que de, disons, Sophia. Cette voix monte encore sur le délicieux Poems From Beirut et on a le meilleur moment de cet album. On a aussi des bribes d’harmonies vocales qui sont alors la matière première du morceau (Even The Lovers Die) et on peut alors penser aux moments purement acoustiques de Midlake.

Il faut dire qu’il réussit tout ce qu’il entreprend ici, seul ou avec la voix de Heater Hammers sur Between The Relief and The Pain qui constitue le versant le plus éthéré de son style. Et on applaudit aussi quand il s’ouvre plus sur le final Sunflowers Paintings. On n’a jamais assez de douceur. Il faudra peut-être attendre d’y être parfaitement disposé mais si vous passez ici de temps en temps, vous devriez vous y frotter sans retard.

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • Dekker – I Won’t Be Your Foe

    On a une tendresse particulière pour ceux qui partent d’une matrice folk pour en faire quelque chose d’un peu différent, mine de rien. Parmi ceux-ci on comptait le duo Rue Royale dont un des membres revient en solo sous le nom de Dekker.
    Il s’en dégage un aspect cool et actuel qui plait immédiatement. Il profite notamment d’une haute tenue mélodique (Small Wins). Sa voix immédiatement sympathique, même en mode falsetto (Do It All Again). Et quand le tempo se fait plus soutenu, on entend un morceau (...)

  • Gabriiel – Treasure in The Garden

    Les artistes français pratiquant avec talent des genres folk et dérivés font partie des amis de nos oreilles. On avait déjà ajouté Gabriiel à Raoul Vignal ou The Wooden Wolf à la liste sur foi d’un prometteur premier EP. Evidemment, on est restés aux aguets pour le premier album et on n’a pas eu tort.
    La plage titulaire montre déjà une belle palette, avec ces cordes majestueuses et graves, de belles harmonies avec la choriste qu’on retrouvera tout au long de l’album et une sensation d’ampleur et la (...)

  • Barzin - Voyeurs in The Dark

    Si les rencontres avec Barzin sont plutôt espacées, les retrouvailles ont toujours été faciles. Il s’est en effet passé 8 ans depuis son dernier album. Le chanteur canadien a en tous cas mis à profit cet intervalle pour faire évoluer son univers.
    On ne retrouve donc plus vraiment d’arpèges acoustiques. Exit donc les ressemblances autrefois flagrantes avec Spain, remplacées par une légèreté de tous les instants qui est à la fois la force et la potentielle réticence. Force parce qu’on n’a plus (...)

  • Jem Bosatta – Loss + Love (EP)

    On avait reçu ces morceaux il y a un petit temps déjà, apprécié cette capsule intime et hors du temps. Et voici cet EP dans le monde avec une pochette est un peu trompeuse. On ne se doute pas à quel point on s’apprête à écouter des morceaux folk vraiment intemporels. L’artiste anglais installé à Berlin s’impose d’emblée comme un songwriter de haut vol.
    Comment susciter l’émotion sans avoir l’air de quémander des larmes de la part de l’auditeur ? C’est toujours difficile à dire mais ici il y a quelques pistes (...)