lundi 21 août 2006

Avant même que l’ami Steve ne pointe sa voix, on est déjà sous le charme. C’est qu’on a reconnu le gimmick hypnotique de How soon is is now ?, un des morceaux les plus emblématiques des Smiths. Le second live officiel après Beethoven was deaf qui reprenait en grande partie les titres de Your arsenal, son plus léger album à ce jour est donc lancé de fort jolie manière.
Du précédent enregistrement à Paris en 1992 ne subsiste que November spawned a monster. Et c’est une des plus marquantes caractéristiques de ce live : des titres des Smiths (quatre ici, mais d’autres ont été joués pendant la tournée) qui sont enfin joués, comme si Morrissey ne les ressentait plus comme un poids. Certains titres n’ont pas été des tubes mais sont devenus véritablement des classiques. L’illustration la plus lumineuse est Bigmouth strikes again, qui reprend du service ici en montrant combien Morrissey est un interprète rare et précieux. Imparable. L’effet secondaire pervers est de faire paraître bien fades des titres récents qui suivent (I like you, Let me kiss you).
L’autre caractéristique est la présence massive de titres du dernier album. Il est vrai que celui-ci a marqué un retour au premier plan, une maison de disques satisfaite et des ventes dignes de son talent. Ne subsiste presque plus finalement du reste de ses oeuvres solo que le The more you ignore me, the closer I get du formidable Vauxhall and I. Ce choix se justifie puisque certaines chansons tiennent plutôt bien la route (The first of the band to die, Irish blood, English heart, I have forgiven jesus) mais beaucoup moins pour les autres. Dans le même ordre d’idées, le reggae tordu de Redondo beach ne passe pas des masses non plus.
En dépit d’un groupe bien lisse, la voix du Moz (une des plus formidables qui soient) est intacte comme son envie. Un grand moment donc. De plus, si ça pouvait permette à certains de découvrir l’oeuvre des Smiths (à propos, la sélection des titres des deux best of est vraiment impeccable), ça ferait quelques heureux de plus sur terre et ce serait déjà ça de gagné. (M.)
Une des conséquences étranges de l’ouverture de la fenêtre d’Overton comme une baie vitrée exposée très à droite est que le discours autrefois passablement éreintant de Morrissey devienne plus mainstream. Mais rassurez-vous, il arrive à se plaindre quand même. Que ce soit pour fustiger l’anonymat de sa tournée alors que toute la presse anglaise en parle ou pour annuler un concert parce qu’il a (…)
Découverts la même faste année 1994, Pulp et The Divine Comedy constituent toujours des repères 31 ans (ouch...) après. Le hasard veut qu’ils nous reviennent tous deux en 2025, dans une bonne forme qui semble imperméable au passage du temps.
Le côté résolument hors du temps, hors de ce temps plutôt, facilite sans doute la prise d’à¢ge de la musique de Neil Hannon. Le talent faisant le reste. (…)
Non, je n’aurais jamais pensé critiquer l’actualité d’un groupe comme Pulp (on en avait parlé ici pourtant). On craint d’ailleurs souvent ces retours venus de nulle part tant la fibre nostalgique permet de plans marketing. Personne ne pense une seconde qu’Oasis se reforme sur des bases artistiques et pour proposer du matériau neuf et excitant.
C’est dans ce contexte un peu suspicieux que (…)
Dansante et hédoniste, la musique de Snapped Ankles se veut une distraction volontaire, un mécanisme de survie assumée plutôt qu’un aveuglement négation. Et c’est vraiment vital ici et maintenant. La danse comme manière de rassembler et d’évacuer. Pourquoi pas, surtout que ça n’inhibe pas l’action par ailleurs.
Surtout que sur le cinquième album de la formation londonienne n’est pas (…)