Accueil > Musique > 2021 > Louis Laurain - Pipes, Pipes, Patterns

Louis Laurain - Pipes, Pipes, Patterns

mercredi 14 juillet 2021, par Marc


Et si le meilleur moyen de deviner ce qu’on entendra sur un album inconnu était d’en connaître le label. On a découvert il y a peu Carton Records et le point commun entre tous ces artistes (RIFO, Abacaxi, Gilles Poizat, Sebastien Brun) est une exigence et un goût de l’exploration jamais démenti.

Il n’est pas inutile de commencer par une petite description du procédé. La base du travail de Louis Laurain, ce sont des trompettes, utilisées comme instrument (sisi) mais aussi modifiées et utilisées pour leurs propriétés de résonance et cette matière est amplement retravaillée.. Mais ceci n’est pas une expérience, c’est un album.

On est clairement dans ce qu’on appelle parfois la musique concrète. Pourtant, ce sont de ‘vrais’ morceaux, avec des textures, des variations. Pour une fois, le titre de l’album donne une une idée du contenu Si Satellites for Nawel fait appel à des sons plus grinçants, il arrive à injecter suffisamment de musicalité pour qu’on continue à le suivre. La plus éthérée plage titulaire apporte un équilibre bienvenu à un album aventureux et lisible.

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • Déclic Vol 1 : Mutant

    Parfois le contexte d’un album est plus complexe à détailler que le contenu lui-même. Ici, ce sont deux collectifs de Caen, Collectif Toujours et Neuvième Ruche qui ont rassemblé des artistes électroniques (musiciens mais aussi chorégraphes) et ceci est le produit de leur collaboration. Pour l’exhaustivité, citons les noms des artistes impliqués : Nömak, Canblaster, Gauthier Toux, Samba de la Muerte, Philippe Boudot, Morgane Carnet, Nils Peschanski, Neysa Barnett.
    Difficile donc de discerner les (...)

  • Yann Tiersen - 11 5 18 2 5 18

    Il y a plusieurs carrières dans la carrière de Yann Tiersen, ou à tout le moins des périodes, qui s’entrecroisent, reviennent aussi parfois. On ne va pas refaire le parcours à chaque fois mais si on l’a laissé sur des albums au piano et d’inspiration bretonne, on a aussi beaucoup apprécié son approche du post-rock.
    L’origine de cet album remonte à la préparation d’un set pour le festival Berlinois de synthé modulaire Superbooth. Il en a profité pour se plonger dans les pistes de son album récent Kerber de (...)

  • !!! - Let It Be Blue

    Pour un groupe qui semblait se placer dans une mode, !!! (on peut dire tchik-tchik-tchik quand on cause) a une remarquable longévité. Qui plus est, s’ils sont restés fidèles à ce qui fait leur spécificité, un groove irrésistible et la marque de glande internationale de Nick Offer. Ils ont de plus ajouté sur leurs dernières parutions une dose de mélancolie de dancefloor de très bon aloi et on est contents de la retrouver ici. Le ressenti les rend plus intéressants.
    Une oreille distraite aurait sans (...)

  • Plastikman and Chilly Gonzales - Consumed in Key

    Plaquer du piano sur un album électro semble une idée improbable. Mais repousser les limites de l’improbable semble une mission de tous les jours pour Chilly Gonzales. Il a ici jeté son dévolu sur un classique electro de Plastikman (un des prête-noms du génial Richie Hawtin) sorti en 1998 sous la houlette d’un troisième comparse canadien, Tiga.
    Si j’ai usé l’incunable Transitions, acte fondateur minimal, je n’ai jamais plongé plus avant mes explorations du maitre. Une erreur sans doute partiellement (...)