Accueil > Critiques > 2021

Octantrion - II

mercredi 17 novembre 2021, par marc


Non, la musique d’inspiration celtique n’est pas exactement la préoccupation principale de ce site. Question de goûts, certes mais aussi d’opportunités. Le duo formé d’Éléonore Billy et Gaëdic Chambrier nous en offre justement une, saisissons-la. On nous les présente comme des références du genre et franchement, cet album tend à le démontrer.

Post-rock celtique ? On pourrait le dire par paresse mais il faut aussi admettre que ça a un peu de pertinence aussi. Le son de batterie est indéniablement plus lisse par contre, étrangement discret sur Hugin. Les entrelacs de violon ne tombent jamais dans le joli, gardant une ligne à la fois directe et louvoyante qui maintient l’attention de bout en bout, tout comme l’utilisation de thèmes récurrents.. Un violon qui occasionnellement peut se faire moins folk (Element) et surtout beau et majestueux (Munin).

Après avoir entendu leur single et le début d’album, on est presque surpris d’entendre du chant. Il est beau, ce Dead King, ne brise pas la cohésion tout en offrant autre chose. On se sent forcément un peu moins concernés quand ils se mettent à un folk plus traditionnel avec En Gang Nar Jag Ska Do. Mais ils assurent aussi la musique de danse de Dans.

Dénuée de clichés, la musique d’Octantrion se permet de partir d’une matière première balisée pour démontrer un savoir-faire et une densité à laquelle on ne s’attendait pas.

    Article Ecrit par marc

Répondre à cet article

  • Dan San - Suite

    On se doutait bien à l’écoute de l’excellent Grand Salon que l’évolution de Dan San n’était pas temporaire. En clair, ils ont un plan. Rappelons que pour les autres envies, les membres font aussi partie de formations comme The Feather, Pale Grey ou Condore. Donc, quand ils reviennent au camp de base, c’est pour se donner les moyens de converger ensemble vers un style identifiable. La mise en son est (...)

  • Ella Ronen – The Girl With No Skin

    Fuck Cute/I’m Tired of Cute/Cute has never served me
    Il ne faut pas se laisser tromper par la délicatesse d’Ella Ronen. Si on est séduit d’emblée par les plaisirs doux qui ne sont pas sans rappeler ceux de Marie Modiano (référence ancienne on en convient...), la jolie voix propose une écriture plus profonde, sans doute parce qu’elle repose sur un substrat qui a son content de drames.
    Une des (...)

  • Tomasso Varisco – These Gloves

    Les amis de nos amis (même récents) deviennent bien vite nos amis. En découvrant Stella Burns il y a peu, on ne savait pas que d’autres artistes se cachaient derrière comme Tommaso Varisco auquel Stella Burns prête ici main forte. Si ceci est moins marqué par l’americana mais c’est évidemment ce genre de terreau qui l’inspire. On est donc invités dans un road trip. Mais pas sur la route 66, ce périple (...)

  • Stella Burns - Long Walks in the Dark

    L’influence culturelle des Etats-Unis est telle que même les plus endémiques de ses expressions sont reprises partout dans le monde. Le cas de l’Americana est assez typique, on en retrouve des partisans tout autour du globe et c’est d’Italie que provient celui-ci, nommé Gianluca Maria Sorace mais officiant sous le nom de Stella Burns.
    Sa voix est belle et claire et reçoit aussi le renfort de Mick (...)