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Séance de rattrapage #99 - Almeeva, mokroïé

vendredi 24 décembre 2021, par Marc


Almeeva - To All My Friends (EP)

Une certaine énergie house souffle dès la première seconde de cet EP du multi-instrumentiste et producteur Gregory Hoepffner. Cette petite dose d’énergie, on est revenus la prendre souvent en tous cas. Cette énergie peut aussi faire semblant de s’engourdir. Explorer en sort pour quelque chose de plus insidieux, plus intéressant. C’est un hommage à l’artiste trans Beverly Glenn-Copeland dont quelques mantras font mouche.

Et puis paf, Even Out Weatherhall (hommage à Andrew comme vous l’imaginez) passe la surmultipliée pour une transe pure et simple, avec des sons un peu plus distordus qui marquent un des moments les plus dans-ta-face de l’année. Et on en redemande. Mais comme si ces variations ne suffisaient pas pour cinq titres, la voix féminine de Diane Pellotieri donne un aspect franchement plus éthéré à Slow Facing. Cette incursion hors de notre camp de base a été tellement salutaire que c’est peut-être un des EP les plus écoutés de l’année.

mokroïé - W O R K S 2 K 1

Non, ces morceaux ne semblent pas figurer sur l’album dont on vous a parlé en 2019, ceci est un EP de remixes d’autres artistes. Ce qui nous permet donc de découvrir les Australiens de Howlite et les Français de TRANK. Non qu’il faille décider, mais notre préférence va aux premiers, parce que la voix féminine plait immédiatement. Plus que la masculine de l’autre formation, certes parfaitement en place, mais avec ce ton rauque de rock classique qu’on aime voir associé à de l’électronique. La raison qui nous a toujours tenu à l’écart de Trent Reznor, référence inévitable sur Troubled Times.

Le côté plus héroïque de The Ropes, donnant un petit air Depeche Mode bien plaisant (avec une densité finale assez bluffante). Ne connaissant pas les versions de base, on se contentera de dire que tout ici a un trait définitif, ne sentant jamais l’apport ultérieur, ce qui est bon signe. Il y a aussi un instrumental plus spectaculaire, plus conforme à ce qu’on connaissait de lui. Bref, le savoir-faire du Français Francesco Vigilio n’est plus à prouver et trouve ici une nouvelle expression.

Mule Jenny - All These Songs of Love and Death

C’est tout seul comme un grand que le batteur Etienne Galochet (membre de We Insist ! ou Zarboth, j’avoue que je ne connaissais pas non plus...) a composé toutes les pistes de son premier album. Non, ce n’est pas un disque de confinement, sa genèse est antérieure.

Le résultat est ce qu’on appelle parfois de l’art-pop et rappelle forcément d’autres œuvres d’artistes seuls aux commandes (Aqueduct, ce genre...). Parce que les guitares semblent parfois un peu tortueuses (on n’a pas dit fortes) et que les mélodies semblent métastables, attendant la moindre occasion de prendre la tangente.

Mais ce n’est pas trop complexe non plus, on parle de pop après tout (Cross The Line). Ne vous attendez pas à être pris dans le sens du poil à chaque fois (We Don’t Make A Sound). C’est logiquement quand le propos se resserre, voire se ralentit qu’on apprécie le mieux (Joy and Deception). On avait perdu l’habitude de ces riffs hachés et cet album prpose une sorte de retour dans le temps. Parce que si le son n’est pas daté du tout, la veine indie est clairement remise au gout du jour avec brio.

Article écrit par Marc

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