Accueil > Musique > 2022 > Fanfara Station - Boussadia

Fanfara Station - Boussadia

mercredi 21 septembre 2022, par Marc


Fanfara Station, c’est le multi-instrumentiste tunisien Marzouk Mejri, le trompettiste américain Charles Ferris, et le producteur/DJ italien Marco Dalmasso. Ensemble, ils tentent de mélanger l’énergie des rythmes et chants du Maghreb avec celle d’un dancefloor. Et ça marche parce que Nagran est un méchant groove rehaussé d’électronique. Mais sans tomber dans le gros beat qui tache. Une performance en soi, un résultat à haute dose énergétique.

Cet album est majoritairement chanté en Arabe et outre la visible virtuosité de prononciation, ça donne une pêche dingue de Madinafrika. Parfois aussi on part du sol pour monter irrésistiblement. C’est ce qui fait le plaisir du final Ya Bala.

Parfois c’est le corps qui décide pour nous. Et il a sans doute envie de se trémousser ici, alors on suit alors on vous en parle. Ma posologie est de répartir l’écoute de cet album en portions pour garder l’envie et l’énergie. Les miennes, les leurs semblent inépuisables. Mais ils ménagent tout de même quelques moments de répit, et leur densité ne faiblit pas, nous gratifiant de réflexions en français sur le sens de la vie (Sabra). L’album coup de soleil dont votre rentrée a besoin.

Article Ecrit par Marc

Répondre à cet article

  • C’mon Tigre – Scenario

    On connaissait déjà la formation à l’étrange patronyme félin mais on a bizarrement attendu leur troisième album pour vous en parler, sans doute parce que l’équilibre atteint ici nous parle plus. Leur style s’inspire un peu du Jazz mais plus pour l’ampleur et la liberté, le résultat étant souvent ensoleillé.
    Par exemple, Supernatural avec ses soli déstructurés se présente comme point médian entre Portishead et Calexico. Cette dialectique entre soleil et plus de froideur baigne tout cet album et en fait le (...)

  • Giovanni Dal Monte - Anestetico

    Et si on parlait d’un double album de musique électronique largement improvisée ? On est aussi là pour tester des limites aussi, même si ce double album ne vous perdra surement pas. Giovanni Dal Monte a une grande expérience en musique de films (ceux de Bruce LaBruce par exemple), de documentaires et d’expositions d’art et nous propose ici deux volumes pour englober deux concepts, articuler deux arcs.
    Le premier volume fait la part belle au glitch, voire un peu de techno déviante (Komm Tanz Mit (...)

  • I Speak Machine – War

    Les albums ne sont pas toujours ce qu’on en attend. Le titre et la présentation évoquent une violence qu’on ne retrouve pas forcément. La plage titulaire correspond assez pourtant, avec une electro martiale mais pas trop, qui fait forcément usage de sons des années ‘80 mais avec une verve moderne. On peut la situer dans le sillage de choses qui nous ont plu comme Camilla Sparksss ou Jeanne Added. Mais ces deux-là avaient placé leur barre tellement haut qu’il est compliqué de surpasser (surtout pour (...)

  • Déclic Vol 1 : Mutant

    Parfois le contexte d’un album est plus complexe à détailler que le contenu lui-même. Ici, ce sont deux collectifs de Caen, Collectif Toujours et Neuvième Ruche qui ont rassemblé des artistes électroniques (musiciens mais aussi chorégraphes) et ceci est le produit de leur collaboration. Pour l’exhaustivité, citons les noms des artistes impliqués : Nömak, Canblaster, Gauthier Toux, Samba de la Muerte, Philippe Boudot, Morgane Carnet, Nils Peschanski, Neysa Barnett.
    Difficile donc de discerner les (...)