mercredi 26 avril 2023

Il est des noms qu’une longue inactivité n’arrive pas à effacer. La dernière fois qu’on avait eu des nouvelles de Patrick Wolf c’était pour Sundark and Riverlight et il s’est imposé comme celui qu’on a le plus écouté. Ces relectures plus ‘organiques’ étaient impeccables et balayaient bien sa belle discographie. Il reprend les choses ici où ils les avaient laissées un peu en amont en renouant avec des expérimentations plus électroniques antérieures au ton plus policé et moins passionnant de Lupercalia.
Sa voix de baryton est toujours impressionnante mais surtout propose une modulation, une élasticité qui font des merveilles. Il peut ainsi ralentir et rester percutant, quitte à relancer les choses sur Dodona. On retrouve avec plaisir son versant le plus versatile, mêlant une voix expressive, son violon et des bidouillages reviennent dès Nowhere Game.
Evidemment, vingt ans après, l’effet de surprise d’un wonder-boy qui débarquait de nulle part n’est plus là . On dirait que le temps n’a pas passé même si visiblement la vraie vie n’a pas été tendre avec lui. Son style n’a pas vraiment changé et la bonne nouvelle, c’est qu’il semble toujours moderne et pertinent. On espère que c’est un nouveau départ pour lui, tant personnellement que musicalement. Cet EP qui remet son talent sur le devant de la scène est en tout cas plus qu’une promesse.
Il y a des artistes, comme ça, qui ne nous ont jamais déçus, à propos desquels on n’a jamais dû tempérer l’enthousiasme. Le Norvégien Einar Stray fait indéniablement partie de ce contingent. Cet attachement qui s’est manifesté pour Einar Stray Orchestra ou Mildfire avait commencé en 2011 et cet incroyable Chiaroscuro. On a réécouté l’album pour l’occasion et c’est toujours un grand plaisir. Le (…)
Etrange que les sorties d’un groupe qui nous est si cher échappent parfois à notre vigilance. Il faut dire que si leur style est toujours reconnaissable, l’ambition de leurs albums est variable. Au très spectaculaire et généreux ...And Out of the Void Came Love avait en effet succédé le plus intime Asphodels qui avait aussi moins marqué. On comprend très vite qu’on va rester proches de ce (…)
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En effet, à l’instar de Songs Against The Glaciation et de la tournée qui a (…)
Le premier album de Mathis Agenkin est une belle illustration de ses racines françaises et turques, de sa solide formation de pianiste et d’envies éclectiques. C’est comme ça qu’une des tendances de ce Passage des Fleurs est le piano solo.
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