vendredi 22 mars 2024

Plusieurs morceaux étaient disponibles et ont attisé l’attente qui n’a pas été déçue par ce premier album de Danube dont les noms de morceaux sont des capitales européennes. Oui, un peu comme dans La Casa de Papel. Ce qui n’est pas clair par contre c’est qui se cache derrière ce projet. C’est secondaire évidemment, la musique primant tout.
Quoi de plus compliqué à définir qu’un son ? C’est un challenge récurrent des critiques de musique électronique où la gamme est très vaste. Berlin est un grand morceau, déjà . La structure rà¢peuse du son est un excellent contrepoint à la limpidité de la mélodie. Mais ce n’est nullement un procédé, chaque morceau joue sur ses qualités propres. On retrouve les plaisirs de Pantha Du Prince à son zénith. Lisboa a aussi cette ampleur, cette mélodie en entrelacs. Mais comme on l’a dit, les plaisirs viennent de l’étendue de la palette, de la basse bondissante de London aux voix de Paris.
Voici donc l’exemple typique de l’album qui enchante les oreilles mais dont on peine à trouver les mots pour partager l’enthousiasme. L’euphorie peut naître de sources inattendues. Complexes et tendus, les morceaux déjà connus de Danube ne laissaient pas présager cette constance et cette cohérence.
On le signale trop peu, mais certains labels sont des sources de bonheurs auditifs assez manifestes. Sinnbus par exemple nous a présenté Eilis Frawley, Dekker, Einar Stray, Close Talker, Mildfire, Painting, Rue Royale, The/Das ou Yeah But No. Une belle collection que ne dépare évidemment pas Odd Beholder tant Daniela Weinmann continue à nous enchanter.
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