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Jojo : Jojo

mercredi 23 août 2006, par Fred


Je sais c’est très mal ce que je fais : commencer une chronique avec des a priori comptables à la tonne...

Quoiqu’il en soit, voici donc la dernière lolita en date, Jojo. Un nom aussi simple n’augure déjà rien de bon, un album éponyme ne fait que confirmer les craintes, on est bien ici devant un produit marketing de grande consommation (nom facile, retenable même par les imbéciles).

Mais laissons le marketing pour regarder du côté de la musique. Tout d’abord et contrairement à ce qu’on tente de nous vendre (une auteur/compositeur), la demoiselle de 17 ans n’a participé à l’écriture que de trois morceaux de l’album… Mais ne soyons pas si mauvaise langue.
La musique disais-je…. ne m’inspire vraiment pas ! On a droit au fourbi classique d’un album de R’n’B et pour peu que je sois distrait, je pourrais facilement imaginer être en train d’écouter un album de Beyonce Knowles, en plus gentillet et plus niais.

Bizarrement un morceau sort un bon du « bruit de fond », Leave. Morceau catchy par excellence, surproduit, avec les backings reprenant le couplet sous-mixé, il s’imposait de lui-même comme le premier single. Cependant, je ne donne pas deux semaines avant que l’envie de jeter le poste me prenne à chaque fois que je l’entendrai à la radio !

On peut donc dire sans se tromper que l’audience visée par Jojo et ses managers est simplement celle qui fut il y a de cela 4 ans celle des Britney, Christina et Beyonce : les gentilles adolescentes….. Dont nous ne faisons pas partie pour sur. (F.)

Article Ecrit par Fred

P.-S.

PS : Tu vois Marc, moi aussi je peux dire du mal d’un CD de temps en temps
PPS : Qu’est ce qui m’a pris d’aller louer ce CD !
PPPS : Sur Amazon, ce CD est proposé en offre conjointe avec... Speakerboxxx de Outkast ! C’est vraiment n’importe quoi. un peu comme ’Profitez de notre offre Lorie + PJ Harvey’. Ils vont arrêter un jour de se moquer de nous, tu crois ?

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