lundi 3 février 2025, par

Si Mogwai est un des premiers noms qui vient à l’esprit quand on parle de post-rock, ils en ont abandonné bien des recettes il y a fort longtemps. C’est sans doute cette volonté d’évolution, certes mesurée mais constante qui leur permet ces 30 ans d’existence déjà et de nous gratifier d’un onzième album.
Une constante, c’est leur amour du titre tordu, sans doute des private jokes opaques mais qui apparaissent comme autant de surgissements. On en rencontrera des gratinés ici aussi.
Certes, la tension se construit patiemment sur le premier morceau à force de répétition. It puis il y a du chant, toujours noyé d’effets, comme un instrument supplémentaire plus que comme une chanson. Mais ce morceau qu’on pensait retomber ne lâche en fait jamais l’étreinte. De même, la voix vocodée semble mettre Fanzine Made of Flesh sous l’éteignoir. Mais non, les guitares reprennent le dessus. Mais il y a aussi des morceaux plus doux et denses comme Pale Vegan Hip Pain. Le travail de John Congleton (qu’on avait déjà cité ici pour ses réalisations chez Xiu Xiu, Regina Spektor, Midlake ou The Decemberists et qui a un palmarès très touffu) n’a pas ici visé la folie mais le renforcement des acquis.
On n’attend plus vraiment l’adrénaline et ce n’est pas plus mal comme ça, surtout que les moments forts sont bel et bien là. Personne ne fait vrombir les guitares de Hi Chaos comme eux. Ce n’est pas du romantisme échevelé mais l’intensité est bien là, la distorsion d’If You Find This World Bad, You Should See Some of The Others. Pas étonnant que leur compétence s’est mise au service de musiques de films, séries ou documentaires.
Si le genre est moins présent qu’il y a quelques années, on écoute toujours régulièrement du post-rock. Qu’une formation trentenaire arrive toujours à émerger, à imposer sa spécificité, qui plus est sans jouer des ficelles du passé est assez remarquable.
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