lundi 12 mai 2025

C’est un chant doux et du piano qu’on entend sur le beau Mater qui lance cet album. Puis les choeurs évoquent plus le classique contemporain. Ce premier brillant morceau fait plus que planter le décor, il anticipe la diversité de ce qu’on entendra sur le sixième album de la musicienne Belge Valérie Leclerc.
Si les références littérales sont rares, on peut néanmoins la situer dans un continuum entre classique contemporain et tendances plus acoustiques et plus, disons, folk limpide. Cette dernière envie est plus prégnante sur la simplicité de Sans Heures ne Puys. Ou bien les arpèges (de harpe ?) de The Liberator évoquent Shara Nova/Worden/My Brighters Diamond ou Clogs. Mais la simplicité n’est que de façade. Elle rend la forme plaisante tout en réservant sa luxuriance à une écoute plus approfondie. Et puis sa voix est plus facilement sympatique que celle d’une Joanna Newsom.
A l’opposé Yes No Maybe Yes Again Again est plus à¢pre, avec un piano plus contemporain et des choeurs plus inquiétants. Non, ceci n’est pas un album pop. Accessible sans doute, il a ses moments sans concession aussi (Interlude #2) et peut évoquer Philippe Glass quand il s’aventure aux confins du classique contemporain sur The Sun (is a blood disorder). Le plus remarquable, c’est que ces tendances presque antagonistes apparaissent comme cousines à l’écoute de l’album, voire même au sein d’un seul morceau. Avec ses choeurs intenses et un piano fort, Midnight Seam a des moments rien que poignants. A vous de vous lancer à l’écoute de cet album complexe mais lumineux.
Il faut l’avouer, le concert de Ghinzu l’an passé au festival des Solidarités avait évoqué bien de bons souvenirs, de festival notamment. Coïncidence de la programmation, dEUS était aussi présent dans une configuration extrêmement nostalgique, avec le line-up originel et le premier album joué en intégralité et encore plus de souvenirs remués (oui, c’était une programmation pour quadras). Il (…)
Quand on partage des communiqués de presse via des brèves, c’est par souci d’exhaustivité, ce qu’on y présente couvrant un spectre plus large que celui de nos goûts (litote). Mais il arrive aussi souvent qu’on en profite pour faire de belles découvertes. Ainsi, La Fête de la bruxelloise ML nous avait tapé dans l’oreille si on peut dire. Et dans un contexte où les artistes fancophones (…)
Le manque de batterie n’a jamais été manifeste chez le duo belge La Jungle (Rémy Venant et Mathieu Flasse) tant leur musique a toujours été percussive en diable. Pourtant, ils ont recruté un second batteur (David Temprano, qui officie aussi seul en tant que Landrose) et le moins qu’on puisse dire, c’est que le nouveau trio envoie du lourd. C’est donc primal, un peu bestial mais ils ont (…)
C’est éminemment subjectif mais quand j’entends un nom de formation comme ça, je suis déjà dans de bonnes dispositions. Lesquelles sont encore renforcées par le souvenir d’un premier EP qui posait de très belles bases.
Le truc de Chaton Laveur, donc, c’est de s’appuyer sur des bases krautrock pour une euphorie bien plus pop. Le duo liégeois (Julie Odeurs et Pierre Lechien) est cependant (…)
Seedhead marque le retour d’un artiste qui nous avait envoûté il y a un petit temps déjà et rappelle pourquoi on avait tant aimé ça. Le ton est encore plus apaisé encore, renforçant cette impression de distance, suscitant une envie d’abandon. Portées par une belle voix, les morceaux sont lents, un peu répétitifs, comme une mélopée lancinante. C’est l’impression d’ensemble qui prime tant la (…)
Avec un parcours atypique de l’électronique vers une relecture très particulière du folk et une personnalité indéniable, la personnalité de Fink est toujours aussi reconnaissable. Et ces énièmes retrouvailles se sont encore une fois révélées bien gratifiantes.
Une fois atteinte la balise du blues acoustique le plus dépouillé de Fink’s Sunday Night Blues Club, Vol. 1, il était revenu à des (…)
En plus d’être remarquablement achalandé (Maxwell Farrington & Le Super Homard, The Apartments, Feldup, Raoul Vignal, GRIVE, Stéphane Milochévitch, Nadine Khouri...), Talitres a le bon goût d’envoyer ses albums bien en avance. Donc on a beaucoup de temps pour s’en imprégner sans être pressé par l’actualité. Et souvent, c’est au bénéfice des artistes. Spécialement dans le cas du duo mixte (…)
On ne maintient pas ce genre de classement, mais il est clair que certains artistes ont toujours eu la cote et ont empilé les étoiles ici. Ce huitième album (c’est le ’Op.8 dans le titre) de The Wooden Wolf ne va pas refroidir notre enthousiasme à son égard comme on va le voir.
Et ça attaque dès Flutter qui signe des retrouvailles tellement précieuses. Le fantôme d’Eliott Smith, voire celui (…)
Si cet album de Cécile Seraud se place fort logiquement dans la lignée de son beau Xaosmais le contexte en est radicalement différent. Elle a en effet été sollicitée par une famille en deuil qui lui était proche pour un album hommage, une sorte de lettre d’amour. Le résultat est forcément poignant mais ne vire jamais au pathos. C’est d’une légèreté remarquable, un hymne à la vie qui s’exprime (…)
Les fusions de classique et d’autre chose sont légion et peuvent prendre une grande variété de formes. De l’amplification symphonique aux tentations plus pop de chanteuses de formation lyrique comme Shara Nova (My Brightest Diamond) en passant par les frontières rendues poreuses par des artistes comme Rufus Wainwright. Le cas qui nous occupe avec le trio basé à Copenhague est encore différent (…)
Les frontières entre la musique et l’art contemporain sont poreuses et Denis Frajerman a toujours su s’immiscer dans les interstices. Que ce soit en tant que membre de Palo Alto, à la manœuvre des imposantes Variations Volodine ou sur de beauxalbums solo, il a toujours trouvé l’équilibre entre exigence du propos et beauté du résultat. Il sait aussi s’entourer comme on le verra.
Inspiré d’une (…)
Yann Tiersen est un artiste qu’on croit connaitre depuis longtemps, mais qu’on a aussi appris à redécouvrir régulièrement depuis un peu plus d’un quart de siècle. De la valse aux confins du post-rock en passant par l’électronique analogique et le piano solo, il a beaucoup essayé avec un bonheur certain. Cet album-ci n’explore pas une nouvelle piste, mais deux. Vous pouvez même choisir l’ordre (…)