mercredi 14 mai 2025

On vous avait déjà parlé de cette formation française à l’occcasion d’un EP sympathique qui montrait de belles dispositions. On change résolument de braquet ici avec 21 titres pour 40 minutes de musique. Mais la longueur n’est pas la seule évolution, la consistance et la constance sont aussi de la partie.
Et puis il y a un concept, on peut voir cet album comme une visite de maison (forcément un peu hantée sur les bords...). Donc il y a un violoncelle mais en support, c’est de la musique pop avant tout à laquelle l’instrument ajoute un côté organique. On le sent dès l’entame de When The Wind Blows.
Pas de doute, ça fonctionne à tous les coups comme sur Bathroom Steam ou Out of The Dark. Battement binaire, violon envoà »tant, c’est le genre de morceau qui encapsule un style. On apprécie spécialement le très beau violoncelle sur The Monster Inside You. On retrouve l’émotion des perles indés d’il y a quinze ans, Ra Ra Riot ou The Rural Alberta Advantage en tête et ça fait un bien fou. Il y a de belles harmonies aussi sur So Many Ghosts. Evidemment, des groupes comme Cloud Cult poussent le bouchon encore plus loin mais on approche de ces sommets-là .
Le tout est agrémenté de petites séquences instrumentales, qui peuvent être plus que des intermèdes (Attic Doors). Entre les deux, des morceaux peut-être moins percutants mais toujours réussis (Living), qui savent qu’ils n’ont pas besoin de la vitesse pour rester en vol (Lightness). Quitte à judicieusement faire appel à un peu plus de lourdeur pour appuyer Lumber Room.
Comley Pond était sympathique, les voici convaincants, sà »rs d’eux et avec sous le bras les morceaux que leur style mérite. Réussir impose de jouer franco, d’étaler ses qualités et de saisir sa chance, exactement ce que le groupe français vient de réussir.
Le premier album de Mathis Agenkin est une belle illustration de ses racines françaises et turques, de sa solide formation de pianiste et d’envies éclectiques. C’est comme ça qu’une des tendances de ce Passage des Fleurs est le piano solo.
Solo mais pas dépouillé, avec quelques nappes pour encore en déployer la délicatesse. Et il est bien joli ce Where The Birds Are. Ce piano sert aussi de (…)
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