vendredi 13 mars 2026

C’est éminemment subjectif mais quand j’entends un nom de formation comme ça, je suis déjà dans de bonnes dispositions. Lesquelles sont encore renforcées par le souvenir d’un premier EP qui posait de très belles bases.
Le truc de Chaton Laveur, donc, c’est de s’appuyer sur des bases krautrock pour une euphorie bien plus pop. Le duo liégeois (Julie Odeurs et Pierre Lechien) est cependant plus proche de la pop soyeuse de Fujiya & Miyagi que des délires kilométriques de Can donc.
Ah oui, il y a du chant, et les morceaux ne sont jamais longs. Ces voix aèrent considérablement les morceaux, tout en permettant une diffusion que les morceaux instrumentaux ne garantissent pas. Mais leur point fort n’est pas là , loin s’en faut, quitte même à être occasionnellement un peu encombrant (Aventura, Vertige). Mais il peut aussi être très bien intégré et un peu en retrait dans le mix. Sur Contre-la-Montre par exemple qui est un des morceaux les plus pêchus du lot.
Les plaisirs sont donc musicaux. Et ils sont nombreux. Il faut une densité, une impression de cocon sonore et on a exactement ça sur La Source. On adore aussi le joli gimmick d’orgue sur Brise, Brume et une batterie qui reste remarquablement légère et fouillée. La basse-batterie, c’est la base bien évidemment et d’un bout à l’autre de l’album cette base est solide. Sur Bonhomme de Neige, une petite guitare appuie le chant et puis hop ils appuient sur l’overdrive et envoient le morceau dans une autre dimension.
Un cran au-dessus de l’EP qui leur servait de note d’intention, ce premier album de Chaton Laveur convertit l’essai. Avec un nom qui interloque et une musique qui séduit.
L’indie est une organisation souvent en marge, une éthique mais aussi une esthétique. Laquelle a sensiblement évolué pour ne plus être distinguable du mainstream. Mais ça n’a pas été toujours le cas et certains vétérans viennent nous le rappeler.
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Brèche de Roland, ce nom étrange a résonné longtemps, malgré le temps qui passe et les centaines d’albums écoutés. C’est dire que cet EP avait marqué. Coraline Gaye revient sous son nom propre pour un premier album qui entérine définitivement un grand talent.
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On a tout d’abord pensé que The Golden Son était un projet parallèle et plus expérimental de Laurent Leemans, qu’on a mieux connu en tant que The Imaginary Suitcase (et La Vierge Du Chancelier Rolin mais ça remonte plus loin). Maintenant que TIS est un trio avec d’autres visées, The Golden Son devient l’exutoire solo. Mais comme pour mieux brouiller les pistes, voici un album entièrement (…)
Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)
The Golden Son, c’est l’autre projet de Laurent Leemans quand il n’officie pas en tant que The Imaginary Suitcase. Un album sorti l’an passé avait singulièrement étendu ce qu’on connaissait de lui. Maintenant que le périmètre de son groupe de base s’est élargi comme on l’a relaté ici, il revient sous un nom qui fleure bon l’expérimentation et la liberté artistique. La discrète sortie est un (…)