mercredi 4 mars 2026

Il est étonnant qu’un style de musique à la fois ancien et de niche comme le krautrock a une vivacité et une variété bien actuelles. Une des incarnations les plus intéressantes était le projet d’Antoine Messager Pasqualini qui de trio redevient solo pour cet album.
On entend certes des voix sur plusieurs morceaux mais le traitement est fondamentalement différent de ce qu’on entendra bientôt chez Chaton Laveur, autre avatar de ce style mais d’un abord plus pop.
Si on ne retrouve plus aussi souvent la pulsation furieuse ou la noirceur qui faisaient le sel de Rin, il y a encore du spectacle sur des morceaux comme Seek You qui propose une étonnante combinaison de légèreté et de lourdeur. Le ton peut se faire aussi plus psychédélique sur Down In, avec le renfort de distorsion, de cuivres et d’une grosse basse distordue. C’est tendu et dense en tous cas.
On a toujours un grand plaisir à retrouver des morceaux plus véloces comme Running Fast qui dégagent alors une belle euphorie. A l’opposé, pour maintenir un équilibre délicat, on peut retrouver quelques respirations, enfin, si tant est qu’on puisse reprendre vraiment sa respiration. Et quand une plage comme Threat on Me semble plus désolée, elle s’énerve un peu pour fournir des plaisirs musicaux confinant au post-rock. Et d’une manière générale, on oscille entre des moments plus lumineux (la ritournelle de Virgox) ou plus hiératiques (La Foi Gelée). Bref, Monolithe Noir garde son potentiel de fascination.
Anthony Laguerre est un personnage récurrent de ce site, il est intervenu dans presque toutes les saisons. Si on avoue avoir passé un peu l’épisode IKI en accéléré, on l’a apprécié autant chez Filiamotsa que L&S, chez Piles comme Club Cactus, tout seul ou avec Jérôme Noetinger. Ici, il est ici flanqué des deux violonistes Bastien Pelenc et Mathieu Werchowski pour un résultat décoiffant qui (…)
Il était temps que je vous parle de U2. Ah non, ce n’est pas ça... Parce que si oralement on pourrait confondre le nom du projet du jour avec les célèbres Irlandais, ce que vous entendrez ici est radicalement différent. Il y a tout juste un an, on découvrait avec un plaisir certain les Canadiens de You Doo Right. Leur rock instrumental était fort, puissant, poussé par une rythmique assez (…)
Les gens qui mettent en musique les films qu’ils ont dans la tête ne sont pas rares. A une liste qui contient déjà des noms comme Ô Lake ou Abraham Fogg, il conviendra d’ajouter ce multi-instrumentiste. Mais il se distingue aussi de ses correligionaires par l’emploi presque exclusif de sons organiques. Le résultat est donc exempt de beats (mais pas de rythme comme on le verra).
L’effet le (…)
On ne va pas tourner autour du pot, si vous tenez à apposer une étiquette sur votre flacon d’Endless Dive, celle de post-rock adhèrera. Mais on est clairement à la limite du genre, avec une vraie personnalité qui dévie souvent vers le folktronica. Il faut dire que le ton très fortement mélancolique est encore augmenté par des incrustations de sons et dialogues fixés sur VHS ou cassette, voire (…)