vendredi 3 avril 2026, par

L’indie est une organisation souvent en marge, une éthique mais aussi une esthétique. Laquelle a sensiblement évolué pour ne plus être distinguable du mainstream. Mais ça n’a pas été toujours le cas et certains vétérans viennent nous le rappeler.
Le dernier album en date des Allemands de The Notwist avait plu faute de laisser un souvenir tenace. Gageons que les choses seront différentes ici parce que le plaisir est nettement plus grand. Ils installent déjà une impeccable mélancolie sur Teeth et cette engageante entrée en matière leur autorise le changement de braquet de X-Ray.
On retrouvera ces guitares plus dures au détour de The Turning qui commence plus gentiment, avec un sens de la musicalité douce assez irrésistible. Il y a plein de façons de mêler des guitares puissantes et des mélodies plus limpides voire faciles, du punk californien à la dream-pop. Mais cette association-ci est sans doute une de nos préférées.
Cet album n’’est donc que rarement juste ‘joli’, même si une vraie intimité se dégage de Red Sun. Et puis ils peuvent aussi utiliser un songwriting plus traditionnel sur Projectors qui semble jeter des ponts jusqu’au Portland de The Decemberists. Sans doute parce qu’il évoque une époque révolue riche en émotions musicales. Aussi parce qu’il est rempli jusqu’à la gueule de morceaux d’une énergie mélancolique absolument irrésistible, cet album de The Notwist est celui qu’on ignorait souhaiter.
Etrange que les sorties d’un groupe qui nous est si cher échappent parfois à notre vigilance. Il faut dire que si leur style est toujours reconnaissable, l’ambition de leurs albums est variable. Au très spectaculaire et généreux ...And Out of the Void Came Love avait en effet succédé le plus intime Asphodels qui avait aussi moins marqué. On comprend très vite qu’on va rester proches de ce (…)
On pensait avoir compris la trajectoire de Get Well Soon, qui semblait évoluer vers une pop deplus en plus orchestrée.Mais le propre des artistes est de ne pas s’occuper de progression linéaire mais de suivre leurs inspirations et leurs envies. Et les envies actuelles de Konstantin Gropper semblent avoir six cordes.
En effet, à l’instar de Songs Against The Glaciation et de la tournée qui a (…)
Le premier album de Mathis Agenkin est une belle illustration de ses racines françaises et turques, de sa solide formation de pianiste et d’envies éclectiques. C’est comme ça qu’une des tendances de ce Passage des Fleurs est le piano solo.
Solo mais pas dépouillé, avec quelques nappes pour encore en déployer la délicatesse. Et il est bien joli ce Where The Birds Are. Ce piano sert aussi de (…)
On le signale trop peu, mais certains labels sont des sources de bonheurs auditifs assez manifestes. Sinnbus par exemple nous a présenté Eilis Frawley, Dekker, Einar Stray, Close Talker, Mildfire, Painting, Rue Royale, The/Das ou Yeah But No. Une belle collection que ne dépare évidemment pas Odd Beholder tant Daniela Weinmann continue à nous enchanter.
Après avoir revisité sa jeunesse suisse (…)