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Olivier Savaresse – Calamity Jane

vendredi 10 avril 2026, par marc


Ce n’est pas parce qu’on a déjà beaucoup fréquenté un artiste qu’on ne peut plus être dérouté. Après quatre albums (beaucoup) écoutés, cette nouvelle proposition d’Olivier Savaresse a demandé un peu de temps pour nous devenir pleinement familière.

C’est le chant qui déconcerte le plus, même si on est déjà bien familiers de son œuvre. Les textes sont ciselés mais plutôt descriptifs et ils suivent les mélodies. Encore plus étonnant quand il y a du ‘vrai’ chant sur Il Fait Bien Trop Froid. C’est une convention donc mais on ne cache pas qu’il a fallu quelques écoutes pour que ça devienne naturel, sensation qui ne s’est plus jamais démentie par la suite.

Les textes restent donc importants, et il y a encore un ton différent de celui des autres albums. Il se fait plus contemplatif, plus réflexif, s’attardant sur des sensations. Avec des envies d’échappatoires. Après les voyages imaginaires ou réels de l’Oiseau bleu, il convoque encore souvent les grands espaces, lesquels peuvent se trouver dans un jardin.

Mais il y a surtout beaucoup de musique sur cet album. Et par rapport à ce qu’on connaissait de lui, elle est résolument tournée vers un folk-blues d’excellent aloi. Ce n’est pourtant pas à proprement parler un album de guitare, même si elle mène souvent les débats. Et le fond et la forme fusionnent avec une belle santé sur son huitième album. On ne pourra jamais reprocher à Olivier Savaresse le moindre immobilisme ou la moindre répétition. Tout en maintenant sa singularité, il a encore une fois emporté le morceau et récompensera tous ceux qui se laisseront porter.

    Article Ecrit par marc

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