mardi 26 mai 2026, par

Mine de rien, album après album, Metric est devenu un point de repère de notre discothèque. Si le premier album avait plu, il se situait dans une queue de comète electroclash et rock. Avec un regard narquois qui faisait mouche mais n’aurait pas suffi à passer à la postérité. Il a fallu quelques belles réussites plus tard, définitivement entérinées par le double Fromentera I et II. C’est en soignant l’écriture qu’ils avaient réussi ce basculement. De plus, la personnalité attachante et vive d’Emily Haines (patente dans leurs newsletters) a renforcé notre attachement.
Allaient-ils confirmer l’allant de leurs deux dernières publications donc ? Pas entièrement comme on va le voir. On a toujours pris le pli de ne pas trop tirer de conclusions sur base des premiers singles. Victim of Luck est un morceau solide mais sans doute dans une lignée de morceaux moins subtils. La subtilité n’est pas indispensable non plus, le terrifiant et hors-normes Doomscroller n’est pas exactement subtil, et c’est pour ça qu’il était marquant.
Mais en sus de cette solidité, il y a ces mélodies qui frappent juste comme Time is a Bomb, c’est en mâtinant leur énergie d’une teinte tristoune qu’ils sont les plus efficaces. Aussi parce qu’ils arrivent à distiller des morceaux à haute intensité comme Crush Forever. Et même quand un Tremolo commence sur un mode plus lent, il se conforme au style des autres morceau. Et si Wild Rut moins marquant peut-être mais passant haut la main le contrôle qualité interne. Il n’est pas interdit de penser que faire passer tous les morceaux en force est une forme d’aveu...
Si le versant plus carré de la formation de Toronto est votre truc, voici qui devrait vous mettre en joie. Il n’y a pratiquement aucune scorie sur ce dixième album mais on ne retrouve qu’une de leurs nombreuses facettes.
Il est est des groupes qui sont leur propre style, et dont la géométrie variable et les contours flous ont toujours su garder une forme reconnaissable de loi. Neuf ans après Hug of Thunder, on est surpris de les retrouver il faut bien le dire. Notamment parce qu’ils sont aussi les témoins d’une époque et d’une façon bien spécifique d’interpréter l’esthétique indé. Une vision d’ailleurs bien (…)
Avec un habitué de nos colonnes comme Spencer Krug, il faut tout de même brièvement planter le décor. Parce que vous n’avez pas forcément déjà rencontré Wolf Parade, Sunset Rubdown, Swan Lake ou Moonface. Sachez que ce très prolifique Canadien se produit maintenant sous son nom seul et de temps en temps, met en forme définitive les morceaux qu’il égrène à ses contributeurs Patreon.
Ce qui (…)
The Besnard Lakes s’étaient rappelés à notre bon souvenir récemment avec un live qui arrivait bien à capter leur singularité. Sortir un concert n’était donc pas une marque de manque d’inspiration car voici quelques semaines plus tard du nouveau matériel tout neuf. Enfin, si les compositions sont nouvelles, il n’y a pas de révolution à prévoir en leur chef. Tant mieux, sans doute...
Et cet (…)
Quelques semaines après la sortie de cet album, vous en connaissez sans doute la genèse mais pour la traçabilité, rappelons qu’un soir de 2023, en concert à Atlanta, la voix de Patrick Watson l’a complétement là¢ché. Et pas qu’un peu, il s’est retrouvé muet du jour au lendemain avec peu d’espoir de guérison. L’idée d’un album chanté par des artistes féminines a alors germé et une fois sa voix (…)