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Fink - The City is Coming To Erase It All

vendredi 26 juin 2026, par marc


Avec un parcours atypique de l’électronique vers une relecture très particulière du folk et une personnalité indéniable, la personnalité de Fink est toujours aussi reconnaissable. Et ces énièmes retrouvailles se sont encore une fois révélées bien gratifiantes.

Une fois atteinte la balise du blues acoustique le plus dépouillé de Fink’s Sunday Night Blues Club, Vol. 1, il était revenu à des choses plus amples avec Beauty In Your Wake et il semble ici repartir vers d’autres horizons. Wishing for Blue Skies montre un espace sonore plus étendu qu’à son habitude, celui d’une luxuriance que ne renierait pas un Jonathan Wilson. Mais ce n’est qu’une échappée, il revient vite aux fondamentaux dès Does the Shade Choose Who To Comfort sur lequel on retrouve ce sens aigu du gimmick de guitare acoustique lancinant et un chant habité mais à la ligne mélodique complexe. Les harmonies vocales et le violon sont en l’espèce bien inspirés d’ailleurs. Un grand morceau discret donc.

Two Magpies est dans la même veine, toujours délicate, personnelle et diablement efficace. Le long chorus de Memorise Your Senses ou Keeping You Awake sont de nouvelles preuves qu’il n’a pas besoin de grand’chose pour habiter l’espace sonore et être fort intense. Avec un qui sous-tend I Buried All the Answers par exemple. Le chant est parfois réduit à une mélopée, voire carrément absent dans le cas de Spirit of Place.

Mais si le style est ramassé, les morceaux s’étendent souvent. Le charme fou de Fink est toujours là, à vous de le découvrir ou de vous en repayer une tranche bien méritée.

    Article Ecrit par marc

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