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Deerhunter, Recyclart, 30/10/2007

jeudi 1er novembre 2007, par Marc

Nosferatu avec nous


Il flottait comme un air de déjà vu ce mardi. C’est qu’aller un jour de semaine voir un groupe américain accompagné de mon vieil appareil photo me rappelait bien des expériences seattleites. Mais assez de nostalgie, on n’était pas là pour se lamenter mais tenter de voir sur scène une de mes découvertes de l’année. A voir le nombre de personnes ayant sciemment sacrifié leur Septième Ciel Belgique pour l’occasion, je n’étais pas le seul.

Première surprise, les Anversois de White Circle Crime Club assurent plutôt bien. Amis de la subtilité et des demi-teintes, passez votre chemin. En effet, c’est plus par leur force de frappe qu’ils séduisent, se posant comme chaînon manquant entre, disons, Clinic et Liars.

Arrive alors Deerhunter. Anticipant Halloween d’une petite journée, Bradford Cox a un physique décharné qui évoque Nosferatu. C’est aussi un des éléments du charisme de ce groupe. En grand écart entre dream-pop froide et des influences directes de Joy Division période Closer, on n’est de toute façon pas là pour rigoler. Le gros point faible, disons-le tout de suite est le son. Pas tellement sa qualité, plutôt son volume exagéré. Quel intérêt de mettre les tympans en danger ? Ceci dit, le quintette d’Atlanta est visiblement très rôdé et l’album Cryptograms est suffisamment chargé en bons moments pour que la sauce prenne. Le parti-pris bruitiste déforce un peu les longs moments hypnotiques comme Octet mais les autres du calibre de Spring Hall Convert ou Cryptgrams passent très bien la rampe. Donc au début d’une semaine très riche (on en reparle), Deerhunter constitue une bonne entrée en matière, mais faute d’une sono raisonnable, je reste plus client de l’excellent album.

Article Ecrit par Marc

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