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Elf Power - In A Cave

mercredi 9 avril 2008

Bis repetita placent pas toujours


Jusqu’à maintenant, Elf Power pour moi c’était un et un seul morceau, découvert via le podcast de KEXP. Un très bon morceau d’ailleurs, catchy à souhait et appelé An Old Familiar Scene. Je ne m’étais pas aventuré à l’époque à écouter le reste de l’album mais j’ai passé le cap avec cette dernière livraison. Il parait que leur à¢ge d’or est passé depuis longtemps. Faute donc d’avoir pu vérifier sur pièce, je ne vais pas accréditer cette assertion.

Finalement, contre toute attente, c’est du côté des Belle And Sebastian guillerets (oui ça existe) ou d’Essex Green qu’il faut situer ce groupe. Il y a une vraie qualité dans ce son, dans cette superposition subtile des couches de guitare, les intrusions de clavier, la mise en place de haut niveau. Il est révélateur de distinguer les grattements en tous genres qui émaillent un morceau comme A Tired Army. Pas vraiment d’artifice de production ici, juste un goà »t de la belle ouvrage artisanale.

On constate malheureusement une trop grande ressemblance entre les morceaux. Ce qui peut être positif s’ils correspondent à votre état d’esprit mais manque de la fraicheur et de la force, disons, d’un Vampire Weekend. Il n’y a pas non plus la consistance et la variété d’un The Coral par exemple. Prises individuellement, toutes peuvent faire leur petit effet mais on a un peu l’impression qu’Elf Power fait une jolie chanson et la décline dans de petites variations. D’ailleurs, quand ils s’égarent dans le bizarre ce n’est pas fascinant (Windows To Mars).

Il faut à ces chansons un petit supplément de mélodie pour pleinement profiter de leur côté euphorisant. Vous savez déjà qu’un peu de mélancolie peut avoir un effet bénéfique. Tout ça pour dire que The Spiral Stairs, très proche des autres morceaux dans ses intentions et ses effets, est bien supérieur grà¢ce à une ligne mieux définie et un petit supplément d’à¢me. The Demon’s Daughter est aussi là pour prouver qu’ils peuvent s’en sortir sans trop augmenter le tempo, qui est la tactique la plus courante pour injecter de l’intérêt.

Il n’y a pas une oreille bienveillante pour leur dire que décliner à l’envi une même idée, une même structure n’a jamais produit de grand album ? Si vous sortez une chanson ou l’autre de son contexte, la qualité sera là , mais elle donnera une image trompeuse du plaisir possible à l’écoute de dix de ses clones. Si la gentillesse à aussi haute dose n’est pas rédhibitoire pour vous pouvez y aller sans crainte. Personnellement, autant de bonne humeur me laisse perplexe.


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