Accueil > Critiques > 2008

Marc Romboy - Contrast

samedi 21 juin 2008, par Seb


Arrive l’été et son lot d’albums pour les festivals, on retrouve donc Marc Romboy avec son 2ème album sur son propre label Systematic Records. Au menu l’allemand nous réserve beaucoup de collaborations vocales telles que Chelonis R Jones, Blake Baxter et Mr.K-Alexi. Alors autant être franc dès le début, j’ai toujours trouvé l’ajout de vocaux à la musique électronique discutable. Certains s’en sortent avec brio comme The Knife mais ici on assiste plutôt à un mélange de techno et de voix phrasées tendance soul, d’où peut-être le titre de l’album Contrast.

La plage d’entrée The Beat rappelle un certain Red 2 de Dave Clark avec la sagesse des années en plus. Les voix viennent remplir un espace mélodique quelque peu tiré en longueur. On note quelques réussites lorsque les voix subissent des effets mais des phrasés du type : « All day, all night, to the beat… » font un peu pitié et font plutôt tourner la sauce.
La suite, Fly Away, ressemble aux morceaux que l’ont trouvait sur les premières compilations de la Rocca. Petite mélodique catchy un peu trop simpliste qui s’éternise et lasse avant la fin.
Avis aux nostalgiques… pour les autres vous savez ce qu’il vous reste à faire.

L’album est en effet composé de 10 morceaux en version long play (comptez 7 bonnes minutes en moyenne à un volume raisonnable) et qui paraissent tirer sur la longueur. Et oui, tout le monde ne peut pas se permettre comme Trentemoller de tenir en haleine un public avec un seul track pendant 8 minutes.
Deux tracks sortent néanmoins, leur épingle du jeu, Karambolage et Sonora qui renouent avec les progressions harmoniques lentes et ravageuses, sans voix svp, telles qu’on pouvait l’entendre lors de ses heureuses collaboration avec Stephan Bodzin (Ecoutez Callisto, Atlas ou Ariel pour vous en convaincre). Evidemment pas question de faire une copie de ces duos dans un album solo mais cet exercice est à double tranchant et fait donc ressortir les points forts comme les faiblesses.

Elif vient clore la marche de manière ambient, teinté d’un saxo du plus bel effet et nous réconcilie un peu avec Marc mais le bilan reste néanmoins mitigé. Bref à découvrir si vous êtes vraiment fan du genre.

Une initiation rapide est possible sur son myspace avec un megamix de l’albumici.

    Article Ecrit par Seb

Répondre à cet article

  • Sparkling – We

    On vous avait déjà parlé de l’éclectisme des Allemands Sparkling et si cette caractéristique se retrouve toujours, ils ont sensiblement déplacé le curseur. Exit la composante post-punk ou les allusions à Wire, le virage est plus pop. Et réussi comme on va le décrire.
    D’emblée, We sonne presque comme du Sparks. Et cette veine se retrouvera au détour des plus rentre-dedans et électriques (…)

  • Kety Fusco - Bohème

    L’efficience est la capacité à obtenir un résultat optimal avec le moins de ressources possible. Si ce n’est pas un concept fort usité en musique, parce qu’il n’y est pas très pertinent, on peut déjà dire que Kety Frusco n’est pas une artiste efficiente. Sans que ça n’en diminue les mérites.
    Aussi étrange que ça puisse paraître, ce n’est pas du tout la première fois qu’on vous parle de (…)

  • Glass Museum - 4n4log City

    Voici donc le second troisième album du groupe de Tournai, faisant toujours la part belle au piano et à la batterie. Le concept étant maintenant connu, il était temps pour eux d’élargir leur horizon. Antoine Flipo et Martin Grégoire ont en effet recruté un troisième membre en la personne du bassiste Issam Labbene tout d’abord. Il fait par exemple un excellent boulot en habillant Gate 1 mais sa (…)

  • Camilla Sparksss - ICU RUN

    Barbara Lenhoff l’avait bien dit à la sortie de son album plus apaisé Lullabies, ce n’était qu’une digression. Et pour brillante qu’elle était, il faut admettre qu’elle était moins percutante que le formidable Brutal. On est donc plus que satisfaits d’un retour vers cette veine puissante qui prend un peu le temps de placer les choses avec les sons fondus d’Holy Shit.
    Elle a donc besoin d’un (…)