jeudi 10 août 2006, par

L’Angleterre essaie parfois de nous convaincre que nous sommes dans un monde qui n’a pas changé : L’Europe n’existe pas et les arrangements surannés font la loi. On n’en tiendra pour une fois pas trop rigueur aux sujets de sa gracieuse majesté si les références au passé sont celles de Divine Comedy.
Revenu au premier plan après des albums plus ’ambiance d’ascenseur’ (A short album about love et Casanova), le souffle entrevu sur Promenade semble être revenu à Neil Hannon, comme le confirmait par exemple sa convaincante prestation auprès de Yann Tiersen.
Sur les trois premiers titres, essaie d’être Phil Spector à la place de Phil Spector. Puis les déboires du voyageur d’affaires Billy Budd (notamment aux prises avec on ne sait quel jeu à boire belge) emportent notre adhésion. Sans être à la hauteur de Promenade, qui par sa toute relative sobriété plane au-dessus de la discographie de Divine Comedy, on retrouve les arrangements fouillés qui inspirent tant de monde (Vincent Delerm en tête), cette ambiance baroque et la voix inimitable de Neil Hannon..
Entre deux lampées de The Streets, il reste un petit dessert un peu lourd mais délectable. Divine comedy revient à l’avant-plan et ne comptez pas sur nous pour s’en plaindre. Même si la sauce ne prend finalement parfaitement que sur un très enlevé Our mutual friend. Welcome home Billy Budd ! (M.)
Découverts la même faste année 1994, Pulp et The Divine Comedy constituent toujours des repères 31 ans (ouch...) après. Le hasard veut qu’ils nous reviennent tous deux en 2025, dans une bonne forme qui semble imperméable au passage du temps.
Le côté résolument hors du temps, hors de ce temps plutôt, facilite sans doute la prise d’âge de la musique de Neil Hannon. Le talent faisant le reste. (…)
Non, je n’aurais jamais pensé critiquer l’actualité d’un groupe comme Pulp (on en avait parlé ici pourtant). On craint d’ailleurs souvent ces retours venus de nulle part tant la fibre nostalgique permet de plans marketing. Personne ne pense une seconde qu’Oasis se reforme sur des bases artistiques et pour proposer du matériau neuf et excitant.
C’est dans ce contexte un peu suspicieux que (…)
Dansante et hédoniste, la musique de Snapped Ankles se veut une distraction volontaire, un mécanisme de survie assumée plutôt qu’un aveuglement négation. Et c’est vraiment vital ici et maintenant. La danse comme manière de rassembler et d’évacuer. Pourquoi pas, surtout que ça n’inhibe pas l’action par ailleurs.
Surtout que sur le cinquième album de la formation londonienne n’est pas (…)
En matière de critique, tout est question de perception. Certes, on tente de définir le contexte, de placer une œuvre dans une époque au moment où elle se déroule (oui, c’est compliqué) mais souvent, on essaie en vain de définir nos affinités électives. Et puis si on n’arrive pas à expliquer, rien ne nous empêche de partager. Ainsi, on a adoré tout de suite ce que faisait Squid. En alliant (…)