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	<title>Esprits Critiques</title>
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		<title>Esprits Critiques</title>
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		<title>The Velvet Underground and Nico(1967)</title>
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&lt;p&gt;Il est des choses qu'on ne devrait pas laisser faire. M&#234;me si c'&#233;tait pour une bonne cause, gosses ou autre, on ne devrait pas laisser chanter un morceau comme Perfect Day par de p&#224;&#162;les t&#224;&#162;cherons de la pop anglaise dont la moiti&#233; sont d&#233;j&#224; oubli&#233;s. Reprendre comme un inconsistant Band Aid un chef d'&#339;uvre m'a fait mal un mois durant. Mais c'est fini maintenant. Restons quand m&#234;me sur ce morceau. La fragilit&#233; &#224; ce niveau est rare, c'est pour &#231;a qu'elle est touchante. Une chanson appartient (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://mescritiques.be/IMG/logo/arton30.jpg?1155057942' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est des choses qu'on ne devrait pas laisser faire. M&#234;me si c'&#233;tait pour une bonne cause, gosses ou autre, on ne devrait pas laisser chanter un morceau comme &lt;i&gt;Perfect Day&lt;/i&gt; par de p&#224;&#162;les t&#224;&#162;cherons de la pop anglaise dont la moiti&#233; sont d&#233;j&#224; oubli&#233;s. Reprendre comme un inconsistant &lt;i&gt;Band Aid&lt;/i&gt; un chef d'&#339;uvre m'a fait mal un mois durant. Mais c'est fini maintenant. Restons quand m&#234;me sur ce morceau. La fragilit&#233; &#224; ce niveau est rare, c'est pour &#231;a qu'elle est touchante. Une chanson appartient souvent &#224; son auteur. C'est sp&#233;cialement vrai pour &lt;i&gt;Lou Reed&lt;/i&gt;. Il y a ce titre qui n'est m&#234;me plus un tube mais v&#233;ritablement un classique. La plupart des albums du monde se seraient content&#233;s d'un titre de cet acabit. Mais pour le m&#234;me prix, vous en avez un second ! Et non des moindres puisqu'il s'agit de rien de moins que &lt;i&gt;Walk on the wild side.&lt;/i&gt; M&#233;lop&#233;e chaloup&#233;e &#224; l'air de basse reconnaissable entre tous, vous l'avez compris, nous sommes au c&#339;ur de l'histoire. Aux manettes, celui qui est en 1974 &#224; l'apog&#233;e de sa carri&#232;re, &lt;a href='https://mescritiques.be/spip.php?article10' class=&#034;spip_in&#034;&gt;David Bowie&lt;/a&gt; soi-m&#234;me. Du rock d&#233;structur&#233;. On sait que c'en est mais on sait aussi que ce n'est pas que &#231;a. C'est de la po&#233;sie, c'est l&#233;ger comme une bulle d'air, c'est indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons en arri&#232;re, nous sommes en 1967. Un peintre pop art qui amen&#233; du nouveau, &lt;i&gt;Andy Warhol,&lt;/i&gt; d&#233;cide de produire un groupe qui laissera lui aussi une trace. Un chanteur-guitariste approximatif (&lt;i&gt;Lou Reed&lt;/i&gt;), un violoniste (&lt;i&gt;John Cale&lt;/i&gt;) et le tour est jou&#233;. Vous connaissez les guitaristes virtuoses, les tricoteurs, et bien imaginez-vous l'inverse et vous &#234;tes dans le bon. Car c'est de ce foutoir qu'est sorti la vague actuelle de bidouilleurs. M&#233;lodies simplissimes, solos ridicules (disons-le, &#233;coutez celui de &lt;i&gt;All tomorrow parties&lt;/i&gt;), et anglais germanique de la chanteuse de l'occasion &lt;i&gt;Nico&lt;/i&gt;, mannequin &#224; ses heures et auteur d'albums plus, disons, difficiles qui pr&#233;figurent ceux de &lt;i&gt;Dead can dance&lt;/i&gt;. Normalement, en toute bonne logique, &#231;a ne doit pas marcher. Et, de fait, commercialement, ce n'est pas la ru&#233;e. La l&#233;gende veut cependant que chaque acheteur ait fond&#233; son propre groupe. Il est vrai qu'on veut faire pareil. On n'y arrivera pas, c'est comme &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un de ces groupes qu'on aime sans vraiment pouvoir argumenter, un peu comme les &lt;i&gt;Sonic Youth&lt;/i&gt;. Moi aussi, j'aimerais &#234;tre fascinant avec deux accords (pas un de plus !) comme sur Hero&#224;&#175;n. Ultime bizarrerie dans une discoth&#232;que id&#233;ale, cette pochette l&#233;gendaire repr&#233;sentant une banane revisit&#233;e par &lt;i&gt;Warhol&lt;/i&gt;. On dit &#226;&#8364;&#732;la banane' comme on dit &#226;&#8364;&#732;la vache' pour l'album de &lt;i&gt;Pink Floyd&lt;/i&gt;. Ultime hommage. Mettez-vous &#231;a dans les oreilles, la musique de ces trente derni&#232;res ann&#233;es s'&#233;claire d'un coup d'un seul. (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>The Stooges : Fun House (1970)</title>
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&lt;p&gt;Un monument, un morceau de bois de la vraie croix. Un album qui a chang&#233; la musique. Aucun mouvement n'est bas&#233; sur rien mais je songe qu'il est difficile de trouver des ant&#233;c&#233;dents &#224; ces deux br&#224; &#187;lots. Peut-&#234;tre en regardant du c&#244;t&#233; des Kinks, de certains Stones, des premiers Jimi Hendrix. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1969, tout est pr&#234;t &#224; basculer, la contestation a gagn&#233; tous les milieux et la musique pop est pr&#234;te &#224; son tour. C'est le premier album d'un groupe de Detroit et de son chanteur pas encore star : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un monument, un morceau de bois de la vraie croix. Un album qui a chang&#233; la musique. Aucun mouvement n'est bas&#233; sur rien mais je songe qu'il est difficile de trouver des ant&#233;c&#233;dents &#224; ces deux br&#224; &#187;lots. Peut-&#234;tre en regardant du c&#244;t&#233; des &lt;i&gt;Kinks&lt;/i&gt;, de certains &lt;i&gt;Stones&lt;/i&gt;, des premiers &lt;i&gt;Jimi Hendrix&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1969, tout est pr&#234;t &#224; basculer, la contestation a gagn&#233; tous les milieux et la musique pop est pr&#234;te &#224; son tour. C'est le premier album d'un groupe de Detroit et de son chanteur pas encore star : &lt;i&gt;Iggy Pop&lt;/i&gt;. Coup d'essai, coup de ma&#238;tre, comme parfois. Il comprend un des morceaux les plus repris (apr&#232;s &lt;i&gt;Yesterday&lt;/i&gt;, certes...) : &lt;i&gt;I wanna be your dog&lt;/i&gt;, des incantations interminables (les neuf minutes de &lt;i&gt;We Will fall&lt;/i&gt;) et pose un jalon du &lt;i&gt;rock 'n roll&lt;/i&gt;. Mais selon moi, le second (celui dont on parle ici) est encore plus profond, plus personnel, a remarquablement vieilli. On sent un son de guitare d'&#233;poque, sans doute, mais en ces temps troubl&#233;s (les n&#244;tres) o&#249; la nostalgie tient parfois lieu de talent, &#231;a s'&#233;coute avec un plaisir non feint. Tous les titres ici prennent &#224; la gorge. D&lt;i&gt;own on the street&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Loose&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;TV eye&lt;/i&gt; (parano&#224;&#175;a d'&lt;i&gt;Iggy Pop&lt;/i&gt;), les trois premiers titres, sont d'une intensit&#233; encore jamais entendue. Tendus, hypnotiques (surtout le troisi&#232;me), ils crachent une rage qu'n n'avait pas encore eu l'id&#233;e d'exprimer &#233;lectriquement. La rythmique mart&#232;le, la guitare aiguis&#233;e vrille tout ce qui bouge. On a doit &#224; un ralentissement du tempo. Pas pour le slow de l'&#233;t&#233;. Il s'agit de &lt;i&gt;Dirt&lt;/i&gt;. La fureur est rentr&#233;e alors &#224; l'extr&#234;me et met 7 minutes &#224; sortir. Sept minutes de pur bonheur de nos oreilles. Bonheur un rien pervers parce qu'il se nourrit d'une immense torpeur, d'une basse r&#233;p&#233;titive. &lt;i&gt;Jim Morrisson&lt;/i&gt; avait popularis&#233; les incantations mais ici, on est loin de la pose, on est pris aux tripes. On peut aussi penser &#224; &lt;i&gt;Jimi Hendrix&lt;/i&gt; pour les solos d&#233;mentiels et non d&#233;coratifs, pour le napalm au bout des doigts. Les habitu&#233;s au bruit pur et dur vont &#234;tre interloqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas le temps de reprendre son souffle, voici que d&#233;boule &lt;i&gt;1970&lt;/i&gt; (pendant &#233;vident du &lt;i&gt;1969&lt;/i&gt; du premier album), la simplicit&#233; du riff et la voix d'&#233;corch&#233;. C'est &#231;a, ils veulent nous entra&#238;ner avec eux dans le gouffre. Le &lt;i&gt;No future&lt;/i&gt; des punks n'est pas loin (six ans de gestation pour donner un prolongement musical et politique &#224; ces pr&#233;curseurs) et le I fel allright prof&#233;r&#233; ici par le chanteur avant que n'arrive un saxophone maladif n'en semblent que plus sinistres. Il reste d'ailleurs en place, le temps de deux Jam du genre free-metal d&#233;jant&#233; et muscl&#233;. Une apoth&#233;ose pour cet album pas bien long. Je ne sais pas si j'ai bien exprim&#233; le caract&#232;re indispensable de cet oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une cl&#233;, un passage. Les trente derni&#232;res ann&#233;es de ce qui fait du bruit (de &lt;a href='https://mescritiques.be/spip.php?article26' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Joy Division&lt;/a&gt; au&lt;i&gt; Whites Stripes&lt;/i&gt; en passant par tout le punk et le grunge) prennent leur source &#224; D&#233;troit (tiens, comme la &lt;i&gt;House&lt;/i&gt;...) dans les deux albums des Stooges. Mais il faut rappeler aussi que cet album est un des meilleurs jamais enregistr&#233;s. Trente-trois ans plus tard, il garde intacte sa fascination, son effet de surprise aussi pour ceux qui ne connaissent pas. L'album essentiel. (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>The Smiths : The Queen Is Dead (1985)</title>
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&lt;p&gt;Le choix ne sera discut&#233; par personne de s&#233;rieux puisque cet album a &#233;t&#233; bombard&#233; album de la d&#233;cennie par &#226;&#8364;&#732;Les Inrockuptibles', ce qui a donn&#233; lieu &#224; un hommage o&#249; le meilleur (Placebo et Supergrass s'en sont tr&#232;s bien sortis) alterne avec le nettement plus lourdingue (un Divine comedy peu inspir&#233; parti pour l'eurovision). &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on fait se rencontrer un vocaliste hors pair et un guitariste novateur, la magie n'op&#232;re pas forc&#233;ment mais avec Morrissey et Johnny Marr l'alchimie a bel et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://mescritiques.be/IMG/logo/arton28.jpg?1155057941' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le choix ne sera discut&#233; par personne de s&#233;rieux puisque cet album a &#233;t&#233; bombard&#233; album de la d&#233;cennie par &#226;&#8364;&#732;&lt;i&gt;Les Inrockuptibles&lt;/i&gt;', ce qui a donn&#233; lieu &#224; un hommage o&#249; le meilleur (&lt;i&gt;Placebo&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Supergrass&lt;/i&gt; s'en sont tr&#232;s bien sortis) alterne avec le nettement plus lourdingue (un &lt;i&gt;Divine comedy&lt;/i&gt; peu inspir&#233; parti pour l'eurovision).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on fait se rencontrer un vocaliste hors pair et un guitariste novateur, la magie n'op&#232;re pas forc&#233;ment mais avec &lt;i&gt;Morrissey&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Johnny Marr&lt;/i&gt; l'alchimie a bel et bien eu lieu. Nous sommes en 1984 et leur premier album &#233;ponyme sonne le renouveau de ce qui sera (et est encore dans une certaine mesure - celui qui me parle de &lt;i&gt;Duran-Duran&lt;/i&gt; se prend deux claques) &lt;i&gt;LE&lt;/i&gt; son anglais des eighties. Originaires de &lt;i&gt;Manchester&lt;/i&gt;, comme &lt;a href='https://mescritiques.be/spip.php?article26' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Joy Division&lt;/a&gt; (signalons par ailleurs que ce joli nom d&#233;signait le quartier des bordels dans les camps de concentration), comme aussi tout le mouvement &lt;i&gt;&#226;&#8364;&#732;baggy'&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Happy Mondays&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Stone roses&lt;/i&gt; en t&#234;te qui vont s'engouffrer dans la br&#232;che des groupes dansants avec des guitares. Celle de &lt;i&gt;Marr&lt;/i&gt; a quelque chose de surnaturel et a&#233;rien. Servis par une section rythmique en b&#233;ton, nos deux amis s'en donnent &#224; c&#339;ur joie. Tranchant avec le jeu des guitar-heroes en vogue &#224; l'&#233;poque, les solos sont ici proscrits. Etes-vous toujours un &#234;tre humain si vous r&#233;sistez &#224; la bougeotte obligatoire que vous procurera &lt;i&gt;Bigmouth strikes again&lt;/i&gt; ? Un coup d'&#339;il aux paroles de ce monument vous convaincra de l'humour de &lt;i&gt;Morrissey&lt;/i&gt; : &#226;&#8364;&#732;&lt;i&gt;Sweetness, sweetness, I was only joking when I said I'd like to smash every tooth in your head&lt;/i&gt;&#226;&#8364;&#166;'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis viendront les albums de la confirmation et les innombrables collections de chutes qui constituent une bonne moiti&#233; de leur discographie. Mais que ce soit clair, il ne s'agit m&#234;me pas de sorties posthumes quelconques mais de morceaux ne faisant pas toujours l'objet d'un album.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;lange d'un certain pessimisme des paroles (&lt;i&gt;I know it's over&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Last night I dreamt that somebody loved me&lt;/i&gt;) tranche avec le rythme enlev&#233;. Pop oui, mais les esprits m&#234;me gav&#233;s de rock de bas &#233;tage y voient tout de m&#234;me un monument du spleen britton. Je veux seulement dire qu'on n'est pas ici chez les premiers &lt;a href='https://mescritiques.be/spip.php?article23' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Cure&lt;/a&gt; par exemple. Un morceau comme &lt;i&gt;Some girls are bigger than others&lt;/i&gt; ne peut pas &#234;tre fonci&#232;rement d&#233;primant sauf pour les filles concern&#233;es bien s&#224; &#187;r).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est deux ou trois groupes au sujet desquels je ne ferai jamais marche arri&#232;re et &lt;i&gt;The Smiths&lt;/i&gt; berce ma vie depuis plus de dix ans. Aucun autre band ne refera G&lt;i&gt;irlfriend in a coma&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Girl afraid&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Still ill&lt;/i&gt;. (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Mano Negra : Puta's Fever (1987)</title>
		<link>https://mescritiques.be/spip.php?article27</link>
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		<dc:date>2006-06-23T20:10:41Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;D'accord, il y a Manu Chao, chantre de la cr&#233;dibilit&#233; artistique de la mouvance alter-mondialiste et ayant parfaitement n&#233;goci&#233; le revival latino et tournant un brin en rond dans une auto-parodie et une auto-citation qui va finir par se voir. On n'&#233;crit pas les m&#234;mes paroles pour plusieurs chansons du m&#234;me album, et on ne reprend pas des paroles d'anciens albums de son ancien groupe quand on a vraiment quelque hose &#224; dire. Mais comment en vouloir &#224; Manu Chao malgr&#233; &#231;a ? Pas moyen, je vous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://mescritiques.be/IMG/logo/arton27.jpg?1155057941' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'accord, il y a &lt;i&gt;Manu Chao&lt;/i&gt;, chantre de la cr&#233;dibilit&#233; artistique de la mouvance alter-mondialiste et ayant parfaitement n&#233;goci&#233; le revival latino et tournant un brin en rond dans une auto-parodie et une auto-citation qui va finir par se voir. On n'&#233;crit pas les m&#234;mes paroles pour plusieurs chansons du m&#234;me album, et on ne reprend pas des paroles d'anciens albums de son ancien groupe quand on a vraiment quelque hose &#224; dire. Mais comment en vouloir &#224; Manu Chao malgr&#233; &#231;a ? Pas moyen, je vous l'accorde, aimable lecteur, fut&#233;e lectrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la &lt;i&gt;Mano negra,&lt;/i&gt; c'&#233;tait quelque chose d'autre, et cet album (prenez le best-of si vous avez peur de vous tromper) est de la dynamite. Non contents d'aligner les tubes les plus dansants (&lt;i&gt;Pas assez de toi&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;King kong five&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Mala vida&lt;/i&gt;), ils affichent en sus une belle assurance et une &#233;nergie qui s'exprime autant dans un anglais yaourt m&#233;ridional que dans un espagnol de cuisine. Il est &#233;difiant de voir comment une m&#234;me composition peut prendre des accents si diff&#233;rents selon le traitement inflig&#233;. &lt;i&gt;Love and hate&lt;/i&gt; est un morceau punk de pure &#233;nergie mais ils sont capables d'assurer &#224; plusieurs voix un &lt;i&gt;Salga la luna&lt;/i&gt; &#233;l&#233;giaque. La &lt;i&gt;Mano&lt;/i&gt; &#233;gaie nos soir&#233;es depuis un joli bout de temps, ils sont un peu nos grands fr&#232;res d&#233;conneurs et iconoclastes (&lt;i&gt;Casa Babylon&lt;/i&gt; en pleine guerre du Golfe).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transpiration comme un con, tout seul dans sa chambre ou musique parfaite l'&#233;t&#233;, quand les barbecues se font moites sous l'effet de la sangria. Essayez de trouver un style de musique non abord&#233; et non exploit&#233; par eux, pour voir. Je ne vous apprends sans doute rien, je veux juste vous rappeler apr&#232;s cette session que les beaux jours sont proches et que les amis de la &lt;i&gt;Mano&lt;/i&gt; seront fid&#232;les au rendez-vous. Je peux tr&#232;s bien me passer de toi. Tu parles... (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Joy Division : Unknown Pleasures (1979)</title>
		<link>https://mescritiques.be/spip.php?article26</link>
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		<dc:date>2006-06-23T20:05:56Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Si vous &#233;coutez pour commencer l'album &#233;ponyme de Warsaw, qu'allez-vous d&#233;couvrir ? Un rassemblement de fureur punk chant&#233; de fa&#231;on plus hant&#233;e qu'&#224; l'habitude, des extraits de Poe. Prenez maintenant Unknown pleasures de Joy Division. Qu'est-ce qui a chang&#233; ? M&#234;me line-up, certains titres sont familiers, m&#234;me pochette&#226;&#8364;&#166; Un coup pour rien alors ? Que nenni ! La fureur a fait place &#224; un certain recueillement, la voix de Ian Curtis a trouv&#233; son ton d&#233;finitif, son jeu de sc&#232;ne s'est fait plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://mescritiques.be/IMG/logo/arton26.jpg?1155057940' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='149' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si vous &#233;coutez pour commencer l'album &#233;ponyme de &lt;i&gt;Warsaw&lt;/i&gt;, qu'allez-vous d&#233;couvrir ? Un rassemblement de fureur punk chant&#233; de fa&#231;on plus hant&#233;e qu'&#224; l'habitude, des extraits de &lt;i&gt;Poe&lt;/i&gt;. Prenez maintenant &lt;i&gt;Unknown pleasures&lt;/i&gt; de&lt;i&gt; Joy Division&lt;/i&gt;. Qu'est-ce qui a chang&#233; ? M&#234;me line-up, certains titres sont familiers, m&#234;me pochette&#226;&#8364;&#166; Un coup pour rien alors ? Que nenni ! La fureur a fait place &#224; un certain recueillement, la voix de &lt;i&gt;Ian Curtis&lt;/i&gt; a trouv&#233; son ton d&#233;finitif, son jeu de sc&#232;ne s'est fait plus &#233;pileptique, &lt;i&gt;Peter Hook&lt;/i&gt; mart&#232;le sa basse, &lt;i&gt;Bertrand Summer&lt;/i&gt; joue(?) de la guitare. Notons aussi qu'apr&#232;s le suicide (ben oui&#226;&#8364;&#166;) de Ian Curtis, ce dernier fondera les pr&#233;curseurs de la pop-dance moderne avec &lt;i&gt;New Order&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons-en 1979. Mais qu'est-ce qui rend ce groupe l&#233;gendaire ? On l'a dit, le chant y a une grande part. L'&#233;nergie aussi, souvent absente de autres groupe dits gothiques (rien, mais alors rien &#224; voir avec le gothic metal), la volont&#233; des musiciens de faire plus de bruit que les &lt;i&gt;Stooges&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Led Zeppelin&lt;/i&gt; r&#233;unis, l'atmosph&#232;re &#233;touffante, palpable de l'album studio suivant, le g&#233;nial &lt;i&gt;Closer&lt;/i&gt;. Si on peut danser (et on l'a fait) sur L&lt;i&gt;ove will tear us apart&lt;/i&gt;, il ne faut pas oublier le d&#233;sabusement du propos. Avant de partir pour leur premi&#232;re tourn&#233;e aux Etats-Unis en 1980, on retrouve &lt;i&gt;Ian&lt;/i&gt; pendu dans sa cuisine. Un album posthume constitu&#233; de versions actualis&#233;es de &lt;i&gt;Warsaw&lt;/i&gt; et d'un (pas bien terrible) live de 1980 sortira encore, &lt;i&gt;Still&lt;/i&gt;. Il y a deux sortes de gens ; ceux qui ont &#233;t&#233; &#233;mus par &lt;i&gt;New dawn fade&lt;/i&gt;s et les autres avec qui je ne pourrais pas m'entendre. (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Echo And The Bunnymen : Ocean Rain (1984)</title>
		<link>https://mescritiques.be/spip.php?article25</link>
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		<dc:date>2006-06-23T20:02:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



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&lt;p&gt;Il est vrai que je ne peux cacher un certain penchant pour les hymnes de l'ant&#233;p&#233;nulti&#232;me d&#233;cennie mais je me dois de signaler que non seulement c'est un peu ma jeunesse qui remonte (bande d'ingrats) et que seuls les albums ayant fait leurs preuves ont droit de cit&#233; ici. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand un groupe commet une perle new-wave comme l'est l'unanimement acclam&#233; Heaven up here en 1981, on a raison de se m&#233;fier car rares sont les groupes qui ont r&#233;ussi &#224; confirmer. Donc, ne faisant rien comme tout le monde, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est vrai que je ne peux cacher un certain penchant pour les hymnes de l'ant&#233;p&#233;nulti&#232;me d&#233;cennie mais je me dois de signaler que non seulement c'est un peu ma jeunesse qui remonte (bande d'ingrats) et que seuls les albums ayant fait leurs preuves ont droit de cit&#233; ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un groupe commet une perle new-wave comme l'est l'unanimement acclam&#233; &lt;i&gt;Heaven up here&lt;/i&gt; en 1981, on a raison de se m&#233;fier car rares sont les groupes qui ont r&#233;ussi &#224; confirmer. Donc, ne faisant rien comme tout le monde, Ian Mac Cullogh et sa bande commettent leur chef-d'&#339;uvre en 1984 avec &lt;i&gt;Ocean rain.&lt;/i&gt; Tout est pareil mais tout a chang&#233;. Les guitares acides et les danses du pr&#233;c&#233;dent opus ont fait place &#224; un autre &#233;tat d'esprit que je ne saurais qualifier autrement que de gr&#224;&#162;ce. Seule l'intensit&#233; de &lt;i&gt;All my colors&lt;/i&gt; semble marquer le lien tant il est vrai que les &lt;i&gt;Nocturnal me&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;The Yo-Yo man&lt;/i&gt; ont peu d'&#233;quivalent dans la musique de ces derni&#232;res ann&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Car le c&#244;t&#233; miraculeux tient dans le fait que le charme op&#232;re imm&#233;diatement, que rien n'oblige &#224; &#233;couter des kilos de fois ce (court) album pour en puiser toute sa substance. Un des coups de force de ce groupe est &#233;galement d'avoir pu revenir en 1997 avec rien de moins qu'un des albums de l'ann&#233;e qui se nomme &lt;i&gt;Evergreen&lt;/i&gt; (ah ! &lt;i&gt;I want to be there when you come&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Just a touch away&lt;/i&gt;). Moins intense mais plus imm&#233;diat que ses glorieux pr&#233;d&#233;cesseurs, il se d&#233;fendit comme un brave sur la plaine de &lt;i&gt;Dour&lt;/i&gt; un beau soir d'il y a longtemps. (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bob Dylan : Blonde On Blonde (1966)</title>
		<link>https://mescritiques.be/spip.php?article24</link>
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		<dc:date>2006-06-23T19:55:51Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;P&#233;n&#233;trer la discographie d'une l&#233;gende vivante riche d'une cinquantaine de titres est intimidant. Quand arrive le jeune Robert Zimmerman en 1962, nul ne se doute de l'influence que ce timide gar&#231;on aura sur l'histoire de la musique. Apr&#232;s quelques impeccables albums acoustiques, il d&#233;cide, un jour, au festival folk de Newport d'&#233;lectrifier son r&#233;pertoire d&#233;j&#224; fameux. Le scandale est &#233;norme pour la cr&#233;ation de ce qui ne s'appelle pas encore le folk-rock. Si le premier essai de ce style sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;P&#233;n&#233;trer la discographie d'une l&#233;gende vivante riche d'une cinquantaine de titres est intimidant. Quand arrive le jeune &lt;i&gt;Robert Zimmerman&lt;/i&gt; en 1962, nul ne se doute de l'influence que ce timide gar&#231;on aura sur l'histoire de la musique. Apr&#232;s quelques impeccables albums acoustiques, il d&#233;cide, un jour, au festival folk de &lt;i&gt;Newport&lt;/i&gt; d'&#233;lectrifier son r&#233;pertoire d&#233;j&#224; fameux. Le scandale est &#233;norme pour la cr&#233;ation de ce qui ne s'appelle pas encore le folk-rock. Si le premier essai de ce style sur vinyle s'appelle &lt;i&gt;Highway 61 revisited&lt;/i&gt;, il sera confirm&#233; de fa&#231;on magistrale par Blonde on blonde, le premier double album studio de l'histoire du rock.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les titres qui le composent ne sont pas sortis en 45 tours, ce n'est pas l'optique de &lt;i&gt;Bob&lt;/i&gt;, mais ils sont devenus des classiques. Il suffit d'&#233;couter &lt;i&gt;I want you&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Stuck inside of a mobile&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Just like a woman&lt;/i&gt;, les 15( !) minutes de&lt;i&gt; Sad eyed lady of the lowlands&lt;/i&gt; pour se rendre compte de la facult&#233; qu'a le bonhomme &#224; graver pour toujours des m&#233;lodies dans nos m&#233;moires. Ici encore, malgr&#233; l'abondance, rien n'est gratuit ou superflu. Si ces versions originales sont moins &#233;nerv&#233;es que sur la tourn&#233;e &lt;i&gt;Before the Flood&lt;/i&gt; de 1973, o&#249; ils deviennent m&#233;connaissables tout en acqui&#233;rant une dimension nouvelle gr&#224;&#162;ce &#224; un groupe survolt&#233; (simplement nomm&#233; &lt;i&gt;The Band&lt;/i&gt;), elles ont le charme des grandes chaleurs du Sud des Etats-Unis. Quand on pense que le bonhomme est encore arriv&#233;, apr&#232;s une longue travers&#233;e du d&#233;sert, &#224; nous fournir un des meilleurs albums de 1998 ! (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The Cure : Pornography (1982)</title>
		<link>https://mescritiques.be/spip.php?article23</link>
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		<dc:date>2006-06-23T19:52:58Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Ceux qui ne connaissent du grand groupe anglais que les singles du style Boys don't cry, Friday I'm in love ou encore Just like heaven vont prendre une claque dans la gueule et pas une petite. Car si la bande de Robert Smith a commenc&#233; par de la new wave p&#233;tillante, une trilogie fameuse du d&#233;but des ann&#233;es 80 va les faire entrer pour toujours au panth&#233;on de la new-wave. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'accueil du premier, en 1980 appel&#233; Seventeen seconds sera froid (il contient d&#233;j&#224; un classique : A Forest), la suite (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ceux qui ne connaissent du grand groupe anglais que les singles du style &lt;i&gt;Boys don't cry&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Friday I'm in love&lt;/i&gt; ou encore &lt;i&gt;Just like heaven&lt;/i&gt; vont prendre une claque dans la gueule et pas une petite. Car si la bande de &lt;i&gt;Robert Smith&lt;/i&gt; a commenc&#233; par de la new wave p&#233;tillante, une trilogie fameuse du d&#233;but des ann&#233;es 80 va les faire entrer pour toujours au panth&#233;on de la new-wave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'accueil du premier, en 1980 &lt;i&gt;appel&#233; Seventeen seconds&lt;/i&gt; sera froid (il contient d&#233;j&#224; un classique : &lt;i&gt;A Forest&lt;/i&gt;), la suite sera plus brillante encore ; &#224; la moiteur de &lt;i&gt;Faith&lt;/i&gt; en effet va succ&#233;der la froideur glac&#233;e de &lt;i&gt;Pornography&lt;/i&gt;. Comment sortir d'une guitare le riff lancinant de &lt;i&gt;100 years&lt;/i&gt; ? Secret d'alchimiste, connu du seul trio de l'&#233;poque. Au ton geignard qui sera plus tard la marque de fabrique de &lt;i&gt;Robert Smith&lt;/i&gt; est ici oppos&#233; une retenue minimaliste d'une redoutable efficacit&#233;. Mais il n'existe &#224; ce degr&#233; d'intensit&#233; aucune alternative : ou on est conquis ou r&#233;tif &#224; vie. Car malgr&#233; le faible nombre d'instruments la richesse des &#233;motions n'est pas r&#233;ductible &#224; une &#233;coute distraite ; le son lui-m&#234;me est particulier, lisse et d&#233;pourvu des effets typiques de la d&#233;cennie. &lt;i&gt;Siamese twins&lt;/i&gt; et T&lt;i&gt;he Figurehead&lt;/i&gt; restent et resteront pour des g&#233;n&#233;rations enti&#232;res les synonymes du paroxysme de ce qui est exprimable &#233;motionnellement. Je suis de ceux-l&#224; . Evidemment, ils n'ont pas pu continuer &#224; creuser un sillon aussi profond. La suite de leur discographie est une tout autre histoire mais pour beaucoup tout a d&#233;j&#224; chang&#233;. (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lloyd Cole And The Commotions : Rattlesnakes (1984)</title>
		<link>https://mescritiques.be/spip.php?article22</link>
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		<dc:date>2006-06-23T19:49:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Oui, on peut tr&#232;s bien arriver avec un premier album enthousiasmant, faire l'unanimit&#233; puis dispara&#238;tre dans un semi anonymat. Ce fut le lot de Lloyd Cole et de ses Commotions pour cet opus. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1984, les Smiths et Lloyd Cole arrivent pour apporter un bouff&#233;e d'air frais &#224; une pop anglaise qui s'essoufflait sur les cendres de la new-wave. Cet album est donc des plus recommandables. Subtilement et magistralement arrang&#233;, il ne peut que plaire, a remarquablement vieilli et le son un rien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://mescritiques.be/IMG/logo/arton22.jpg?1155057938' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Oui, on peut tr&#232;s bien arriver avec un premier album enthousiasmant, faire l'unanimit&#233; puis dispara&#238;tre dans un semi anonymat. Ce fut le lot de &lt;i&gt;Lloyd Cole&lt;/i&gt; et de ses &lt;i&gt;Commotions&lt;/i&gt; pour cet opus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1984, les &lt;i&gt;Smiths&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Lloyd Cole&lt;/i&gt; arrivent pour apporter un bouff&#233;e d'air frais &#224; une pop anglaise qui s'essoufflait sur les cendres de la new-wave. Cet album est donc des plus recommandables. Subtilement et magistralement arrang&#233;, il ne peut que plaire, a remarquablement vieilli et le son un rien 'vintage' revient &#224; la mode. Un romantisme &#233;chevel&#233;, litt&#233;raire mais pas aust&#232;re pour un sou, des guitares l&#233;g&#232;res et brillantes, voil&#224; l'album pop d'une d&#233;cennie (je cherche un contre-exemple mais je n'en trouverai pas).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des titres comme &lt;i&gt;Forest fire&lt;/i&gt; savent manier habilement le funk blanc et un son de guitare pour le moins original. Quand on voit avec quelle facilit&#233; il &#233;vite les &#233;cueils de la mi&#232;vrerie et de la perfection froide, on comprend que tout le monde se soit emball&#233;, l'ait compar&#233; &#224; &lt;i&gt;Lou Reed&lt;/i&gt; par exemple. La suite de la carri&#232;re fut plus hasardeuse, juste pour nous prouver qu'un &#233;tat de gr&#224;&#162;ce ne dure pas n&#233;cessairement. Profitez de celui-l&#224; sans mod&#233;ration. (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Leonard Cohen : Songs Of Love And Hate (1972)</title>
		<link>https://mescritiques.be/spip.php?article21</link>
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		<dc:date>2006-06-23T18:51:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



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&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, c'est un chanteur plus ou moins connu qui profite de sa notori&#233;t&#233; pour imposer sa prose bavarde et plut&#244;t pelante (je pense aux &#233;crits dispensables de Jim Morrisson et Bob Dylan). Ici, c'est le contraire ; un &#233;crivain se met &#224; la chanson avec un bonheur certain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme souvent dans le cas de la musique folk, les premiers essais plus d&#233;pouill&#233;s sont plus r&#233;ussis. Troisi&#232;me album apr&#232;s notamment tr&#232;s abouti Songs from a room, il repr&#233;sente un peu tout ce que j'aime chez le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://mescritiques.be/spip.php?rubrique10" rel="directory"&gt;60-89&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://mescritiques.be/IMG/logo/arton21.jpg?1155057938' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, c'est un chanteur plus ou moins connu qui profite de sa notori&#233;t&#233; pour imposer sa prose bavarde et plut&#244;t pelante (je pense aux &#233;crits dispensables de &lt;i&gt;Jim Morrisson&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Bob Dylan&lt;/i&gt;). Ici, c'est le contraire ; un &#233;crivain se met &#224; la chanson avec un bonheur certain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme souvent dans le cas de la musique folk, les premiers essais plus d&#233;pouill&#233;s sont plus r&#233;ussis. Troisi&#232;me album apr&#232;s notamment tr&#232;s abouti &lt;i&gt;Songs from a room&lt;/i&gt;, il repr&#233;sente un peu tout ce que j'aime chez le Canadien. Contrairement &#224; ce que fais d'habitude, c'est en l'&#233;coutant que j'&#233;cris. La voix &#224; elle seule vaut le d&#233;placement. Chaude, d&#233;sabus&#233;e mais r&#233;confortante, rendue &#224; sa gr&#224;&#162;ce originelle par la technologie du CD (je poss&#232;de aussi le vinyle mais malgr&#233; mon attachement &#224; ce support, force est de constater que le temps a fait plus de tort que de bien &#224; mes disques noirs). Cette voix grave pourrait exprimer toute la douleur du monde mais elle ne le fait que tr&#232;s rarement. Les textes sont travaill&#233;s, cisel&#233;s dans les moindres d&#233;tails, c'est un chanteur &#224; &#233;couter. Mais si vous n'y comprenez pas grand-chose, l'effet sera exactement pareil. M&#234;me dans la plus noire des solitudes ou dans un moment de partage intense, il sera l&#224; et vous serez bien. Avalanche ouvre cet album. Pour les amateurs de curiosit&#233;s, sachez qu'il ouvre aussi &lt;i&gt;Your funeral, my trial&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;Nick Cave&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se rend alors compte qu'il sait aussi manier une guitare ; mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas un type seul dans son grenier avec un magn&#233;to, une touche subtile de violon ou de ch&#339;urs vient relever le propos. Et on se fait la r&#233;flexion que malgr&#233; des r&#233;ussites plus tardives (&lt;i&gt;Everybody knows&lt;/i&gt;, qui marque de sa pr&#233;sence des films aussi diff&#233;rents que &lt;i&gt;Pump up the volume&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Exotica&lt;/i&gt; de son compatriote &lt;i&gt;Atom Egoyan&lt;/i&gt;, Aaaah, la sc&#232;ne avec &lt;i&gt;Mia Kirshner&lt;/i&gt; en &#233;coli&#232;re&#226;&#8364;&#166; mais je m'&#233;gare&#226;&#8364;&#166;), c'est sur ce disque et nulle part ailleurs que l'alchimie est &#224; son comble. Partagez donc ce moment de gr&#224;&#162;ce. Ecoutez de ma part &lt;i&gt;Famous blue raincoat&lt;/i&gt;. Allez en paix. (M.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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