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The Antlers, Botanique, 22/11/2011

mercredi 23 novembre 2011, par Marc


La série de concerts rapprochés continue donc. L’étape du jour : The Antlers qui jouait dans une Orangerie sold-out. D’où provient cette popularité au nord du pays ? Je n’en sais trop rien je dois dire...

On n’a pas le temps de se poser trop longtemps la question vu que le quintette londonien Dry The River prend possession de la scène. Et le fait plutôt bien. Quelque part entre les harmonies vocales des Fleet Foxes et des passages instrumentaux au son dense, le moment est très plaisant. Il manque peut-être encore de la constance entre les hauts faits, mais on s’empresse de noter le nom pour plus tard, d’autant qu’ils suscitent d’emblée la sympathie.

Un nom qu’on a retenu depuis longtemps, c’est bien The Antlers. Depuis Hospice très exactement, quand cette splendeur en mi-tons s’était imposé. The Antlers, c’est un groupe étrange, à la musique à la fois familière et assez distante. Et les choses se présentent étrangement, avec des bidouillages électroniques qui prennent toute la place. C’est bien simple, on n’entend que ça, la batterie, et un magma peu distinct. Les choses se mettront progressivement en place, et c’est tant mieux, tant cette voix mérite le détour. Très haut perchée et sensible, c’est le point d’ancrage humain de cette musique, qui par ailleurs prend tout son sel dans des textures de guitares denses, une batterie qui peut évoquer Radiohead (la figure tutélaire inévitable, qui semble vaciller de son socle avec des groupes pareils) et le reste en claviers inspirés. Elles sont étranges ces balades au cordeau (magnifique Putting The Dog To Sleep), ces morceaux à la limite du dérapage (Every night My Teeth Are Falling Out), ces séances presque shoegaze. Et tout décolle, maitrisé de bout en bout comme ce Sylvia qui se permet de contourner ses propres poncifs (loud-quiet-loud) pour montrer la solidité de l’écriture.

On ne tentera pas la périlleuse liste des groupes qui définissent le son de notre époque. Ce mélange-ci devra en faire partie. Entre sensibilité écorchée et froideur sonore assumée, le quatuor de Brooklyn est un repère de 2011.

Article écrit par Marc

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