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Jean-Louis Murat, Nuits Botanique, 05/05/2013

lundi 6 mai 2013, par Marc

Le blues de l’Auvergnat


Même pour un festival qui se déroule dans des salles couvertes, la météo est un plus indéniable. Surtout quand on a le chouette site du Bota comme cadre.

On connaissait Jean-Louis Murat, il fait partie de ceux dont on aime avoir souvent des nouvelles. Par contre, nous n’avons pas été jusqu’à voir Marie-Pierre Arthur, qui ne nous avait pas complétement enchantés pendant les Francos de 2011. Si vous l’avez vue, vous pouvez nous dire ce que vous en avez pensé.

Jean-Louis Murat n’en fait qu’à sa tête et c’est aussi une des raisons de notre affection. Quelle sera la configuration, quelle sera son humeur ? Ce sont des questions qui se posent avant chaque concert. On est donc moyennement surpris de le voir arriver en costume-cravate. On l’est un peu plus de voir qu’ils ne sont que deux sur scène. Il suffit en effet d’un batteur et de sa guitare électrique pour occuper tout l’espace sonore. On ajoutera aussi trois draps blancs qui servent de support à des projections vidéo.

Murat a suffisamment de technique et de présence pour que l’installation ne soit pas trop minimaliste. Mais cette configuration a aussi quelques inconvénients, comme celui de rendre le concert un peu monotone. On assiste à une relecture d’une partie de ses deux derniers albums (on vous reparle de Toboggan très bientôt) d’un aspect très ’blues’, entrecoupée de nombreux inédits. La voix doit tenir tête à la guitare et efface la subtilité. C’est surtout flagrant quand il reprend seul Le Chat Noir et qu’elle reprend ses teintes graves et chaudes qu’on aime tant. Le batteur impeccable est évidemment hors de cause. Les fantaisies avec les effets sur la voix ne sont pas non plus ce qu’on préfère.

On ne va pas voir Murat pour une session best-of (quoiqu’avec son imposante discographie, ce serait formidable, Biolay l’a très bien fait récemment), mais il faut attendre les rappels et le très beau Ginette Ramade pour retrouver un morceau antérieur à Grand Lièvre. Il est comme ça, on ne le changera pas.

Après l’avoir vu très inspiré en trio par deux fois l’an passé, cette configuration-ci a lassé un peu, même s’il continue à assurer. Jean-Louis est un artiste libre, avec ce que ça implique de potentielle (petite) frustration pour le public.

Article écrit par Marc

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