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Bonobo - Days To Come

recup 09/2006

lundi 2 avril 2007

No stress with bonobo !


Por ma part, les réalisations de Simon Green aka Bonobo sont attendues avec impatience, effet sans doute dà » au côté prometeur et introspectif de sa musique et au voisinage musical d’Amon Tobin, tracteur populaire de Ninja Tune. Arrivé sur ce label suite à son excellent album Animal Magic (2001) sur Tru Thoughts, nous avons eu l’occasion de le retrouver en 2003 avec Dial M For Monkey.

De mémoire, j’éprouve quelques problèmes à distinguer les 2 précédents albums, j’ai une image émotionnelle d’Animal Magic dà » à un effet de découverte mais l’écoute de Dial M For Monkey ne m’a pas autant marqué... et c’est peut-être là le problème, Bonobo fait de la musique que l’on qualifie de chill-out, downtempo ou lounge avec une touche personnelle évidente mais sans renouvellement majeur. On retrouve sur ce Days to Come des morceaux qui libère les mêmes sentiments que sur les précédents albums [The Fever, Recurring]. Ce n’est cependant absolument pas un déplaisir...
Il faut également admettre qu’il y a quand même dans la ligne principale de l’album une légère émancipation. Les titres principaux Days to Come et Between The Lines sont plus aérés, utilisent moins les samples et laissent de la place à la voix très adaptée de la chanteuse bajka, vedette de cette album (4 morceaux).

Bonobo fait donc du bonobo comme prévu, en moins introspectif, en plus accessible. L’album, si on n’y prête pas attention, se fait vite "oublier" pour illustrer un fond sonore et pour égailler une journée comme le fait un petit rayon de soleil au travers d’un léger rideau. Inconsciemment même, on pourra se surprendre à remuer le bassin ou à siffloter... plutôt sympa.

Un cd pour chaque situation donc : celui-ci n’est pas du genre à vous speeder le matin mais peut vous mettre de bonne humeur sur la longueur et supporte facilement l’écoute en boucle. On y trouve des basses funkies, quelques habillages sonores à la Amon Tobin, des ambiances jazzies et cuivrées, des mélodies ’herbie hancock’ si je peux les appeler ainsi [transmission 94, On your mark].
Les cordes sur Nightlite peuvent faire penser à celle de Badalamenti dans la BO du film The Straight Story de Lynch, on a donc cette délicieuse vue courante des champs de blé illustrant le périple.
Le début de If you stayed over pourrait quant à lui illustrer un bon vieux film policier français, cependant la voix de Fink, collègue ninja, nous ramène tout autre part dans un univers plus détendu, notons la reprise purement instrumentale sur la fin de ce morceau avec toujours un excellent arrangement des divers instruments.

Côté solide, la pochette en carton (collector ?) est de très bonne facture. Replique des pochettes de ces bons vinyls, elle contient également un second cd "bonus" chargé d’instrumentaux. On ne peut pourtant pas dire qu’on est surchargé par les vocaux dans les versions principales et donc, ce bonus est, comme souvent, dispensable. J’aurais nettement préféré avoir des remix (ce qui aurait donné un peu de tranchant dans le style et dans l’ambiance) mais peut-être est-ce plus commercial de les garder pour la suite... En effet puisque le EP de Nightlife est sorti, avec un remix des excellents ZeroDB notamment.

Conclusion, Bonobo fait du Bonobo, c’est beau, ça s’écoute sans fin, un disque qui fera plaisir aux connaisseurs sans pour autant les ravir côté nouveauté. Je pense qu’on peut en attendre maintenant plus de son projet dancefloor appelé "Barakas"... on se dit à bientôt pour celui-là alors ?

http://www.myspace.com/sibonobo

http://www.myspace.com/sibarakas


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