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Okkervil River, Stuk, Leuven, 07/02/2008

vendredi 8 février 2008, par Marc

Tour de chauffe


Dans mes bonnes résolutions de l’année figure la promesse tacite que je me suis faite de vous relater tous les concerts auxquels j’assiste. Vu le paquet de tickets qui s’accumulent ce ne sera pas une mince affaire. On est stakhanoviste ou on ne l’est pas. La saison commence donc au Stuk de Leuven (www.Stuk.be) et c’est une bonne chose tant ce centre pluriculturel de cette belle ville a une programmation riche. Le Labozaal est en tout cas une salle à l’acoustique de haut niveau.

Il n’est pas dans mes habitudes de m’étaler sur la première partie si elle ne m’a passionné mais ici il y a des éléments qui me poussent à le faire. Le trio belge Sleeping Dog fait de jolies choses délicates. Les mélodies sont sans doute jolies, la voix jolie mais le tout est insipidement joli. On ne mettra ça même pas sur le compte du manque de talent, ce n’est pas le cas. Mais il y a des mauvais choix qui ont été faits. Le folk délicat doit quand même montrer un peu de présence. Une Basia Bulat, une Feist y vont à fond, sans retenue, et c’est ça qui touche. Ici, c’est une reprise de Sophia qui sera le révélateur. If Only est tiré d’un des albums acoustiques de Robyn Propper-Shepard et ne marche que par l’intensité de l’interprétation. Comme elle est un peu absente ici c’est moins bien. Si le talent était nul on serait juste allé boire un verre mais on sent qu’un manque d’attitude plombe des titres qui pourraient être un peu mieux défendus. On ne peut pas progresser si on a l’air de s’excuser de jouer, si le jeu de xylophone est proprement inaudible alors que tout le monde s’est tu. Vouloir épargner nos tympans est certes louable mais quand on entend claquer la porte du frigo du bar pendant un morceau on conclura au manque.

Mais on n’était pas là pour ça mais en l’occurrence pour enfin voir ce qu’on prend un plaisir de plus en plus grand à entendre. The Stage Names demandait en tous cas un prolongement scénique. Tout commence par un Death Of The President qui installe pas mal de choses, le chant de Will Sheff tout d’abord, qui commence seul, les cinq autres musiciens, puis un morceau en montagnes russes ? La suite fera évidement la part belles à quelques belles réussites du dernier album comme Unless it Kicks ou A hand To Take Hold Of The Scene sont taillées pour marcher et ça fonctionne. Plu nerveux que son groupe-frère Shearwater, Okkervil River a dix ans d’expérience et est sur scène très bien rodé, professionnel mais chaud. Ce sont les morceaux moins attendus en mon chef qui seront la bonne surprise de la seconde partie du concert. Après un Black Sheep Boy d’excellente tenue, on a droit à des moments où l’intensité monte encore d’un cran, juste avant les rappels.

Will Shef reviendra seul pour interpréter un Title Track à la guitare acoustique ui occasionnellement s’enrichit de fuzz. Moulé dans un t-shirt Jacques Brel (sisi), il attendra le renfort du groupe pour clôturer sur The Okkervil River Song. La soirée est finie, la saison 2008 commence par la confirmation en live que le songwriting quatre étoile d’Okkervil River mérite d’être vu.

Article écrit par Marc

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